"Ce n'est pas parce que cela va un peu mieux dans l'augmentation des cas qu'il faut baisser la garde", a toutefois prévenu M. Van Laethem. "C'est le moment ou jamais de faire particulièrement attention afin d'évoluer vers un plateau et redescendre le plus rapidement possible."

La répartition par âge montre qu'une diminution des moyennes hebdomadaires est constatée chez les jeunes enfants de moins de 10 ans, un public déjà peu touché par le nouveau coronavirus. Pour Yves Van Laethem, cela démontre qu'il n'y a pas de réel problème de transmission qui se présente en milieu scolaire, alors que les élèves ont repris le chemin de l'école depuis près d'un mois à présent.

Par contre, dans les autres tranches d'âge, les chiffres continuent d'augmenter, notamment chez les personnes de plus de 60 ans. Sur les sept derniers jours, 669 nouveaux cas de Covid-19 ont ainsi été diagnostiqués dans cette tranche d'âge contre 542 (-120) la semaine qui a précédé.

Le nombre de nouvelles infections est à la hausse dans toutes les provinces. C'est de nouveau Bruxelles qui totalise le plus grand nombre de nouveaux cas, même si le taux d'augmentation semble doucement ralentir. "323 nouveaux cas par jour ont été recensés en moyenne la semaine passée, ce qui n'est plus qu'une augmentation de +11% contre 75% par jour la semaine précédente", a souligné M. Van Laethem. "Ça veut dire qu'on est devant une cassure de la courbe qu'on espère voir s'accentuer."

Bruxelles détient par ailleurs le taux de positivité le plus élevé en Belgique. Quelque 10% des tests pratiqués se révèlent positifs dans la capitale. Il s'agit de plus du double de la moyenne nationale, qui s'élevait à 4,7% entre le 17 et le 23 septembre. "Cela confirme qu'il y a une réelle circulation du virus dans la capitale et pas simplement une augmentation du dépistage", a commenté le porte-parole interfédéral Covid-19.

En ce qui concerne les admissions à l'hôpital, elles sont également en hausse. Il y en a eu 64 en moyenne par jour au cours de la période allant du 18 au 24 septembre, soit une augmentation de 41% par rapport à la semaine qui a précédé. En tout, 654 patients sont hospitalisés en Belgique pour une infection confirmée au Covid-19, dont 135 se trouvent en soins intensifs. Le plus grand nombre d'admissions (1/3) concerne la région bruxelloise. Suivent ensuite les provinces de Flandre orientale, de Liège et d'Anvers, qui comptabilisent chacune environ 10% des nouvelles admissions.

Pour cette même période, la moyenne quotidienne des décès journaliers s'élevait à 4,4 décès, en augmentation par rapport aux 2,4 décès par jour de la semaine qui a précédé (+82%). A deux reprises la semaine dernière, huit décès pour cause de coronavirus ont été recensés. Au total, 9.974 malades ont péri en Belgique depuis le début de l'épidémie.

Les premières mesures complémentaires entrent en vigueur à Bruxelles

A partir de ce lundi, les débits de boissons (bars et cafés) de la capitale doivent fermer leurs portes à 23h00, conformément aux décisions prises samedi par la cellule bruxelloise de crise. La mesure en vigueur pendant trois semaines sera évaluée.

Contrairement à ce que des protagonistes de la réunion de samedi et plusieurs médias ont laissé entendre, les rassemblements de plus de dix personnes restent interdits de jour comme de nuit à Bruxelles, comme ailleurs. Le dernier Conseil national de sécurité ne l'a nullement remis en question, pas plus que les cinq autres "règles d'or" (respect des règles d'hygiène; pratique des activités de préférence à l'extérieur; penser aux personnes vulnérables; distance d'au moins 1,5 m; limitation des contacts rapprochés).

A Bruxelles, la cellule de crise a décidé de renforcer le contrôle du respect des règles de rassemblement entre 23h et 6h, après la fermeture des bars et cafés. Les restaurants pourront quant à eux fermer leurs portes à 1h du matin, comme depuis le début de l'été.

