Bart De Wever dit avoir déjà informé la gouverneure et le ministre De Crem de son avis sur la question, à savoir qu'il ne peut "interdire des événements à Anvers que sur base d'une ligne de conduite claire et objective formulée par les autorités fédérales, et non sur base d'un avis". "Si une telle ligne de conduite est donnée, il faudra qu'elle soit accompagnée d'un fonds d'indemnisation pour éviter un bain de sang économique au secteur et à tous les sous-traitants", estime-t-il encore. Pour rappel, le conseil du gouvernement fédéral a décidé d'annuler les événements réunissant plus de 1.000 personnes à l'intérieur. Il ne s'agit toutefois pas d'une interdiction totale, car seul le bourgmestre peut prendre la décision effective d'annulation, avait précisé Sophie Wilmès (MR).

Sophie Wilmès et Maggie De Block réagissent

Sur le plateau du JT de la RTBF, la Première ministre a enfoncé le clou mardi soir. "Je rappelle que nous sommes dans un Etat de droit. Le fédéral peut recommander et ce sont les bourgmestres qui ont la pleine compétence (pour annuler un événement). Je rappelle que Monsieur Jambon (le ministre-président flamand, NDLR), qui est un proche de Monsieur De Wever, fait partie du Conseil national de sécurité et qu'il a marqué son accord (sur ces recommandations). J'en appelle à la responsabilité de chacun."

"Nous ne voulons pas d'un lockdown d'Anvers, de la Flandre ou de la Belgique, mais tout le monde doit prendre ses responsabilités", a réagi la ministre de fédérale de la Santé Maggie De Block (Open Vld) dans l'émission Terzake sur la VRT. "C'est tout simplement la vérité que le fédéral recommande et que c'est aux gouverneurs et aux bourgmestres de prendre certaines mesures. Il est important que chacun respecte ses compétences. Ce ne sont pas des mesures agréables", a reconnu Maggie De Block, mais elles sont "nécessaires". "Le bourgmestre d'Anvers peut-il ignorer ces recommandations? Je lui suggère d'attendre sa réunion avec le gouverneur et de voir ce qu'il fera ensuite."

La réponse de Cathy Berx

La gouverneure de la province d'Anvers, Cathy Berx (CD&V), traduira dans un règlement la recommandation d'interdiction des événements dans des lieux couverts rassemblant plus de 1.000 personnes, émise par le gouvernement fédéral, a-t-elle indiqué mercredi sur Radio 1.

Il est ressorti d'une concertation mardi soir que les gouverneurs appliqueront cette recommandation de la manière la plus uniforme possible. En province d'Anvers, 46 événements rassemblant de 1.000 à 40.000 personnes sont prévus dans les deux semaines à venir. "Le plus important, c'est que l'objectif soit atteint. Toute contamination qui peut être évitée doit être évitée. Nous devons éviter que par une propagation rapide du virus les hôpitaux soient saturés", a expliqué Mme Berx. Les dérogations à l'interdiction des événements de plus de 1.000 personnes dans un lieu couvert ne seront admises qu'à de très strictes conditions. Les organisateurs devront disposer de très bons arguments, c'est-à-dire démontrer que le risque de propagation peut être réduit à néant parce qu'il y a suffisamment d'espace entre les gens, une aération suffisante, etc.

À Bruxelles, Philippe Close s'étonne des propos de Bart De Wever

Philippe Close (PS), Bourgmestre de Bruxelles, s'est exprimé sur les ondes de La Première ce mercredi matin : "Bart De Wever ne va pas tenir. Anvers n'est pas une île. Cette mesure est là pour inverser les courbes. Moi, je n'ai pas l'habitude de renvoyer la balle. A Bruxelles, c'est moi le responsable. Comment peut-on dire aux citoyens 'vous pouvez aller voir un concert au Sportpaleis, mais pas à Forest National' ?"

Pas de concerts au Sportpaleis, à la Lotto Arena et à Forest National

Mercredi matin, le PDG du groupe Sportpaleis a déclaré à Studio Brussels qu'il n'y aurait pas de concerts au Sportpaleis, à la Lotto Arena et à Forest National jusqu'au 31 mars. Monsieur Van Esbroeck a expliqué que l'annulation est la conséquence des récentes décisions des autorités politiques.

