Le gouvernement et la ministre de l'Éducation, Caroline Désir, ont élaboré des plans selon deux scénarios possibles. Dans le premier, les mesures de confinement, qui s'étendent actuellement jusqu'au 19 avril, prennent fin et la rentrée scolaire se déroule comme prévu le 20 avril. Alors rien ne change et les épreuves certificatives seront maintenues, indique un communiqué du cabinet de Mme Désir.

Second scénario: les mesures de confinement sont prolongées, ces examens seront alors annulés. "Il appartiendra aux conseils de classe de se prononcer sur la réussite des élèves et l'octroi des certificats sur base de leur travail régulier", précise le communiqué.

Des épreuves pas adaptées

Cette décision a été prise en fonction de "l'analyse effectuée par les services de l'administration et des avis exprimés par les acteurs de l'enseignement concernant les difficultés significatives que générerait le maintien des épreuves externes si la suspension des leçons était prolongée au-delà du 19 avril", explique le cabinet. Si les écoles restent fermées plus longtemps, trop de matière n'aura pas été vue par les élèves, qui manqueront en outre de pratique.

Les épreuves certificatives risquent dès lors de ne pas être adaptées au niveau de la majorité des élèves. Le contenu des examens est "en outre impossible à modifier, par exemple en retirant certaines questions qui porteraient sur de la matière non vue, puisque les apprentissages ne sont pas abordés dans le même ordre dans toutes les écoles". Par ailleurs, le temps consacré aux examens pourrait plutôt être récupéré pour rattraper le temps d'apprentissage perdu.

La ministre de l'Éducation demandera aux écoles et équipes éducatives, en cas d'annulation de ces épreuves, de "favoriser la poursuite des apprentissages jusqu'au 26 juin". Elles devront aussi éviter de concentrer les évaluations sous "forme d'une session de fin d'année". Ces évaluations ne pourront porter que sur les matières enseignées en classe. Le communiqué précise également que les écoles devront appliquer des "balises" pour encadrer les conditions de réussite. Ceci afin de respecter un principe d'équité et éviter de porter préjudice aux élèves dans la poursuite de leur parcours scolaire. Les procédures de recours seront également adaptées.

Ces recommandations et le contenu précis des balises "seront rapidement concertées avec les fédérations de pouvoirs organisateurs, les fédérations d'associations de parents et les organisations syndicales", assure la ministre.

Cours à distance

Si les cours restent suspendus au-delà du 19 avril, les écoles ne pourront aborder, dans le cadre des cours à distance, que des matières déjà vues en classe, "dans une logique de remédiation, consolidation, dépassement", comme c'est le cas actuellement. Les enseignants seront également vivement encouragés à "maintenir un lien social autour des apprentissages avec leurs élèves" et à "déterminer les élèves qui devront faire l'objet d'un suivi plus spécifique au moment de la reprise des leçons".

La ministre de l'Éducation souligne qu'il faut également préparer l'hypothèse d'une prolongation du confinement au-delà du 30 avril. Dans ce cas, il faudra mener une réflexion, en concertation avec les acteurs de l'enseignement, sur les conditions dans lesquelles de nouveaux apprentissages pourraient être éventuellement prodigués, "pour les élèves du 3e cycle du secondaire et en particulier ceux de dernière année, en tenant compte des particularités des différents types d'enseignement".

Le gouvernement et la ministre de l'Éducation, Caroline Désir, ont élaboré des plans selon deux scénarios possibles. Dans le premier, les mesures de confinement, qui s'étendent actuellement jusqu'au 19 avril, prennent fin et la rentrée scolaire se déroule comme prévu le 20 avril. Alors rien ne change et les épreuves certificatives seront maintenues, indique un communiqué du cabinet de Mme Désir.Second scénario: les mesures de confinement sont prolongées, ces examens seront alors annulés. "Il appartiendra aux conseils de classe de se prononcer sur la réussite des élèves et l'octroi des certificats sur base de leur travail régulier", précise le communiqué. Cette décision a été prise en fonction de "l'analyse effectuée par les services de l'administration et des avis exprimés par les acteurs de l'enseignement concernant les difficultés significatives que générerait le maintien des épreuves externes si la suspension des leçons était prolongée au-delà du 19 avril", explique le cabinet. Si les écoles restent fermées plus longtemps, trop de matière n'aura pas été vue par les élèves, qui manqueront en outre de pratique. Les épreuves certificatives risquent dès lors de ne pas être adaptées au niveau de la majorité des élèves. Le contenu des examens est "en outre impossible à modifier, par exemple en retirant certaines questions qui porteraient sur de la matière non vue, puisque les apprentissages ne sont pas abordés dans le même ordre dans toutes les écoles". Par ailleurs, le temps consacré aux examens pourrait plutôt être récupéré pour rattraper le temps d'apprentissage perdu.La ministre de l'Éducation demandera aux écoles et équipes éducatives, en cas d'annulation de ces épreuves, de "favoriser la poursuite des apprentissages jusqu'au 26 juin". Elles devront aussi éviter de concentrer les évaluations sous "forme d'une session de fin d'année". Ces évaluations ne pourront porter que sur les matières enseignées en classe. Le communiqué précise également que les écoles devront appliquer des "balises" pour encadrer les conditions de réussite. Ceci afin de respecter un principe d'équité et éviter de porter préjudice aux élèves dans la poursuite de leur parcours scolaire. Les procédures de recours seront également adaptées. Ces recommandations et le contenu précis des balises "seront rapidement concertées avec les fédérations de pouvoirs organisateurs, les fédérations d'associations de parents et les organisations syndicales", assure la ministre. Si les cours restent suspendus au-delà du 19 avril, les écoles ne pourront aborder, dans le cadre des cours à distance, que des matières déjà vues en classe, "dans une logique de remédiation, consolidation, dépassement", comme c'est le cas actuellement. Les enseignants seront également vivement encouragés à "maintenir un lien social autour des apprentissages avec leurs élèves" et à "déterminer les élèves qui devront faire l'objet d'un suivi plus spécifique au moment de la reprise des leçons". La ministre de l'Éducation souligne qu'il faut également préparer l'hypothèse d'une prolongation du confinement au-delà du 30 avril. Dans ce cas, il faudra mener une réflexion, en concertation avec les acteurs de l'enseignement, sur les conditions dans lesquelles de nouveaux apprentissages pourraient être éventuellement prodigués, "pour les élèves du 3e cycle du secondaire et en particulier ceux de dernière année, en tenant compte des particularités des différents types d'enseignement".