Le coût économique de la crise du coronavirus sera énorme. Difficile à ce stade de le chiffrer précisément, d'autant que la durée exacte du confinement général reste incertaine, mais cela s'élèvera en milliards. Le patronat flamand (Voka) parlait de 16 milliards, voici quelques jours. L'économiste Bruno Colmant estime ce matin, dans La Dernière Heure, le montant global à 25 milliards d'euros.

Invité de LN24, le commissaire au Plan Philippe Donnay a donné ses estimations, peu optimistes : "La croissance économique était annoncée à 1,4% début février. Dans cette hypothèse, très favorable, nous serions à 0,5%. : on a perdu 1% de croissance. Le déficit budgétaire annoncé à 2,5% serait à 3,2% en 2020." Attention : ces prévisions datent du 11 mars, on sera "bien au-delà".

Un milliard d'argent public sera mis sur la table au fédéral, 150 millions à Bruxelles, 350 millions à la Région wallonne. "Le chômage temporaire, auquel de nombreuses entreprises vont recourir, s'élèvera à 600 millions d'euros par mois, dit Philippe Donnay, car des pans entiers de l'économie qui ne tournent plus. "C'est probablement la crise la plus grave que l'on ait connue." "Une crise d'une ampleur sans précédent, comme on en connait tous les deux ou trois siècles", ajoute-t-il. Pire que celle consécutive à la crise financière de 2008.

Face à cela, l'intervention des pouvoirs publics n'est pas sans limites. Le ministre wallon de l'Economie Willy Borsus a averti ce matin (dans L'Echo) : "Les moyens de la Wallonie ne sont pas illimités". Philippe Destatte, patron de l'Institut Destrée et professeur de prospective, acquiesce : "Il est très responsable de le rappeler. La crise doit aussi favoriser une transformation des secteurs macroéconomiques de la Wallonie : plus de moyens à la recherche, davantage d'initiatives dans les entreprises, les coopératives d'économie sociale, les asbl à TVA..."

Mais avant cela, il s'agit surtout d'éviter un effondrement global de nos économies et, avertissent les Nations unies, l'arrivée d'une nouvelle "cohorte de pauvres".

Des idées nouvelles

Les économistes mettent déjà en avant des idées pour amortir la crise et pour modifier notre système. "Si l'arrêt des chaînes de production, d'investissement, de consommation et donc d'emploi persiste, le gouvernement devra immanquablement assurer une indemnité minimale à tous les belges dans le besoin, repousser les payements d'impôts et de cotisation, etc.", souligne Bruno Colmant.

Dans une chronique publiée par le Tijd, un autre économiste, Geert Noels, souligne combien notre système économique basé sur le gigantisme devra être remis en question. "Le remède économique pour combattre effectivement le coronavirus : décentralisation, subsidiarité et loyauté." La mondialisation risque de souffrir de cette pandémie, comme notre croissance et nos modes de vie. Plus rien ne sera comme avant.

Lire aussi notre dossier: "des parades face à la crise économique"

Le coût économique de la crise du coronavirus sera énorme. Difficile à ce stade de le chiffrer précisément, d'autant que la durée exacte du confinement général reste incertaine, mais cela s'élèvera en milliards. Le patronat flamand (Voka) parlait de 16 milliards, voici quelques jours. L'économiste Bruno Colmant estime ce matin, dans La Dernière Heure, le montant global à 25 milliards d'euros.Invité de LN24, le commissaire au Plan Philippe Donnay a donné ses estimations, peu optimistes : "La croissance économique était annoncée à 1,4% début février. Dans cette hypothèse, très favorable, nous serions à 0,5%. : on a perdu 1% de croissance. Le déficit budgétaire annoncé à 2,5% serait à 3,2% en 2020." Attention : ces prévisions datent du 11 mars, on sera "bien au-delà". Un milliard d'argent public sera mis sur la table au fédéral, 150 millions à Bruxelles, 350 millions à la Région wallonne. "Le chômage temporaire, auquel de nombreuses entreprises vont recourir, s'élèvera à 600 millions d'euros par mois, dit Philippe Donnay, car des pans entiers de l'économie qui ne tournent plus. "C'est probablement la crise la plus grave que l'on ait connue." "Une crise d'une ampleur sans précédent, comme on en connait tous les deux ou trois siècles", ajoute-t-il. Pire que celle consécutive à la crise financière de 2008.Face à cela, l'intervention des pouvoirs publics n'est pas sans limites. Le ministre wallon de l'Economie Willy Borsus a averti ce matin (dans L'Echo) : "Les moyens de la Wallonie ne sont pas illimités". Philippe Destatte, patron de l'Institut Destrée et professeur de prospective, acquiesce : "Il est très responsable de le rappeler. La crise doit aussi favoriser une transformation des secteurs macroéconomiques de la Wallonie : plus de moyens à la recherche, davantage d'initiatives dans les entreprises, les coopératives d'économie sociale, les asbl à TVA..." Mais avant cela, il s'agit surtout d'éviter un effondrement global de nos économies et, avertissent les Nations unies, l'arrivée d'une nouvelle "cohorte de pauvres".Les économistes mettent déjà en avant des idées pour amortir la crise et pour modifier notre système. "Si l'arrêt des chaînes de production, d'investissement, de consommation et donc d'emploi persiste, le gouvernement devra immanquablement assurer une indemnité minimale à tous les belges dans le besoin, repousser les payements d'impôts et de cotisation, etc.", souligne Bruno Colmant.Dans une chronique publiée par le Tijd, un autre économiste, Geert Noels, souligne combien notre système économique basé sur le gigantisme devra être remis en question. "Le remède économique pour combattre effectivement le coronavirus : décentralisation, subsidiarité et loyauté." La mondialisation risque de souffrir de cette pandémie, comme notre croissance et nos modes de vie. Plus rien ne sera comme avant.Lire aussi notre dossier: "des parades face à la crise économique"