Avec un taux de positivité supérieur à 10 % dans les écoles, il n'y a aucun doute que le virus y circule à nouveau. Ainsi Mercredi, 100 élèves d'un établissement en Flandre ont été testés positifs au Covid. Plusieurs classes ont aussi été fermées à Bruxelles, notamment dans une école de Woluwe-Saint-Pierre. Si le nombre de classes fermées semble se multiplier, il ne s'agirait pourtant, pour l'instant, que de situations locales.

Dans les chiffres, la situation semble en effet sous contrôle et ne fait que refléter la hausse générale due au relâchement des mesures. Selon Sciensano, en ce mois d'octobre, les enfants de moins de dix ans représenteraient 15% des tests positifs. Et si le nombre de cas positifs dans cette catégorie est en augmentation depuis une semaine, les chiffres restent proches de ceux du début de l'année scolaire et toujours bien en dessous de ceux de l'année dernière. Ainsi, durant la semaine du 4 au 10 octobre, 1 410 cas covid ont été recensés parmi les 903 806 élèves de l'enseignement fondamental et secondaire (O, 16%), et 350 clusters ont été signalés. À titre de comparaison, durant la semaine du 19 au 25 octobre 2020, c'était 5 271 cas (soit 0,58% des élèves) et 1 100 clusters. On notera qu'un cluster, soit 2 cas positifs au sein d'une classe, n'entraîne pas nécessairement la fermeture de celle-ci. Par ailleurs, si les chiffres de Sciensano montraient une baisse depuis quelques semaines dans les tranches d'âges de 0-9 et 10-19 ans, on constate une hausse significative entre la semaine du 4 au 10 octobre et la semaine du 11 au 17 octobre. Ils passent de 1934 à 3480 cas pour les 0 à 9 ans et de 2453 à 4069 car pour les 10-19 ans.

Des classes trop rapidement fermées ?

En temps normal, lorsqu'un cas positif est détecté, c'est le personnel des services de promotion de la santé (le PSE) qui se charge du tracing. C'est aussi lui qui décide si le cas est à haut risque et si, en accord avec l'AViQ, cela nécessite une fermeture. Sauf que depuis lundi le PSE fait grève et ne fait plus d'analyse de risque. Les services PSE espèrent de cette manière "tirer la sonnette d'alarme sur l'état de santé des élèves" et dénoncer un protocole en "perte de sens" puisque la plupart des enfants se retrouvent de toute façon en dehors des écoles.

Bernard De Vos, le Délégué Général aux droits de l'Enfant, trouve, lui aussi, que les quarantaines trop fréquentes ont un impact négatif sur les enfants et l'organisation des familles. La ministre de l'Enfance Bénédicte Linard (Ecolo) souhaite également aller dans le sens d'un assouplissement. Lundi, elle a appelé les autorités sanitaires "à relâcher la pression insupportable sur les écoles, les enfants et les ados, que ce soit en matière de testing ou de quarantaine". "On constate, semaine après semaine, que le nombre de cas de covid reste sous la barre des 0,2% des élèves francophones", souligne-t-elle. "Il faut désormais se concentrer sur les enfants qui ont des symptômes et qui, eux, doivent être testés et rester à la maison. Or, ce que l'on constate depuis quelque temps, c'est que beaucoup d'enfants qui ne présentent pas de symptômes sont mis en quarantaine. Certains d'entre eux ont parfois enchaîné jusqu'à dix tests!", précise la ministre à la DH.

En attendant, la gestion de ces cas retombe sur les établissements qui n'en peuvent plus. Les directions des écoles touchées par le Covid sont débordées - pour ne pas dire perdues-, tant les consignes sont complexes et les informations provenant de l'ONE, des communes, de la Fédération Wallonie-Bruxelles nombreuses.

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Du coup, c'est souvent la débrouille et le cas par cas. Avec, parfois, l'impression que les mesures sont disproportionnées ou qu'il y a des fermetures sauvages. La situation ne risque cependant pas de s'améliorer dans l'immédiat puisque les cas vont sans aucun doute encore augmenter dans les semaines à venir et qu'une solution n'est pas pour demain. Ce mercredi, les différents ministres de la Santé ne sont pas parvenus à se mettre d'accord et la question ne sera, au mieux, tranchée que lors de la prochaine Conférence interministérielle Santé (CIM) qui aura lieu juste avant le Comité de concertation du 29 octobre.

Rappel des règles

Un premier assouplissement des protocoles de mises en quarantaine est déjà entré en vigueur le 4 octobre. Aujourd'hui une classe ne peut être mise en quarantaine que si un deuxième cas de Covid apparaît dans une classe en une semaine (sauf si l'enquête épidémiologique démontre que le virus a été contracté ailleurs) ou si l'enseignant est positif. Dans ces deux cas, toute la classe doit être testée.

Si le test de l'enfant est positif, commence une quarantaine de 10 jours.