Toujours dans la capitale, c'est à partir de ce lundi également que l'ensemble des autres commerces vendant des boissons et produits alimentaires même à titre accessoire et les librairies comportant une salle de jeux devront fermer à 22h00, comme, jusqu'ici, les night shop. Enfin, il ne sera plus autorisé de consommer des aliments ou boissons sur les marchés publics.

La cellule bruxelloise de crise réunissant les bourgmestres des 19 communes de la capitale, la haut fonctionnaire Viviane Scholliers, les représentants de la Commission communautaire commune et des zones de police a également pris d'autres mesures qui entreront en vigueur jeudi, le 1er octobre.

Ainsi, le port du masque "couvrant le nez et la bouche", obligatoire sur tout l'espace public de la capitale depuis le 12 août dernier, le restera dans les lieux forts fréquentés comme les commerces et les abords d'écoles. Ces zones, et les heures d'application de l'obligation de port seront fixées, pour chaque commune, par les bourgmestres d'ici là.

Il faudra en permanence avoir un masque sur soi pour pouvoir l'utiliser dès que l'on arrive dans une zone de port obligatoire. En dehors de ces zones, le port du masque restera fortement recommandé dès que la situation ne permet pas de respecter la distanciation physique.

Au-delà de la progression jugée inquiétante du nombre de contaminations à Bruxelles, la cellule de crise a justifié les nouvelles mesures prises par le constat d'une légère augmentation des cas dans la catégorie d'âge des plus de 65 ans et le niveau d'hospitalisation revenu à celui de fin mai.

La cellule bruxelloise de crise a aussi relevé que la plupart des contaminations interviennent dans le milieu familial, dans le milieu professionnel et dans les bars et les cafés.

Les cellules de crise de plusieurs provinces (e.a. Liège, Anvers, Brabant wallon) devraient se réunir quant à elles lundi pour se pencher elles aussi sur l'évolution à la hausse du nombre de contaminations et envisager, le cas échéant des mesures complémentaires.

