Bonne nouvelle : la moitié des Bruxellois connaissent le nom de leurs voisins. Et presque autant (48,2 %) osent leur demander de l'aide en cas de besoin. En sens inverse, un sur deux rend régulièrement un service aux proches de son quartier. D'une manière générale, les Bruxellois sont à 75 % disposés à prêter main-forte à leurs voisins en cas de nécessité et 60 % le font d'ailleurs déjà. Demander de l'aide, en revanche, constitue un obstacle pour trois habitants de la capitale sur quatre.
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Bonne nouvelle : la moitié des Bruxellois connaissent le nom de leurs voisins. Et presque autant (48,2 %) osent leur demander de l'aide en cas de besoin. En sens inverse, un sur deux rend régulièrement un service aux proches de son quartier. D'une manière générale, les Bruxellois sont à 75 % disposés à prêter main-forte à leurs voisins en cas de nécessité et 60 % le font d'ailleurs déjà. Demander de l'aide, en revanche, constitue un obstacle pour trois habitants de la capitale sur quatre. Voilà le tableau que dessine le sondage réalisé par la plateforme d'aide à domicile Helpper (1). Elle met en contact les personnes qui ont besoin d'assistance pour faire leurs courses, se rendre à la banque, aller chez le médecin ou briser leur solitude, et celles qui sont prêtes à voler à leur secours. Le service se monnaie neuf euros l'heure, dont sept reviennent directement à l'aidant, l' helpper. Relevant de l'économie collaborative, ce coup de pouce permet à celui qui le donne de ne pas payer d'impôts s'il n'engrange pas plus de 6 250 euros par an. Inaugurée en 2017, la plateforme, déjà active à Anvers et Gand, essaime désormais dans les 19 communes de Bruxelles. " L'argent n'est pas le moteur essentiel de cette aide locale, remarque François Gérard, le fondateur de Helpper. Mais ceux qui ont besoin d'aide n'oseront rien demander si elle ressemble à de la charité. Cette rémunération facilite le passage à l'acte. " Quelque 54 % des personnes sondées, craignant d'être un fardeau pour leurs proches, pourraient également se trouver plus à l'aise avec ce type de formule. La demande est en tout cas réelle et les structures existantes, publiques ou privées, ne peuvent répondre aux besoins des plus vulnérables. Selon ce sondage, à Bruxelles, près d'un habitant sur trois pourrait recourir lui-même à ce coup de main pour les tâches quotidiennes, non médicales, et un sur deux connaît quelqu'un, dans son quartier, qui en aurait besoin. Certains - un sur trois - se tournent vers leur partenaire de vie, leurs enfants, petits-enfants ou autres membres de la famille pour être épaulés. Les autres s'adressent à leurs voisins ou aux structures de soins classiques. Parmi les voisins, ce sont surtout les plus de 55 ans (76 %) et les célibataires (65 %) qui montent au front quand il s'agit de donner un coup de pouce aux autres. Pareil pour les habitants qui vivent dans leur quartier bruxellois depuis plus de vingt ans : 71 % sont disposés à aider leurs voisins. " Plus forte est la cohésion des Bruxellois avec leur quartier et plus ils font confiance à leurs voisins et ont le sentiment de pouvoir compter sur eux ", soulignent les auteurs de l'étude. L'âge aussi est un facteur clé. Les Bruxellois plus âgés sont davantage en contact avec les habitants de leur lieu de vie : 86 % des plus de 55 ans ont déclaré avoir discuté avec leurs voisins au cours des deux dernières semaines contre 77 % des 35-54 ans et 61 % des moins de 35 ans.