La commission d'enquête parlementaire du parlement wallon a entamé ses travaux ce vendredi 10 septembre à 9h du matin. Un premier round d'observation. Il s'agit dans un premier temps d'écouter des acteurs et des professeurs pour mettre à niveau les connaissances des députés.

"Cette commission d'enquête va se dérouler en trois phases, rappelait cette semaine Eddy Fontaine, député PS, membre de la commisssion. La première, c'est la mise à niveau des connaissances avec des professeurs qui vont nous expliquer les problématiques des bassins versants, bref, la théorie. Le vendredi suivant, on débute les auditions. Puis, nous tirerons les conclusions et nous ferons des propositions."

Le travail de cette commission, présidée par le président du parlement wallon, Jean-Claude Marcourt (PS), devrait durer trois mois. S'il s'agit bien d'une commissin d'enquête, qui dispose des pouvoirs comparables à ceux d'un juge d'instruction, les trois partis de la majorité régionale (PS Ecolo et MR) ont bien précisé qu'il ne s'agissait pas d'aller à l'encontre de l'enquête judiciaire en cours par ailleurs.

Sylvie Marique, secrétaire générale du Service public de Wallonie, a entamé les travaux en remettant à plat le fonctionnement de la gestion d'une telle crise. "J'espère que mes explications vous ont permis d'avoir une meilleur vue sur le contexte institutionnel, mais aussi de la complexité de la répartition des compétences", a-t-elle clôturé, en évoquant "le rôle des nombreux intervenants dans ce genre de gestion". Elle souhaite que l'on puisse mettre en place des pistes d'amélioration.

Et cette complexité a été immédiatement pointée du doigt par les parlementaires, Jean-Claude Marcourt intervenant à plusieurs reprises pour cadenasser le débat et le ramener sur la question théorique.

"Dans une telle crise, il faut une gestion efficace, souligne Sabine Laruelle (MR). Plusieurs bourgmestres ont parlé d'une situtation de guerre. Dans une telle situation, il faut un ou deux généraux. Or, il y a cinq directeurs généraux, une secrétaire générale, je ne sais plus combien de directeurs... C'est une organisation en silos et je n'ai pas entendu le rôle de coordination."

"J'ai le sentiment que les morts auraient pû être évités si le mot d'ordre d'évacuation avait été donné", appuie Philippe Dodrimont (MR). "Cela a-t-il été le cas?" Une question, ordonne Jean-Claude Marcourt, qui sera abordée dans un deuxième temps.

Avant cela, Marie-Martine Schyns (CDH) avait, elle aussi, posé une série de questions sur la coordination entre les nombreux intervenants, la façon dont sont prises en considérations les alertes météo, ainsi que sur le rôle exact du centre de crise. "At-il un pouvoir de décision? A-t-il un contact avec les cabinets ministériels concernant ces alertes?"

Les écologistes, pour leur part, interrogent la "perte de contact" qui a été constatée lors des inondations du mois de juillet entre le niveau régional et des pouvoirs locaux. Là encore, le président de la commission intervient. La théorie, rien que la théorie...

Sylvie Marique, dans ses réponses, n'élude pas les critiques. "Il faut clarifier de façon univoque le rôle du centre de crise", dit-elle notamment. Elle se réfère aux recommandations faites par la commission fédérale relative à la gestion due la crise du Covid. Il convient de prévoir un décret, admet-elle, pour légitimer son travail, mais en tenant compte de la répartition des rôles et des liens avec le fédéral.

Le secrétaire général précise qu'à titre personnel, elle n'a pas un rôle opérationnel dans la gestion de la crise. Elle rappelle aussi comment, de façon générale, les centre de crise relaie les alertes vers les différents niveaux de pouvoir concernés.

"Quand il y a ces alertes, je les reçois sur mon mail et sur mon gsm", dit-elle. Sur base de ces informations, les autorités décisionnelles, sur le terrain, prennent les décisions." Soit le fédéral, soit les gouverneurs ou les bourgmestres prennent les décisions éventuelles d'évacuation. "Ce ne sont pas les fonctionnaires de la Région wallonne!"

L'opposition insiste: mais ces alertes, sont-elles relayées vers votre ministre de tutelle, le ministre-président wallon? Et la Région wallonne a-t-elle alors un rôle de coordination?

Au cours de ces semaines de travaux, bien des flous devront être levés. Reste à voir quelle sera la volonté politique de les lever. "Soyez sûr que nous aurons au fond des choses", tente de rassurer Jean-Claude Marcourt, après avoir rappelé à l'ordre le PTB.