"Ce n'est pas parce que cela va un peu mieux dans l'augmentation des cas qu'il faut baisser la garde", a toutefois prévenu M. Van Laethem. "C'est le moment ou jamais de faire particulièrement attention afin d'évoluer vers un plateau et redescendre le plus rapidement possible." La répartition par âge montre qu'une diminution des moyennes hebdomadaires est constatée chez les jeunes enfants de moins de 10 ans, un public déjà peu touché par le nouveau coronavirus. Pour Yves Van Laethem, cela démontre qu'il n'y a pas de réel problème de transmission qui se présente en milieu scolaire, alors que les élèves ont repris le chemin de l'école depuis près d'un mois à présent. Par contre, dans les autres tranches d'âge, les chiffres continuent d'augmenter, notamment chez les personnes de plus de 60 ans. Sur les sept derniers jours, 669 nouveaux cas de Covid-19 ont ainsi été diagnostiqués dans cette tranche d'âge contre 542 (-120) la semaine qui a précédé. Le nombre de nouvelles infections est à la hausse dans toutes les provinces. C'est de nouveau Bruxelles qui totalise le plus grand nombre de nouveaux cas, même si le taux d'augmentation semble doucement ralentir. "323 nouveaux cas par jour ont été recensés en moyenne la semaine passée, ce qui n'est plus qu'une augmentation de +11% contre 75% par jour la semaine précédente", a souligné M. Van Laethem. "Ça veut dire qu'on est devant une cassure de la courbe qu'on espère voir s'accentuer." Bruxelles détient par ailleurs le taux de positivité le plus élevé en Belgique. Quelque 10% des tests pratiqués se révèlent positifs dans la capitale. Il s'agit de plus du double de la moyenne nationale, qui s'élevait à 4,7% entre le 17 et le 23 septembre. "Cela confirme qu'il y a une réelle circulation du virus dans la capitale et pas simplement une augmentation du dépistage", a commenté le porte-parole interfédéral Covid-19. En ce qui concerne les admissions à l'hôpital, elles sont également en hausse. Il y en a eu 64 en moyenne par jour au cours de la période allant du 18 au 24 septembre, soit une augmentation de 41% par rapport à la semaine qui a précédé. En tout, 654 patients sont hospitalisés en Belgique pour une infection confirmée au Covid-19, dont 135 se trouvent en soins intensifs. Le plus grand nombre d'admissions (1/3) concerne la région bruxelloise. Suivent ensuite les provinces de Flandre orientale, de Liège et d'Anvers, qui comptabilisent chacune environ 10% des nouvelles admissions. Pour cette même période, la moyenne quotidienne des décès journaliers s'élevait à 4,4 décès, en augmentation par rapport aux 2,4 décès par jour de la semaine qui a précédé (+82%). A deux reprises la semaine dernière, huit décès pour cause de coronavirus ont été recensés. Au total, 9.974 malades ont péri en Belgique depuis le début de l'épidémie.Les premières mesures complémentaires entrent en vigueur à Bruxelles A partir de ce lundi, les débits de boissons (bars et cafés) de la capitale doivent fermer leurs portes à 23h00, conformément aux décisions prises samedi par la cellule bruxelloise de crise. La mesure en vigueur pendant trois semaines sera évaluée.Contrairement à ce que des protagonistes de la réunion de samedi et plusieurs médias ont laissé entendre, les rassemblements de plus de dix personnes restent interdits de jour comme de nuit à Bruxelles, comme ailleurs. Le dernier Conseil national de sécurité ne l'a nullement remis en question, pas plus que les cinq autres "règles d'or" (respect des règles d'hygiène; pratique des activités de préférence à l'extérieur; penser aux personnes vulnérables; distance d'au moins 1,5 m; limitation des contacts rapprochés). A Bruxelles, la cellule de crise a décidé de renforcer le contrôle du respect des règles de rassemblement entre 23h et 6h, après la fermeture des bars et cafés. Les restaurants pourront quant à eux fermer leurs portes à 1h du matin, comme depuis le début de l'été. Toujours dans la capitale, c'est à partir de ce lundi également que l'ensemble des autres commerces vendant des boissons et produits alimentaires même à titre accessoire et les librairies comportant une salle de jeux devront fermer à 22h00, comme, jusqu'ici, les night shop. Enfin, il ne sera plus autorisé de consommer des aliments ou boissons sur les marchés publics. La cellule bruxelloise de crise réunissant les bourgmestres des 19 communes de la capitale, la haut fonctionnaire Viviane Scholliers, les représentants de la Commission communautaire commune et des zones de police a également pris d'autres mesures qui entreront en vigueur jeudi, le 1er octobre. Ainsi, le port du masque "couvrant le nez et la bouche", obligatoire sur tout l'espace public de la capitale depuis le 12 août dernier, le restera dans les lieux forts fréquentés comme les commerces et les abords d'écoles. Ces zones, et les heures d'application de l'obligation de port seront fixées, pour chaque commune, par les bourgmestres d'ici là. Il faudra en permanence avoir un masque sur soi pour pouvoir l'utiliser dès que l'on arrive dans une zone de port obligatoire. En dehors de ces zones, le port du masque restera fortement recommandé dès que la situation ne permet pas de respecter la distanciation physique. Au-delà de la progression jugée inquiétante du nombre de contaminations à Bruxelles, la cellule de crise a justifié les nouvelles mesures prises par le constat d'une légère augmentation des cas dans la catégorie d'âge des plus de 65 ans et le niveau d'hospitalisation revenu à celui de fin mai. La cellule bruxelloise de crise a aussi relevé que la plupart des contaminations interviennent dans le milieu familial, dans le milieu professionnel et dans les bars et les cafés. Les cellules de crise de plusieurs provinces (e.a. Liège, Anvers, Brabant wallon) devraient se réunir quant à elles lundi pour se pencher elles aussi sur l'évolution à la hausse du nombre de contaminations et envisager, le cas échéant des mesures complémentaires.