Ces dernières semaines, Marc Van Ranst est sur tous les fronts. Très demandé et consulté par les autorités, le spécialiste s'exprime sur le virus dans les médias belges. Longtemps avant que le coronavirus se répande en Belgique, le virologue a parlé de pandémie, un terme, qui comme il l'explique au Morgen, n'a rien avoir avec le nombre de cas. "On parle de pandémie quand il y a des contaminations sur deux continents".
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Ces dernières semaines, Marc Van Ranst est sur tous les fronts. Très demandé et consulté par les autorités, le spécialiste s'exprime sur le virus dans les médias belges. Longtemps avant que le coronavirus se répande en Belgique, le virologue a parlé de pandémie, un terme, qui comme il l'explique au Morgen, n'a rien avoir avec le nombre de cas. "On parle de pandémie quand il y a des contaminations sur deux continents".Il s'attend à un doublement du nombre de cas quotidiens. "C'est le schéma classique de l'infection virale. Cinquante aujourd'hui, cent demain, deux cents après-demain, on peut presque prédire le nombre. La seule chose qu'on ne peut pas prévoir, c'est quand cela s'arrêtera. Normalement, ce virus reste actif pendant environ neuf semaines, mais nous ne pouvons pas dire combien de personnes il finira par infecter. Sincèrement, ce n'est pas ça qui me préoccupe. Le seul chiffre pertinent, c'est le nombre de décès", explique-t-il.Décès en Belgique Vu qu'il y a des morts en Chine et en Italie, il ne voit pas pourquoi il n'y aurait pas de décès en Belgique, mais rappelle que dans notre pays 1000 personnes meurent de la grippe chaque année. "Notre travail principal, c'est maintenir ce nombre le plus bas possible." Il salue la réaction de la population. "En moins d'une semaine, nous avons réussi à inquiéter les gens, et c'était nécessaire. La panique est inutile, mais l'inquiétude l'est." Il constate que les gens sont désireux de s'informer et qu'ils adaptent leur comportement. Il est également ravi de voir que de moins en moins de personnes se serrent la main. Il admet qu'il a délibérément suscité l'inquiétude. "C'était notre seule cartouche". Comme il n'y a pas de vaccin comme pour la grippe ordinaire, la seule manière d'endiguer le virus est de sensibiliser les gens. Connu pour ses sympathies de gauche, l'homme a même été complimenté par la N-VA. Il profite également de l'occasion pour saluer le travail de la ministre de la Santé Maggie De Block (Open VLD), qui, bien que critiquée par certains, "sait très bien ce qu'elle fait", notamment quand elle demande aux gens malades de rester chez eux.