Vendredi, lors de son audition, Erika Vlieghe avait provoqué la stupeur des membres de la commission spéciale de l'assemblée régionale. "Nous étions très inquiets pour les maisons de repos. Vers la mi-mars, nous avons suggéré qu'une coupole interfédérale soit créée pour ces établissements mais les Régions ont refusé, en disant que c'était une compétence exclusivement régionale. Le message était clair pour nous et on s'est retiré", avait-elle expliqué.

Faux!, avait ensuite assuré le cabinet de la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale. "En mars, il y a eu différentes réunions au SPF Santé publique entre le fédéral et les entités fédérées pour préparer la rencontre du RMG, le Risk Management Group, le 27 mars. Des recommandations conjointes y ont été formulées, à charge pour les Régions, qui sont compétentes pour le secteur, de les mettre en oeuvre. Il n'y a jamais eu de proposition de créer un comité interfédéral", avait-il affirmé.

"La ministre Morreale dit que cette proposition n'a jamais été faite alors qu'elle apparaît bien dans les rapports du RMG (Risk Managment Group) qui gère la crise au niveau fédéral et qui comprend une représentation des régions", souligne ce samedi Germain Mugemangango, le chef de groupe du PTB au parlement wallon.

En réalité, s'il ne parle pas explicitement de la création d'une coupole interfédérale, ce document, daté du 20 mars, fait bien état d'une discussion sur la nécessité de développer et de renforcer des équipes mobiles pluridisciplinaires (OST-Outbreak Support Team), en particulier pour les maisons de repos. "Certaines entités fédérées travaillent déjà à ces équipes mobiles mais accueillent favorablement l'idée d'une task force au niveau fédéral, incluant la Défense, éventuellement MSF, des inspecteurs de l'Inami ou autres", peut-on notamment y lire. "Toute la clarté doit être faite à ce sujet. Une coordination nationale aurait vraiment aidé les maisons de repos et aurait sans doute épargné des vies. Cette idée a été manifestement évoquée dans un organe qui comprend une représentation de la Région wallonne. Nous devons savoir si cette mesure d'efficacité a été refusée et pourquoi", poursuit-il. Le parti réclame dès lors une commission spéciale d'urgence "en présence d'Erika Vlieghe, de Christie Morreale et des personnes qui représentent la Région wallonne au Risk Managment Group".

Vendredi, lors de son audition, Erika Vlieghe avait provoqué la stupeur des membres de la commission spéciale de l'assemblée régionale. "Nous étions très inquiets pour les maisons de repos. Vers la mi-mars, nous avons suggéré qu'une coupole interfédérale soit créée pour ces établissements mais les Régions ont refusé, en disant que c'était une compétence exclusivement régionale. Le message était clair pour nous et on s'est retiré", avait-elle expliqué. Faux!, avait ensuite assuré le cabinet de la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale. "En mars, il y a eu différentes réunions au SPF Santé publique entre le fédéral et les entités fédérées pour préparer la rencontre du RMG, le Risk Management Group, le 27 mars. Des recommandations conjointes y ont été formulées, à charge pour les Régions, qui sont compétentes pour le secteur, de les mettre en oeuvre. Il n'y a jamais eu de proposition de créer un comité interfédéral", avait-il affirmé. "La ministre Morreale dit que cette proposition n'a jamais été faite alors qu'elle apparaît bien dans les rapports du RMG (Risk Managment Group) qui gère la crise au niveau fédéral et qui comprend une représentation des régions", souligne ce samedi Germain Mugemangango, le chef de groupe du PTB au parlement wallon. En réalité, s'il ne parle pas explicitement de la création d'une coupole interfédérale, ce document, daté du 20 mars, fait bien état d'une discussion sur la nécessité de développer et de renforcer des équipes mobiles pluridisciplinaires (OST-Outbreak Support Team), en particulier pour les maisons de repos. "Certaines entités fédérées travaillent déjà à ces équipes mobiles mais accueillent favorablement l'idée d'une task force au niveau fédéral, incluant la Défense, éventuellement MSF, des inspecteurs de l'Inami ou autres", peut-on notamment y lire. "Toute la clarté doit être faite à ce sujet. Une coordination nationale aurait vraiment aidé les maisons de repos et aurait sans doute épargné des vies. Cette idée a été manifestement évoquée dans un organe qui comprend une représentation de la Région wallonne. Nous devons savoir si cette mesure d'efficacité a été refusée et pourquoi", poursuit-il. Le parti réclame dès lors une commission spéciale d'urgence "en présence d'Erika Vlieghe, de Christie Morreale et des personnes qui représentent la Région wallonne au Risk Managment Group".