Bart De Wever dit avoir déjà informé la gouverneure et le ministre De Crem de son avis sur la question, à savoir qu'il ne peut "interdire des événements à Anvers que sur base d'une ligne de conduite claire et objective formulée par les autorités fédérales, et non sur base d'un avis". "Si une telle ligne de conduite est donnée, il faudra qu'elle soit accompagnée d'un fonds d'indemnisation pour éviter un bain de sang économique au secteur et à tous les sous-traitants", estime-t-il encore. Pour rappel, le conseil du gouvernement fédéral a décidé d'annuler les événements réunissant plus de 1.000 personnes à l'intérieur. Il ne s'agit toutefois pas d'une interdiction totale, car seul le bourgmestre peut prendre la décision effective d'annulation, avait précisé Sophie Wilmès (MR).Sur le plateau du JT de la RTBF, la Première ministre a enfoncé le clou mardi soir. "Je rappelle que nous sommes dans un Etat de droit. Le fédéral peut recommander et ce sont les bourgmestres qui ont la pleine compétence (pour annuler un événement). Je rappelle que Monsieur Jambon (le ministre-président flamand, NDLR), qui est un proche de Monsieur De Wever, fait partie du Conseil national de sécurité et qu'il a marqué son accord (sur ces recommandations). J'en appelle à la responsabilité de chacun." "Nous ne voulons pas d'un lockdown d'Anvers, de la Flandre ou de la Belgique, mais tout le monde doit prendre ses responsabilités", a réagi la ministre de fédérale de la Santé Maggie De Block (Open Vld) dans l'émission Terzake sur la VRT. "C'est tout simplement la vérité que le fédéral recommande et que c'est aux gouverneurs et aux bourgmestres de prendre certaines mesures. Il est important que chacun respecte ses compétences. Ce ne sont pas des mesures agréables", a reconnu Maggie De Block, mais elles sont "nécessaires". "Le bourgmestre d'Anvers peut-il ignorer ces recommandations? Je lui suggère d'attendre sa réunion avec le gouverneur et de voir ce qu'il fera ensuite."La gouverneure de la province d'Anvers, Cathy Berx (CD&V), traduira dans un règlement la recommandation d'interdiction des événements dans des lieux couverts rassemblant plus de 1.000 personnes, émise par le gouvernement fédéral, a-t-elle indiqué mercredi sur Radio 1.Il est ressorti d'une concertation mardi soir que les gouverneurs appliqueront cette recommandation de la manière la plus uniforme possible. En province d'Anvers, 46 événements rassemblant de 1.000 à 40.000 personnes sont prévus dans les deux semaines à venir. "Le plus important, c'est que l'objectif soit atteint. Toute contamination qui peut être évitée doit être évitée. Nous devons éviter que par une propagation rapide du virus les hôpitaux soient saturés", a expliqué Mme Berx. Les dérogations à l'interdiction des événements de plus de 1.000 personnes dans un lieu couvert ne seront admises qu'à de très strictes conditions. Les organisateurs devront disposer de très bons arguments, c'est-à-dire démontrer que le risque de propagation peut être réduit à néant parce qu'il y a suffisamment d'espace entre les gens, une aération suffisante, etc.Philippe Close (PS), Bourgmestre de Bruxelles, s'est exprimé sur les ondes de La Première ce mercredi matin : "Bart De Wever ne va pas tenir. Anvers n'est pas une île. Cette mesure est là pour inverser les courbes. Moi, je n'ai pas l'habitude de renvoyer la balle. A Bruxelles, c'est moi le responsable. Comment peut-on dire aux citoyens 'vous pouvez aller voir un concert au Sportpaleis, mais pas à Forest National' ?"Pas de concerts au Sportpaleis, à la Lotto Arena et à Forest NationalMercredi matin, le PDG du groupe Sportpaleis a déclaré à Studio Brussels qu'il n'y aurait pas de concerts au Sportpaleis, à la Lotto Arena et à Forest National jusqu'au 31 mars. Monsieur Van Esbroeck a expliqué que l'annulation est la conséquence des récentes décisions des autorités politiques.