"Il ne s'agissait pas de s'interdire toute discussion avec des partis d'extrême droite, mais bien tout accord pour partager le pouvoir, rappelait, dans les colonnes du Soir, l'initiateur du projet, Jos Geysels, ancien secrétaire politique des écologistes flamands, réunis à l'époque sous la bannière Agalev. Pour nous, c'était la frontière à ne pas dépasser". Jusqu'à présent, ce cordon n'a jamais été rompu : depuis la création du parti d'extrême droite flamand en 1978, celui-ci n'a d'ailleurs jamais exercé de responsabilités dans un exécutif. Il est en revanche représenté sur les bancs du Parlement fédéral.

Le principe de ce mur de confinement avait été confirmé le 19 novembre 1992, toujours au nord du pays, par le CVP (aujourd'hui CD&V), les socialistes, les libéraux, les Verts et le parti aujourd'hui disparu ROSSEM. Ensemble, ces partis avaient condamné le programme en 70 points du Vlaams Blok, le jugeant contraire à la Convention européenne des droits de l'homme, "Le Conseil flamand constate que certaines de ces propositions sont empruntées au programme en 50 points du 16 novembre 1991 du Front national et ont pour objet d'isoler les immigrés en un groupe à la manière de l'apartheid et de les bannir progressivement de la vie sociale, de la même façon qu'à partir de 1933 les concitoyens juifs ont été traités dans l'Allemagne nazie".

Ce cordon sanitaire, qui visait à isoler le Vlaams Blok, transformé entretemps en Vlaams Belang, constitue donc un accord strictement politique entre les partis flamands, sans aucune base législative. Quinze ans plus tard, comme pour donner raison aux adeptes de ce principe, le Vlaams Blok était condamné pour racisme par la cour d'Appel de Gand.

Cet isolement politique de l'extrême droite est également appliqué par certains médias, notamment de service public, en Fédération Wallonie Bruxelles. Il est vrai que le Vlaams Belang ne dispose pas d'alter ego comparable dans le paysage politique du sud du pays. En Flandre, ce cordon sanitaire médiatique n'est pas d'application. On relèvera toutefois que le Vlaams Belang est la formation politique flamande qui a le plus massivement investi les réseaux sociaux pour asseoir sa campagne électorale, dans les semaines précédant le scrutin de ce 26 mai.

Lors des élections d'octobre dernier, la liste Forza Ninove emmenée par Guy d'Haesseleer, qui siège au Parlement flamand dans les rangs du Vlaams Belang, avait manqué de peu la majorité absolue. Une majorité s'était finalement constituée entre les autres partis démocratiques, laissant le Vlaams Belang dans l'opposition.

"Il ne s'agissait pas de s'interdire toute discussion avec des partis d'extrême droite, mais bien tout accord pour partager le pouvoir, rappelait, dans les colonnes du Soir, l'initiateur du projet, Jos Geysels, ancien secrétaire politique des écologistes flamands, réunis à l'époque sous la bannière Agalev. Pour nous, c'était la frontière à ne pas dépasser". Jusqu'à présent, ce cordon n'a jamais été rompu : depuis la création du parti d'extrême droite flamand en 1978, celui-ci n'a d'ailleurs jamais exercé de responsabilités dans un exécutif. Il est en revanche représenté sur les bancs du Parlement fédéral.Le principe de ce mur de confinement avait été confirmé le 19 novembre 1992, toujours au nord du pays, par le CVP (aujourd'hui CD&V), les socialistes, les libéraux, les Verts et le parti aujourd'hui disparu ROSSEM. Ensemble, ces partis avaient condamné le programme en 70 points du Vlaams Blok, le jugeant contraire à la Convention européenne des droits de l'homme, "Le Conseil flamand constate que certaines de ces propositions sont empruntées au programme en 50 points du 16 novembre 1991 du Front national et ont pour objet d'isoler les immigrés en un groupe à la manière de l'apartheid et de les bannir progressivement de la vie sociale, de la même façon qu'à partir de 1933 les concitoyens juifs ont été traités dans l'Allemagne nazie".Ce cordon sanitaire, qui visait à isoler le Vlaams Blok, transformé entretemps en Vlaams Belang, constitue donc un accord strictement politique entre les partis flamands, sans aucune base législative. Quinze ans plus tard, comme pour donner raison aux adeptes de ce principe, le Vlaams Blok était condamné pour racisme par la cour d'Appel de Gand.Cet isolement politique de l'extrême droite est également appliqué par certains médias, notamment de service public, en Fédération Wallonie Bruxelles. Il est vrai que le Vlaams Belang ne dispose pas d'alter ego comparable dans le paysage politique du sud du pays. En Flandre, ce cordon sanitaire médiatique n'est pas d'application. On relèvera toutefois que le Vlaams Belang est la formation politique flamande qui a le plus massivement investi les réseaux sociaux pour asseoir sa campagne électorale, dans les semaines précédant le scrutin de ce 26 mai.Lors des élections d'octobre dernier, la liste Forza Ninove emmenée par Guy d'Haesseleer, qui siège au Parlement flamand dans les rangs du Vlaams Belang, avait manqué de peu la majorité absolue. Une majorité s'était finalement constituée entre les autres partis démocratiques, laissant le Vlaams Belang dans l'opposition.