Il y a quelques jours, un ingénieur du groupe Aspel a entendu parler d'une entreprise qui se lançait dans l'impression 3D de pièces qui pourraient rendre plus sûres les poignées de porte. Malheureusement, cette technique d'impression est relativement lente. C'est alors que Vincent Pairet, CEO d'Aspel, a eu l'idée d'utiliser ses moyens de production pour recréer une version simplifiée. Avec l'accord de Wilfried Vancraen, le PDG de l'entreprise d'impression 3D : Materialise. Afin de produire ces poignées alternatives, l'entreprise nécessite des moules et des matières premières. Par chance, les fournisseurs ont tous accepté de jouer le jeu et ont mis à disposition les matériaux nécessaires. Le challenge : produire le plus possible de pièces en 10 jours et les distribuer aux hôpitaux et aux maisons de repos.

Des poignées de porte alternatives faciles à mettre en place et à produire

En quoi consiste le produit exactement ? Il s'agit d'une pièce qu'on ajoute sur une poignée de porte standard avec deux colsons. L'avantage, outre sanitaire, c'est qu'il n'y a pas besoin d'outils particuliers pour les attacher. Petit bémol, ça ne fonctionne pas (encore) sur toutes les poignées ; impossible de les attacher sur les poignées rondes, carrées ou plus originales.

Aspel
© Aspel

L'idée c'est de passer l'avant-bras entre la porte et cette pièce qui vient se poser verticalement sur la poignée. Ce qui permet de descendre la poignée. L'entreprise est capable de produire de 600 à 700 pièces par jour et pourrait augmenter sa production dans les prochains jours. Depuis ce mardi 14 avril, 2000 pièces ont déjà été fabriquées, notamment grâce à l'esprit d'équipe et d'entraide qui reigne au sein de l'entreprise et de ses partenaires.

Fabriquées dans l'urgence, les pièces ne sont pas homologuées au niveau du ministère de la Santé, mais Vincent Pairet rassure en rappelant "qu'on prend nos responsabilités si la pièce ne fonctionne pas. On a utilisé une matière première qui, elle, est acceptée pour les hôpitaux et qui ne retient pas les germes". Aussi, il va de soi que l'entreprise n'est pas spécialisée dans domaine médical, mais l'avantage c'est qu'elle peut fabriquer des pièces en grande quantité et très rapidement.

Qui peut en bénéficier ?

L'idée, c'est d'abord de l'offrir à ceux qui en ont le plus besoin : les hôpitaux et les maisons de repos. Pour l'instant, le produit est en test dans différents foyers. La maison de repos "Golden Morgen" de Lontzen, près d'Eupen, les a installés et en félicité Aspel. Une autre à Walhain Saint Paul, une du côté de Namur et qu'en France les testent également.

Un énorme merci à Jonathan Dessart et sa firme Aspel Eupen ( https://aspel-group.com) pour son soutien et son...

Geplaatst door Pascal Kiné op Vrijdag 10 april 2020

L'entreprise envisage aussi de fournir des bureaux ou d'autres espaces de travail. Mais ces milieux n'étant pas dans l'urgence, Aspel envisage plutôt un système de donations. Vincent Pairet précise que "si certains en veulent, ils peuvent participer à notre projet en faisant un don sur un compte qu'on a mis en place. Ce qui nous permettrait de faire d'autres produits". Grâce à ces dons, Aspel pourrait aussi produire des pièces pour des respirateurs artificiels.

Si le produit fonctionne, Vincent Pairet n'exclut pas la possibilité d'en fournir aux particuliers mais rappelle encore une fois que "la priorité va vers les maisons de repos". Par contre, la priorité suivante, ce sera les écoles, aussi gratuitement.

Il y a quelques jours, un ingénieur du groupe Aspel a entendu parler d'une entreprise qui se lançait dans l'impression 3D de pièces qui pourraient rendre plus sûres les poignées de porte. Malheureusement, cette technique d'impression est relativement lente. C'est alors que Vincent Pairet, CEO d'Aspel, a eu l'idée d'utiliser ses moyens de production pour recréer une version simplifiée. Avec l'accord de Wilfried Vancraen, le PDG de l'entreprise d'impression 3D : Materialise. Afin de produire ces poignées alternatives, l'entreprise nécessite des moules et des matières premières. Par chance, les fournisseurs ont tous accepté de jouer le jeu et ont mis à disposition les matériaux nécessaires. Le challenge : produire le plus possible de pièces en 10 jours et les distribuer aux hôpitaux et aux maisons de repos.En quoi consiste le produit exactement ? Il s'agit d'une pièce qu'on ajoute sur une poignée de porte standard avec deux colsons. L'avantage, outre sanitaire, c'est qu'il n'y a pas besoin d'outils particuliers pour les attacher. Petit bémol, ça ne fonctionne pas (encore) sur toutes les poignées ; impossible de les attacher sur les poignées rondes, carrées ou plus originales. L'idée c'est de passer l'avant-bras entre la porte et cette pièce qui vient se poser verticalement sur la poignée. Ce qui permet de descendre la poignée. L'entreprise est capable de produire de 600 à 700 pièces par jour et pourrait augmenter sa production dans les prochains jours. Depuis ce mardi 14 avril, 2000 pièces ont déjà été fabriquées, notamment grâce à l'esprit d'équipe et d'entraide qui reigne au sein de l'entreprise et de ses partenaires.Fabriquées dans l'urgence, les pièces ne sont pas homologuées au niveau du ministère de la Santé, mais Vincent Pairet rassure en rappelant "qu'on prend nos responsabilités si la pièce ne fonctionne pas. On a utilisé une matière première qui, elle, est acceptée pour les hôpitaux et qui ne retient pas les germes". Aussi, il va de soi que l'entreprise n'est pas spécialisée dans domaine médical, mais l'avantage c'est qu'elle peut fabriquer des pièces en grande quantité et très rapidement.L'idée, c'est d'abord de l'offrir à ceux qui en ont le plus besoin : les hôpitaux et les maisons de repos. Pour l'instant, le produit est en test dans différents foyers. La maison de repos "Golden Morgen" de Lontzen, près d'Eupen, les a installés et en félicité Aspel. Une autre à Walhain Saint Paul, une du côté de Namur et qu'en France les testent également. L'entreprise envisage aussi de fournir des bureaux ou d'autres espaces de travail. Mais ces milieux n'étant pas dans l'urgence, Aspel envisage plutôt un système de donations. Vincent Pairet précise que "si certains en veulent, ils peuvent participer à notre projet en faisant un don sur un compte qu'on a mis en place. Ce qui nous permettrait de faire d'autres produits". Grâce à ces dons, Aspel pourrait aussi produire des pièces pour des respirateurs artificiels. Si le produit fonctionne, Vincent Pairet n'exclut pas la possibilité d'en fournir aux particuliers mais rappelle encore une fois que "la priorité va vers les maisons de repos". Par contre, la priorité suivante, ce sera les écoles, aussi gratuitement.