La ministre de la Santé Maggie De Block et le ministre Philippe De Backer, président de la "Taskforce Shortages", expliquent dans un communiqué qu'une commande de millions de masques FFP2 a été annulée à cause d'un fournisseur peu scrupuleux.

"Un fournisseur affirme dans la presse que le cabinet de la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, a annulé une commande pour notre pays de millions de masques FFP2. Il ne mentionne pas qu'il a lui-même violé les accords avec l'intention de tirer profit de la crise sanitaire mondiale. Nous souhaitons apporter des éclaircissements.", peut-on lire dans ce communiqué.

"Certes, le fournisseur a raison lorsqu'il affirme qu'il y a rupture de contrat. Mais il en est lui-même responsable : il a changé les modalités du bon de commande après que la commande ait été placée. En outre, il a soudainement exigé un acompte alors qu'il avait été convenu que le paiement serait effectué après que les masques auraient été livrés, donc au moment où la commande était sûre. Le cabinet de la ministre De Block a ensuite décidé de mettre fin aux discussions." Le fournisseur incriminé n'est autre que la société hennuyère Pharmasimple, un des leaders de la parapharmacie das le Benelux.

Michaël Willems, CEO de Pharmasimple, se déclare "furieux et abasourdi" par les accusations ministérielles. Il dit se réserver le droit d'une action en justice. "Nous disposons de tous les documents qui prouvent qu'à aucun moment nous n'avons tenté de tirer profit de la situation, dit-il. Il n'y a eu aucune malhonnêteté de notre part, nous avions des accords de principe du cabinet sur les quantités comme sur l'acompte, et jamais nous n'avons augmenté nos prix repris dans la convention finale."

Ce lundi après-midi, Paris Match a publié les conventions qui contredisent la version ministérielle: il n'y aurait eu aucune augmeentation de prix. "Soit, des masques FFP2 au prix de 4,50 euros l'unité hors tva, et des modèles chirurgicaux à 89 cents l'unité hors tva comme convenu, écrit l'hebdomadaire. C'est-à-dire un montant global de 37 994 000 euros TVAC." Sous réserve d'élément contraire, il n'y aurait donc pas eu de volonté d'abuser du moment de la prt du fournisseur.

Dans l'incroyable saga de la pénurie de masques en Belgique, après les marchés publics tronqués et le stock détruit, voici donc un nouvel épisode qui vire au scandale.

La ministre de la Santé Maggie De Block et le ministre Philippe De Backer, président de la "Taskforce Shortages", expliquent dans un communiqué qu'une commande de millions de masques FFP2 a été annulée à cause d'un fournisseur peu scrupuleux. "Un fournisseur affirme dans la presse que le cabinet de la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, a annulé une commande pour notre pays de millions de masques FFP2. Il ne mentionne pas qu'il a lui-même violé les accords avec l'intention de tirer profit de la crise sanitaire mondiale. Nous souhaitons apporter des éclaircissements.", peut-on lire dans ce communiqué."Certes, le fournisseur a raison lorsqu'il affirme qu'il y a rupture de contrat. Mais il en est lui-même responsable : il a changé les modalités du bon de commande après que la commande ait été placée. En outre, il a soudainement exigé un acompte alors qu'il avait été convenu que le paiement serait effectué après que les masques auraient été livrés, donc au moment où la commande était sûre. Le cabinet de la ministre De Block a ensuite décidé de mettre fin aux discussions." Le fournisseur incriminé n'est autre que la société hennuyère Pharmasimple, un des leaders de la parapharmacie das le Benelux.Michaël Willems, CEO de Pharmasimple, se déclare "furieux et abasourdi" par les accusations ministérielles. Il dit se réserver le droit d'une action en justice. "Nous disposons de tous les documents qui prouvent qu'à aucun moment nous n'avons tenté de tirer profit de la situation, dit-il. Il n'y a eu aucune malhonnêteté de notre part, nous avions des accords de principe du cabinet sur les quantités comme sur l'acompte, et jamais nous n'avons augmenté nos prix repris dans la convention finale."Ce lundi après-midi, Paris Match a publié les conventions qui contredisent la version ministérielle: il n'y aurait eu aucune augmeentation de prix. "Soit, des masques FFP2 au prix de 4,50 euros l'unité hors tva, et des modèles chirurgicaux à 89 cents l'unité hors tva comme convenu, écrit l'hebdomadaire. C'est-à-dire un montant global de 37 994 000 euros TVAC." Sous réserve d'élément contraire, il n'y aurait donc pas eu de volonté d'abuser du moment de la prt du fournisseur.Dans l'incroyable saga de la pénurie de masques en Belgique, après les marchés publics tronqués et le stock détruit, voici donc un nouvel épisode qui vire au scandale.