Dans le milieu du journalisme, on s'active. Suite à l'initiative du journaliste Julien Cazenave, la rédaction Journalistes solidaires est créée. Cette rédaction collaborative rassemble professionnels du milieu, étudiants, mais aussi simples citoyens. Chaque jour, l'information est analysée. Si une info douteuse est repérée, celle-ci fait l'objet d'une analyse. "Selon la viralité d'un post et la faisabilité de l'enquête, les journalistes sont affectés sur des sujets pour revenir à la source de l'information.". La particularité de ce système ? La rédaction s'organise en Open Newsroom et propose donc aux autres internautes de visualiser l'avancée de l'enquête, voire d'y participer. Après enquête et vérification, chaque enquête est publiée via les différents canaux de l'association sous différents formats.

Du côté des GAFA, on a bien compris qu'empêcher la propagation de fake news devait constituer un des principaux combats de la décennie à venir. Durant le mois de mars, Facebook aurait supprimé des centaines de milliers de nouvelles liées au coronavirus. Au-delà de la désinformation que représentent ces publications, ceux-ci peuvent avoir une incidence sur la santé des gens. Le plus bel exemple reste celui des intoxications au désinfectant qui ne cessent d'augmenter aux États-Unis depuis la déclaration du Président Trump qui supposait en plein direct "qu'une injection de désinfectant neutralisait le virus en quelques minutes".

Les utilisateurs qui cliquent sur ce type d'intox, les commentent ou les partagent recevront désormais un message dans leur fil d'actualité, les incitant à consulter des sources sûres comme le site de l'Organisation mondiale de la Santé, a indiqué Mark Zuckerberg sur un blog de Facebook. Le PDG indiquait aussi qu'à l'heure actuelle, le dispositif avait redirigé plus de 2 milliards d'utilisateurs vers des informations considérées comme vérifiées. Cela représente pratiquement la totalité des utilisateurs de Facebook.

Désormais partenaire avec une soixantaine d'organisations de fact-checking, dont l'Agence France Presse, Facebook développe aussi son système de tag des informations considérées comme douteuses. Ainsi, les publications dont la véracité reste à prouver se verront désormais attribuées une "étiquette de mise en garde" visant prévenir les utilisateurs. Plus de 40 millions de contenus ont déjà reçu cette étiquette. Le résultat serait au rendez-vous : cette classification dissuaderait plus de 95% des internautes de cliquer sur le lien, selon Facebook.

Sur Whatsapp, l'application de messagerie instantanée appartenant aussi à Facebook, la lutte contre les intox bat son plein. Depuis début avril, les utilisateurs ne peuvent transférer un message qu'à cinq personnes maximum. La société demande également à ses utilisateurs de vérifier eux-mêmes les informations propagées, pour l'instant. En effet, un outil qui permettrait au destinataire de faire vérifier son message serait en développement.

Julien Roubaud

Dans le milieu du journalisme, on s'active. Suite à l'initiative du journaliste Julien Cazenave, la rédaction Journalistes solidaires est créée. Cette rédaction collaborative rassemble professionnels du milieu, étudiants, mais aussi simples citoyens. Chaque jour, l'information est analysée. Si une info douteuse est repérée, celle-ci fait l'objet d'une analyse. "Selon la viralité d'un post et la faisabilité de l'enquête, les journalistes sont affectés sur des sujets pour revenir à la source de l'information.". La particularité de ce système ? La rédaction s'organise en Open Newsroom et propose donc aux autres internautes de visualiser l'avancée de l'enquête, voire d'y participer. Après enquête et vérification, chaque enquête est publiée via les différents canaux de l'association sous différents formats. Du côté des GAFA, on a bien compris qu'empêcher la propagation de fake news devait constituer un des principaux combats de la décennie à venir. Durant le mois de mars, Facebook aurait supprimé des centaines de milliers de nouvelles liées au coronavirus. Au-delà de la désinformation que représentent ces publications, ceux-ci peuvent avoir une incidence sur la santé des gens. Le plus bel exemple reste celui des intoxications au désinfectant qui ne cessent d'augmenter aux États-Unis depuis la déclaration du Président Trump qui supposait en plein direct "qu'une injection de désinfectant neutralisait le virus en quelques minutes". Les utilisateurs qui cliquent sur ce type d'intox, les commentent ou les partagent recevront désormais un message dans leur fil d'actualité, les incitant à consulter des sources sûres comme le site de l'Organisation mondiale de la Santé, a indiqué Mark Zuckerberg sur un blog de Facebook. Le PDG indiquait aussi qu'à l'heure actuelle, le dispositif avait redirigé plus de 2 milliards d'utilisateurs vers des informations considérées comme vérifiées. Cela représente pratiquement la totalité des utilisateurs de Facebook. Désormais partenaire avec une soixantaine d'organisations de fact-checking, dont l'Agence France Presse, Facebook développe aussi son système de tag des informations considérées comme douteuses. Ainsi, les publications dont la véracité reste à prouver se verront désormais attribuées une "étiquette de mise en garde" visant prévenir les utilisateurs. Plus de 40 millions de contenus ont déjà reçu cette étiquette. Le résultat serait au rendez-vous : cette classification dissuaderait plus de 95% des internautes de cliquer sur le lien, selon Facebook. Sur Whatsapp, l'application de messagerie instantanée appartenant aussi à Facebook, la lutte contre les intox bat son plein. Depuis début avril, les utilisateurs ne peuvent transférer un message qu'à cinq personnes maximum. La société demande également à ses utilisateurs de vérifier eux-mêmes les informations propagées, pour l'instant. En effet, un outil qui permettrait au destinataire de faire vérifier son message serait en développement. Julien Roubaud