Si le test est négatif, il y a trois cas de figure:

>>> Si votre enfant a moins de 12 ans et n'est donc pas vacciné : il peut retourner à l'école mais doit refaire un test 7 jours plus tard. Une classe peut donc rouvrir au compte-goutte, mais l'école peut aussi décider de fermer une classe pour une semaine.

>>> Si votre enfant a plus de douze ans et est vacciné : la quarantaine prend fin après un premier résultat de test négatif. Toutefois, ici aussi un deuxième test doit être fait 7 jours après.

>>> Si votre enfant a plus de douze ans et n'est pas vacciné : il devra faire une quarantaine de 7 jours en attendant le second test. Si celui-ci est négatif, la quarantaine prend fin. S'il est positif, une quarantaine de dix jours commence.

Mon enfant est en quarantaine, dois-je aussi me mettre en quarantaine ?

Oui, puisque vous êtes considéré comme un contact à haut risque (comme les frères et soeurs d'ailleurs). Vous devrez quoi qu'il arrive être testé à deux reprises, au jour 1 puis au jour 7.

>>> Si vous êtes vacciné et que votre premier test est négatif : vous n'êtes plus en quarantaine (mais devez tout de même faire le second test).

>>> Si vous n'êtes pas vacciné et que votre premier test est négatif : vous devez rester en quarantaine jusqu'au deuxième test.

>>> Si vous êtes positif au premier test, vacciné ou non, vous devez rester en quarantaine durant 10 jours à compter de la date du résultat.

Mon enfant est mis en quarantaine, mais je dois travailler que faire ?

Si vous n'êtes pas vous-même malade, vous pouvez demander à votre employeur de télétravailler. Si le télétravail n'est pas une option, voici les autres possibilités.

>>>Si vous êtes salarié :

Le chômage temporaire pour force majeur est encore valable jusqu'au moins le 31 décembre 2021, mais uniquement en cas de covid. L'Onem a mis en place une procédure simplifiée et il peut être demandé si l'école ou la crèche est fermée ou si l'enfant est en quarantaine. Il faut une attestation de l'école ou un certificat du médecin. Ce chômage équivaut à 70% du salaire moyen et est plafonné à 2.840,84 euros par mois. Un supplément de 5,74 euros par jour à charge de l'Onem est aussi prévu.

>>> Si vous êtes indépendant :

Le droit passerelle de quarantaine reste d'application jusqu'à fin décembre 2021, mais ce dernier n'est valable que si l'enfant est en quarantaine ou que l'école ou la crèche est fermée temporairement. Ce droit passerelle peut être demandé à sa caisse d'assurances sociales et est octroyé par période de 7 jours d'arrêt complet de l'activité.

