"Dans les huit, dix, quinze jours à venir, on peut s'attendre à des déclarations de codes oranges dans les établissements scolaires, si les chiffres continuent à monter dans la vitesse où ils le font actuellement. En tout cas il est peu probable que cela ralentisse d'un coup", annonce le docteur Yves Van Laethem. Les nouvelles infections vont en effet crescendo, depuis début septembre. Dans la semaine du 4 au 11 septembre, le nombre de nouvelles infections était en moyenne à 680 par jour, avec un pic à 939 cas le 10 septembre. Cela représente une augmentation de 42% par rapport à la semaine précédente.

"Avec les masques, les lavages de main et la distanciation, la saison virale et grippale habituelle de l'automne-hiver devrait être différente, peut-être moins forte", analyse Yves Van Laethem. S'il craint des recrudescences de Covid-19 plus fortes que la vaguelette d'août, et que "celle qui démarre ces jours-ci", les écoles ne devraient pas totalement fermer, à niveau national. "Mais des déclarations de codes oranges et rouges, localement, sont fort probables. Ou des fermetures partielles d'écoles car les enfants sont en quarantaine, le temps d'attendre les résultat du test, ou car un membre de la famille est testé positif."

"Dans les communes où la situation pandémique est aiguë, il est possible qu'il faille passer à un enseignement hybride correspondant au code orange (mi-temps présentiel/à distance) exclusivement pour les deuxième et troisième degrés de l'enseignement secondaire", sur demande du bourgmestre à la ministre de l'Enseignement, peut-on lire dans la circulaire de la Fédération Wallonie Bruxelles. En Flandre, le mode d'opération est le même. En cas d'urgence, le Conseil National de Sécurité pourrait prononcer des codes oranges ou rouges pour la Belgique entière.

En ce qui concerne les codes couleurs, ils diffèrent selon le niveau de l'enseignement. Dans le primaire, que le code soit vert, jaune, orange, rouge ou vert, la totalité des élèves peut se rendre à l'école. Les codes régulent alors la présence de tiers et les activités extra-muros, par exemple. En secondaire, le code orange prévoit de scinder les classes de la troisième à la sixième (et les premières et deuxièmes uniquement en cas de code rouge) en deux groupes. Un groupe sera présent le lundi-mardi-mercredi, le deuxième le jeudi-vendredi. Ce schéma alternera une semaine sur deux.

Dans le supérieur, le code orange prévoit une présence simultanée de maximum 20% des étudiants sur le campus. Le code rouge suspend tout activité sur place. Dans les faits, de nombreux cours sont déjà organisés à distance, cela dépend de l'appréciation des professeurs. Et "tous les cours doivent être disponibles en distanciel via un support audiovisuel ou un support suffisamment efficace et convivial pour assurer une égalité entre tous les étudiants", indique le site de l'ULB.

Les couleurs en fonction de la situation épidémiologique :

Pour comprendre l'entrée en vigueur des codes, une circulaire sur la rentrée de la Fédération Wallonie Bruxelles propose cette échelle :

Risque nul : vert - Un vaccin est disponible et / ou il existe une immunité de groupe. Tous les contacts peuvent avoir lieu. L'hygiène des mains (avant de manger et après s'être rendu aux toilettes) reste nécessaire.

Risque faible : jaune - On constate une transmission du virus limitée, une vigilance accrue est donc recommandée. Les contacts entre les porteurs potentiels sont limités. Les contacts nécessaires sur le plan fonctionnel peuvent continuer sous réserve des mesures de sécurité applicables.

Risque modéré : orange - On constate une transmission systématique du virus dans la société. Il y a des éclosions de foyers isolés. Les contacts entre porteurs potentiels sont limités au strict nécessaire et se déroulent dans un contexte où les facteurs de risque sont maîtrisés au maximum.

Risque élevé : rouge - On constate des infections répandues dans la société et de nouvelles flambées des contaminations. Les contacts entre les éventuels porteurs doivent être évités autant que possible.

"Dans les huit, dix, quinze jours à venir, on peut s'attendre à des déclarations de codes oranges dans les établissements scolaires, si les chiffres continuent à monter dans la vitesse où ils le font actuellement. En tout cas il est peu probable que cela ralentisse d'un coup", annonce le docteur Yves Van Laethem. Les nouvelles infections vont en effet crescendo, depuis début septembre. Dans la semaine du 4 au 11 septembre, le nombre de nouvelles infections était en moyenne à 680 par jour, avec un pic à 939 cas le 10 septembre. Cela représente une augmentation de 42% par rapport à la semaine précédente."Avec les masques, les lavages de main et la distanciation, la saison virale et grippale habituelle de l'automne-hiver devrait être différente, peut-être moins forte", analyse Yves Van Laethem. S'il craint des recrudescences de Covid-19 plus fortes que la vaguelette d'août, et que "celle qui démarre ces jours-ci", les écoles ne devraient pas totalement fermer, à niveau national. "Mais des déclarations de codes oranges et rouges, localement, sont fort probables. Ou des fermetures partielles d'écoles car les enfants sont en quarantaine, le temps d'attendre les résultat du test, ou car un membre de la famille est testé positif.""Dans les communes où la situation pandémique est aiguë, il est possible qu'il faille passer à un enseignement hybride correspondant au code orange (mi-temps présentiel/à distance) exclusivement pour les deuxième et troisième degrés de l'enseignement secondaire", sur demande du bourgmestre à la ministre de l'Enseignement, peut-on lire dans la circulaire de la Fédération Wallonie Bruxelles. En Flandre, le mode d'opération est le même. En cas d'urgence, le Conseil National de Sécurité pourrait prononcer des codes oranges ou rouges pour la Belgique entière.En ce qui concerne les codes couleurs, ils diffèrent selon le niveau de l'enseignement. Dans le primaire, que le code soit vert, jaune, orange, rouge ou vert, la totalité des élèves peut se rendre à l'école. Les codes régulent alors la présence de tiers et les activités extra-muros, par exemple. En secondaire, le code orange prévoit de scinder les classes de la troisième à la sixième (et les premières et deuxièmes uniquement en cas de code rouge) en deux groupes. Un groupe sera présent le lundi-mardi-mercredi, le deuxième le jeudi-vendredi. Ce schéma alternera une semaine sur deux.Dans le supérieur, le code orange prévoit une présence simultanée de maximum 20% des étudiants sur le campus. Le code rouge suspend tout activité sur place. Dans les faits, de nombreux cours sont déjà organisés à distance, cela dépend de l'appréciation des professeurs. Et "tous les cours doivent être disponibles en distanciel via un support audiovisuel ou un support suffisamment efficace et convivial pour assurer une égalité entre tous les étudiants", indique le site de l'ULB.