Le virologue de la KULeuven ne voit pas dans les Pays-Bas un guide, qui annoncerait un reconfinement en Belgique. "D'une certaine manière, les Néerlandais nous ont rattrapé car ils étaient à la traîne. Ils n'imposent que maintenant le port du masque alors que nous l'avons fait depuis belle lurette", explique-t-il.

Marc Van Ranst met également en garde contre une surenchère de mesures entre les pays. En période de crise, on se compare avec le voisin et on se demande "pourquoi sommes-nous si laxistes par rapport aux autres", un réflexe souvent alimenté par l'opinion publique et les médias, selon le virologue.

Or, il ne faut pas laisser les pays voisins décider de notre gestion de l'épidémie, plaide M. Van Ranst, qui admet toutefois que leurs décisions importent tout de même pour la Belgique. "Ce que le président français Emmanuel Macron dira mercredi soir à la télévision constituera une sorte de bible pour le Comité de concertation de vendredi, surtout pour la partie francophone du pays."

Marc Van Ranst présage que le Comité de concertation mettra l'accent vendredi sur le télétravail. "Restez travailler chez vous deviendra le nouveau slogan, même s'il ne peut naturellement être appliqué par tous. Un chauffeur de bus aura du mal à travailler de chez lui."

Concernant les contacts rapprochés, la question est plutôt de voir dans quelle mesure la règle est suivie, considère le virologue. "Je n'ai pas l'impression que les règles soient correctement suivies. Le gouvernement doit absolument appeler à leur strict respect."

M. Van Ranst comprend l'intention de protéger certains secteurs, comme l'enseignement. "Mais nous devons aussi comprendre que la tension sur le système de santé devient insoutenable. Le chiffre de 7.000 nouvelles contaminations en un jour (vendredi dernier, NDLR) doit vraiment être réduit, sinon nous ne tiendrons pas le coup. Également concernant les tests. On a donc besoin de mesures solides."

Ce qui n'est pas aisé, avec une population lassée des restrictions et il "sera encore plus difficile de remporter l'adhésion de la population que lors de la première vague".

Le virologue flamand espère que le nouveau gouvernement fédéral proposera "une politique audacieuse mais équilibrée. Une approche européenne serait l'idéal mais ça ne reste qu'un rêve", conclut-il.

Le virologue de la KULeuven ne voit pas dans les Pays-Bas un guide, qui annoncerait un reconfinement en Belgique. "D'une certaine manière, les Néerlandais nous ont rattrapé car ils étaient à la traîne. Ils n'imposent que maintenant le port du masque alors que nous l'avons fait depuis belle lurette", explique-t-il. Marc Van Ranst met également en garde contre une surenchère de mesures entre les pays. En période de crise, on se compare avec le voisin et on se demande "pourquoi sommes-nous si laxistes par rapport aux autres", un réflexe souvent alimenté par l'opinion publique et les médias, selon le virologue. Or, il ne faut pas laisser les pays voisins décider de notre gestion de l'épidémie, plaide M. Van Ranst, qui admet toutefois que leurs décisions importent tout de même pour la Belgique. "Ce que le président français Emmanuel Macron dira mercredi soir à la télévision constituera une sorte de bible pour le Comité de concertation de vendredi, surtout pour la partie francophone du pays." Marc Van Ranst présage que le Comité de concertation mettra l'accent vendredi sur le télétravail. "Restez travailler chez vous deviendra le nouveau slogan, même s'il ne peut naturellement être appliqué par tous. Un chauffeur de bus aura du mal à travailler de chez lui." Concernant les contacts rapprochés, la question est plutôt de voir dans quelle mesure la règle est suivie, considère le virologue. "Je n'ai pas l'impression que les règles soient correctement suivies. Le gouvernement doit absolument appeler à leur strict respect." M. Van Ranst comprend l'intention de protéger certains secteurs, comme l'enseignement. "Mais nous devons aussi comprendre que la tension sur le système de santé devient insoutenable. Le chiffre de 7.000 nouvelles contaminations en un jour (vendredi dernier, NDLR) doit vraiment être réduit, sinon nous ne tiendrons pas le coup. Également concernant les tests. On a donc besoin de mesures solides." Ce qui n'est pas aisé, avec une population lassée des restrictions et il "sera encore plus difficile de remporter l'adhésion de la population que lors de la première vague". Le virologue flamand espère que le nouveau gouvernement fédéral proposera "une politique audacieuse mais équilibrée. Une approche européenne serait l'idéal mais ça ne reste qu'un rêve", conclut-il.