La commission d'enquête parlementaire du parlement wallon a entamé ses travaux ce vendredi 10 septembre à 9h du matin. Un premier round d'observation. Il s'agit dans un premier temps d'écouter des acteurs et des professeurs pour mettre à niveau les connaissances des députés."Cette commission d'enquête va se dérouler en trois phases, rappelait cette semaine Eddy Fontaine, député PS, membre de la commisssion. La première, c'est la mise à niveau des connaissances avec des professeurs qui vont nous expliquer les problématiques des bassins versants, bref, la théorie. Le vendredi suivant, on débute les auditions. Puis, nous tirerons les conclusions et nous ferons des propositions."Le travail de cette commission, présidée par le président du parlement wallon, Jean-Claude Marcourt (PS), devrait durer trois mois. S'il s'agit bien d'une commissin d'enquête, qui dispose des pouvoirs comparables à ceux d'un juge d'instruction, les trois partis de la majorité régionale (PS Ecolo et MR) ont bien précisé qu'il ne s'agissait pas d'aller à l'encontre de l'enquête judiciaire en cours par ailleurs.Sylvie Marique, secrétaire générale du Service public de Wallonie, a entamé les travaux en remettant à plat le fonctionnement de la gestion d'une telle crise. "J'espère que mes explications vous ont permis d'avoir une meilleur vue sur le contexte institutionnel, mais aussi de la complexité de la répartition des compétences", a-t-elle clôturé, en évoquant "le rôle des nombreux intervenants dans ce genre de gestion". Elle souhaite que l'on puisse mettre en place des pistes d'amélioration.Et cette complexité a été immédiatement pointée du doigt par les parlementaires, Jean-Claude Marcourt intervenant à plusieurs reprises pour cadenasser le débat et le ramener sur la question théorique."Dans une telle crise, il faut une gestion efficace, souligne Sabine Laruelle (MR). Plusieurs bourgmestres ont parlé d'une situtation de guerre. Dans une telle situation, il faut un ou deux généraux. Or, il y a cinq directeurs généraux, une secrétaire générale, je ne sais plus combien de directeurs... C'est une organisation en silos et je n'ai pas entendu le rôle de coordination.""J'ai le sentiment que les morts auraient pû être évités si le mot d'ordre d'évacuation avait été donné", appuie Philippe Dodrimont (MR). "Cela a-t-il été le cas?" Une question, ordonne Jean-Claude Marcourt, qui sera abordée dans un deuxième temps.Avant cela, Marie-Martine Schyns (CDH) avait, elle aussi, posé une série de questions sur la coordination entre les nombreux intervenants, la façon dont sont prises en considérations les alertes météo, ainsi que sur le rôle exact du centre de crise. "At-il un pouvoir de décision? A-t-il un contact avec les cabinets ministériels concernant ces alertes?"Les écologistes, pour leur part, interrogent la "perte de contact" qui a été constatée lors des inondations du mois de juillet entre le niveau régional et des pouvoirs locaux. Là encore, le président de la commission intervient. La théorie, rien que la théorie...Sylvie Marique, dans ses réponses, n'élude pas les critiques. "Il faut clarifier de façon univoque le rôle du centre de crise", dit-elle notamment. Elle se réfère aux recommandations faites par la commission fédérale relative à la gestion due la crise du Covid. Il convient de prévoir un décret, admet-elle, pour légitimer son travail, mais en tenant compte de la répartition des rôles et des liens avec le fédéral.Le secrétaire général précise qu'à titre personnel, elle n'a pas un rôle opérationnel dans la gestion de la crise. Elle rappelle aussi comment, de façon générale, les centre de crise relaie les alertes vers les différents niveaux de pouvoir concernés. "Quand il y a ces alertes, je les reçois sur mon mail et sur mon gsm", dit-elle. Sur base de ces informations, les autorités décisionnelles, sur le terrain, prennent les décisions." Soit le fédéral, soit les gouverneurs ou les bourgmestres prennent les décisions éventuelles d'évacuation. "Ce ne sont pas les fonctionnaires de la Région wallonne!"L'opposition insiste: mais ces alertes, sont-elles relayées vers votre ministre de tutelle, le ministre-président wallon? Et la Région wallonne a-t-elle alors un rôle de coordination?Au cours de ces semaines de travaux, bien des flous devront être levés. Reste à voir quelle sera la volonté politique de les lever. "Soyez sûr que nous aurons au fond des choses", tente de rassurer Jean-Claude Marcourt, après avoir rappelé à l'ordre le PTB.