Avec un taux de positivité supérieur à 10 % dans les écoles, il n'y a aucun doute que le virus y circule à nouveau. Ainsi Mercredi, 100 élèves d'un établissement en Flandre ont été testés positifs au Covid. Plusieurs classes ont aussi été fermées à Bruxelles, notamment dans une école de Woluwe-Saint-Pierre. Si le nombre de classes fermées semble se multiplier, il ne s'agirait pourtant, pour l'instant, que de situations locales. Dans les chiffres, la situation semble en effet sous contrôle et ne fait que refléter la hausse générale due au relâchement des mesures. Selon Sciensano, en ce mois d'octobre, les enfants de moins de dix ans représenteraient 15% des tests positifs. Et si le nombre de cas positifs dans cette catégorie est en augmentation depuis une semaine, les chiffres restent proches de ceux du début de l'année scolaire et toujours bien en dessous de ceux de l'année dernière. Ainsi, durant la semaine du 4 au 10 octobre, 1 410 cas covid ont été recensés parmi les 903 806 élèves de l'enseignement fondamental et secondaire (O, 16%), et 350 clusters ont été signalés. À titre de comparaison, durant la semaine du 19 au 25 octobre 2020, c'était 5 271 cas (soit 0,58% des élèves) et 1 100 clusters. On notera qu'un cluster, soit 2 cas positifs au sein d'une classe, n'entraîne pas nécessairement la fermeture de celle-ci. Par ailleurs, si les chiffres de Sciensano montraient une baisse depuis quelques semaines dans les tranches d'âges de 0-9 et 10-19 ans, on constate une hausse significative entre la semaine du 4 au 10 octobre et la semaine du 11 au 17 octobre. Ils passent de 1934 à 3480 cas pour les 0 à 9 ans et de 2453 à 4069 car pour les 10-19 ans. Des classes trop rapidement fermées ? En temps normal, lorsqu'un cas positif est détecté, c'est le personnel des services de promotion de la santé (le PSE) qui se charge du tracing. C'est aussi lui qui décide si le cas est à haut risque et si, en accord avec l'AViQ, cela nécessite une fermeture. Sauf que depuis lundi le PSE fait grève et ne fait plus d'analyse de risque. Les services PSE espèrent de cette manière "tirer la sonnette d'alarme sur l'état de santé des élèves" et dénoncer un protocole en "perte de sens" puisque la plupart des enfants se retrouvent de toute façon en dehors des écoles. Bernard De Vos, le Délégué Général aux droits de l'Enfant, trouve, lui aussi, que les quarantaines trop fréquentes ont un impact négatif sur les enfants et l'organisation des familles. La ministre de l'Enfance Bénédicte Linard (Ecolo) souhaite également aller dans le sens d'un assouplissement. Lundi, elle a appelé les autorités sanitaires "à relâcher la pression insupportable sur les écoles, les enfants et les ados, que ce soit en matière de testing ou de quarantaine". "On constate, semaine après semaine, que le nombre de cas de covid reste sous la barre des 0,2% des élèves francophones", souligne-t-elle. "Il faut désormais se concentrer sur les enfants qui ont des symptômes et qui, eux, doivent être testés et rester à la maison. Or, ce que l'on constate depuis quelque temps, c'est que beaucoup d'enfants qui ne présentent pas de symptômes sont mis en quarantaine. Certains d'entre eux ont parfois enchaîné jusqu'à dix tests!", précise la ministre à la DH.En attendant, la gestion de ces cas retombe sur les établissements qui n'en peuvent plus. Les directions des écoles touchées par le Covid sont débordées - pour ne pas dire perdues-, tant les consignes sont complexes et les informations provenant de l'ONE, des communes, de la Fédération Wallonie-Bruxelles nombreuses. Du coup, c'est souvent la débrouille et le cas par cas. Avec, parfois, l'impression que les mesures sont disproportionnées ou qu'il y a des fermetures sauvages. La situation ne risque cependant pas de s'améliorer dans l'immédiat puisque les cas vont sans aucun doute encore augmenter dans les semaines à venir et qu'une solution n'est pas pour demain. Ce mercredi, les différents ministres de la Santé ne sont pas parvenus à se mettre d'accord et la question ne sera, au mieux, tranchée que lors de la prochaine Conférence interministérielle Santé (CIM) qui aura lieu juste avant le Comité de concertation du 29 octobre. Un premier assouplissement des protocoles de mises en quarantaine est déjà entré en vigueur le 4 octobre. Aujourd'hui une classe ne peut être mise en quarantaine que si un deuxième cas de Covid apparaît dans une classe en une semaine (sauf si l'enquête épidémiologique démontre que le virus a été contracté ailleurs) ou si l'enseignant est positif. Dans ces deux cas, toute la classe doit être testée. Si le test de l'enfant est positif, commence une quarantaine de 10 jours. Si le test est négatif, il y a trois cas de figure:>>> Si votre enfant a moins de 12 ans et n'est donc pas vacciné : il peut retourner à l'école mais doit refaire un test 7 jours plus tard. Une classe peut donc rouvrir au compte-goutte, mais l'école peut aussi décider de fermer une classe pour une semaine. >>> Si votre enfant a plus de douze ans et est vacciné : la quarantaine prend fin après un premier résultat de test négatif. Toutefois, ici aussi un deuxième test doit être fait 7 jours après. >>> Si votre enfant a plus de douze ans et n'est pas vacciné : il devra faire une quarantaine de 7 jours en attendant le second test. Si celui-ci est négatif, la quarantaine prend fin. S'il est positif, une quarantaine de dix jours commence. Oui, puisque vous êtes considéré comme un contact à haut risque (comme les frères et soeurs d'ailleurs). Vous devrez quoi qu'il arrive être testé à deux reprises, au jour 1 puis au jour 7. >>> Si vous êtes vacciné et que votre premier test est négatif : vous n'êtes plus en quarantaine (mais devez tout de même faire le second test).>>> Si vous n'êtes pas vacciné et que votre premier test est négatif : vous devez rester en quarantaine jusqu'au deuxième test.>>> Si vous êtes positif au premier test, vacciné ou non, vous devez rester en quarantaine durant 10 jours à compter de la date du résultat.Si vous n'êtes pas vous-même malade, vous pouvez demander à votre employeur de télétravailler. Si le télétravail n'est pas une option, voici les autres possibilités. >>>Si vous êtes salarié :Le chômage temporaire pour force majeur est encore valable jusqu'au moins le 31 décembre 2021, mais uniquement en cas de covid. L'Onem a mis en place une procédure simplifiée et il peut être demandé si l'école ou la crèche est fermée ou si l'enfant est en quarantaine. Il faut une attestation de l'école ou un certificat du médecin. Ce chômage équivaut à 70% du salaire moyen et est plafonné à 2.840,84 euros par mois. Un supplément de 5,74 euros par jour à charge de l'Onem est aussi prévu. >>> Si vous êtes indépendant : Le droit passerelle de quarantaine reste d'application jusqu'à fin décembre 2021, mais ce dernier n'est valable que si l'enfant est en quarantaine ou que l'école ou la crèche est fermée temporairement. Ce droit passerelle peut être demandé à sa caisse d'assurances sociales et est octroyé par période de 7 jours d'arrêt complet de l'activité.