Dans une interview accordée au journal Het Laatste Nieuws, le virologue flamand Marc Van Ranst a déclaré que les vacances d'été à l'étranger pourraient être compromises par le coronavirus.

"Supposons que le virus s'essouffle dans notre pays à la mi-mai ou à la fin du mois de mai, cela ne veut pas dire que ce sera le cas dans d'autres pays où il émerge seulement maintenant ou doit encore percer", indique M. Van Ranst. En conséquence, les Belges qui ont échappé au virus dans notre pays pourraient être infectés ailleurs et de nouveau importer la maladie malgré eux. "Je conseillerais de faire une pause en ce qui concerne les voyages à l'étranger. L'année dernière, j'étais dans les Ardennes, c'était très chouette. J'opterais maintenant aussi pour des vacances dans mon propre pays. Ne serait-ce que pour soutenir l'industrie hôtelière. Nous pouvons aussi aller à la mer, si nous gardons suffisamment de distance les uns par rapport aux autres".

M. Van Ranst estime également que les grands festivals tels que Graspop (18-21 juin), Rock Werchter (2-5 juillet) et Tomorrowland (17-26 juillet) feraient mieux d'être annulés, à l'instar du Glastonbury anglais (24-28 juin). "Si vous laissez des personnes originaires d'un pays où le virus fait encore rage voyager en Belgique, vous risquez de réintroduire ici le coronavirus. De plus, de nombreux artistes vont annuler leur venue. Par ailleurs, je m'attends à d'autres interdictions de voyage".

Les petits festivals ne posent, selon M. Van Ranst, aucun problème. "À condition que nous soyons à zéro infection d'ici là. Et comme nous pouvons le constater en Chine, la phase finale de l'épidémie peut durer un certain temps."

Le virologue regrette en outre toujours la décision du gouvernement de suspendre les cours à l'école. Les politiciens n'ont pas suivi les experts scientifiques, dit-il. "Je comptais sur les élèves pour contribuer à l'immunité de groupe", déclare M. Van Ranst. "Les enfants qui sont infectés ne tombent généralement pas aussi malades que les adultes. Mais ils fabriquent des anticorps, donc ils sont à l'abri du virus pendant quelques années".

Le fait que la France ait fermé les écoles a, selon M. Van Ranst, augmenté la pression sur les politiciens francophones.

"Heureusement que nous avons gardé les écoles ouvertes"

Le ministre flamand Ben Weyts (N-VA)
Le ministre flamand Ben Weyts (N-VA)

"Heureusement que nous avons gardé les écoles ouvertes, comme le préconisaient les experts", a affirmé le ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts (N-VA), nuançant les propos tenus par le virologue Marc Van Ranst.

"Nous avons suspendu les cours. Heureusement, les écoles sont restées ouvertes", a de son côté souligné Ben Weyts dans l'émission de Ochtend sur Radio 1.

Selon ce dernier, la question a été longuement débattue lors du Conseil national de sécurité de jeudi dernier, "comme souvent entre néerlandophones et francophones".

"Avec le gouvernement flamand, nous suivons toujours la même ligne: il s'agit d'une crise sanitaire et nous devons écouter l'avis des experts. Mais du côté francophone, on voit les choses différemment. Quand le président français a annoncé la fermeture des écoles en France, les francophones ont voulu suivre son exemple. Au gouvernement flamand, nous voulions rester du côté des experts. Finalement, un compromis - suspension des cours mais écoles ouvertes, ndlr - a été trouvé", a précisé M. Weyts.

Dans une interview accordée au journal Het Laatste Nieuws, le virologue flamand Marc Van Ranst a déclaré que les vacances d'été à l'étranger pourraient être compromises par le coronavirus. "Supposons que le virus s'essouffle dans notre pays à la mi-mai ou à la fin du mois de mai, cela ne veut pas dire que ce sera le cas dans d'autres pays où il émerge seulement maintenant ou doit encore percer", indique M. Van Ranst. En conséquence, les Belges qui ont échappé au virus dans notre pays pourraient être infectés ailleurs et de nouveau importer la maladie malgré eux. "Je conseillerais de faire une pause en ce qui concerne les voyages à l'étranger. L'année dernière, j'étais dans les Ardennes, c'était très chouette. J'opterais maintenant aussi pour des vacances dans mon propre pays. Ne serait-ce que pour soutenir l'industrie hôtelière. Nous pouvons aussi aller à la mer, si nous gardons suffisamment de distance les uns par rapport aux autres". M. Van Ranst estime également que les grands festivals tels que Graspop (18-21 juin), Rock Werchter (2-5 juillet) et Tomorrowland (17-26 juillet) feraient mieux d'être annulés, à l'instar du Glastonbury anglais (24-28 juin). "Si vous laissez des personnes originaires d'un pays où le virus fait encore rage voyager en Belgique, vous risquez de réintroduire ici le coronavirus. De plus, de nombreux artistes vont annuler leur venue. Par ailleurs, je m'attends à d'autres interdictions de voyage".Les petits festivals ne posent, selon M. Van Ranst, aucun problème. "À condition que nous soyons à zéro infection d'ici là. Et comme nous pouvons le constater en Chine, la phase finale de l'épidémie peut durer un certain temps."Le virologue regrette en outre toujours la décision du gouvernement de suspendre les cours à l'école. Les politiciens n'ont pas suivi les experts scientifiques, dit-il. "Je comptais sur les élèves pour contribuer à l'immunité de groupe", déclare M. Van Ranst. "Les enfants qui sont infectés ne tombent généralement pas aussi malades que les adultes. Mais ils fabriquent des anticorps, donc ils sont à l'abri du virus pendant quelques années". Le fait que la France ait fermé les écoles a, selon M. Van Ranst, augmenté la pression sur les politiciens francophones."Heureusement que nous avons gardé les écoles ouvertes, comme le préconisaient les experts", a affirmé le ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts (N-VA), nuançant les propos tenus par le virologue Marc Van Ranst. "Nous avons suspendu les cours. Heureusement, les écoles sont restées ouvertes", a de son côté souligné Ben Weyts dans l'émission de Ochtend sur Radio 1. Selon ce dernier, la question a été longuement débattue lors du Conseil national de sécurité de jeudi dernier, "comme souvent entre néerlandophones et francophones". "Avec le gouvernement flamand, nous suivons toujours la même ligne: il s'agit d'une crise sanitaire et nous devons écouter l'avis des experts. Mais du côté francophone, on voit les choses différemment. Quand le président français a annoncé la fermeture des écoles en France, les francophones ont voulu suivre son exemple. Au gouvernement flamand, nous voulions rester du côté des experts. Finalement, un compromis - suspension des cours mais écoles ouvertes, ndlr - a été trouvé", a précisé M. Weyts.