Ce point, très technique, est l'objet d'âpres négociations à la conférence climat de l'Onu entre les pays qui veulent s'assurer que ces marchés ne contrecarreront pas les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d'autres pays plus laxistes à cet égard.

A l'initiative du Costa Rica, une déclaration reprenant des "Principes de San Jose pour une ambition élevée et l'intégrité des marchés carbone internationaux" a été rédigée. L'idée derrière ce texte est "que les négociations ne débouchent pas sur un article 6 qui détricote l'accord de Paris", résume le ministre bruxellois de la Transition climatique et de l'Environnement, Alain Maron, dernier ministre belge présent samedi à Madrid. Selon lui, le draft mis sur la table par la présidence chilienne de la COP au sujet de l'article 6 est "déséquilibré" et ne convient pas car "il y a trop de trous dans la passoire".

Parmi les pays signataires des "Principes de San José" figurent notamment le Costa Rica mais aussi la Suisse, la Colombie, les Iles Marshall, l'Allemagne, la Suède, l'Autriche, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas ou encore la Norvège. La Belgique s'est ralliée à cette coalition, la Flandre ne s'y étant pas, cette fois, opposée.

Plus tôt lors de la COP25, qui se déroule depuis le 2 décembre dans la capitale espagnole, la Belgique n'avait pas été en mesure de signer un appel de la "High ambition coalition" à davantage d'ambition climatique, faute de consensus entre les trois Régions. En d'autres mots, la Flandre avait refusé de répondre favorablement à cet appel. Les marchés du carbone visent à permettre à un État A d'acheter des crédits carbone découlant d'un projet de réduction d'émissions de CO2 (par exemple, la construction d'éoliennes pour remplacer des énergies fossiles) dans un pays B et d'utiliser ces crédits dans le calcul de ses propres objectifs climatiques. Mais ces mécanismes, prévus par l'accord de Paris et censés aider à accélérer les réductions mondiales de CO2, peuvent avoir des effets pervers, comme le double comptage (qui verrait à la fois le pays A et le pays B comptabiliser les crédits carbone liés à un même projet).

Certains pays demandent en outre que les crédits liés au mécanisme du protocole de Kyoto puissent être reportés dans le nouveau système, ce que refusent catégoriquement les pays les plus vulnérables aux changements climatiques.

Ce point, très technique, est l'objet d'âpres négociations à la conférence climat de l'Onu entre les pays qui veulent s'assurer que ces marchés ne contrecarreront pas les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d'autres pays plus laxistes à cet égard. A l'initiative du Costa Rica, une déclaration reprenant des "Principes de San Jose pour une ambition élevée et l'intégrité des marchés carbone internationaux" a été rédigée. L'idée derrière ce texte est "que les négociations ne débouchent pas sur un article 6 qui détricote l'accord de Paris", résume le ministre bruxellois de la Transition climatique et de l'Environnement, Alain Maron, dernier ministre belge présent samedi à Madrid. Selon lui, le draft mis sur la table par la présidence chilienne de la COP au sujet de l'article 6 est "déséquilibré" et ne convient pas car "il y a trop de trous dans la passoire". Parmi les pays signataires des "Principes de San José" figurent notamment le Costa Rica mais aussi la Suisse, la Colombie, les Iles Marshall, l'Allemagne, la Suède, l'Autriche, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas ou encore la Norvège. La Belgique s'est ralliée à cette coalition, la Flandre ne s'y étant pas, cette fois, opposée. Plus tôt lors de la COP25, qui se déroule depuis le 2 décembre dans la capitale espagnole, la Belgique n'avait pas été en mesure de signer un appel de la "High ambition coalition" à davantage d'ambition climatique, faute de consensus entre les trois Régions. En d'autres mots, la Flandre avait refusé de répondre favorablement à cet appel. Les marchés du carbone visent à permettre à un État A d'acheter des crédits carbone découlant d'un projet de réduction d'émissions de CO2 (par exemple, la construction d'éoliennes pour remplacer des énergies fossiles) dans un pays B et d'utiliser ces crédits dans le calcul de ses propres objectifs climatiques. Mais ces mécanismes, prévus par l'accord de Paris et censés aider à accélérer les réductions mondiales de CO2, peuvent avoir des effets pervers, comme le double comptage (qui verrait à la fois le pays A et le pays B comptabiliser les crédits carbone liés à un même projet). Certains pays demandent en outre que les crédits liés au mécanisme du protocole de Kyoto puissent être reportés dans le nouveau système, ce que refusent catégoriquement les pays les plus vulnérables aux changements climatiques.