Ce lundi signe la phase la plus importante du déconfinement en Belgique : désormais, la liberté est la règle et les interdictions constituent l'exception. À l'heure où les restaurants et les bars rouvrent leurs portes, cette liberté retrouvée pourrait bien attirer les foules de clients, qui s'impatientent de se réunir entre amis pour partager les derniers potins, autour d'une bière, dans un véritable bar, cette fois-ci. Oublions ces e-peros qui n'ont su apaiser la soif de sociabilisation.
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Ce lundi signe la phase la plus importante du déconfinement en Belgique : désormais, la liberté est la règle et les interdictions constituent l'exception. À l'heure où les restaurants et les bars rouvrent leurs portes, cette liberté retrouvée pourrait bien attirer les foules de clients, qui s'impatientent de se réunir entre amis pour partager les derniers potins, autour d'une bière, dans un véritable bar, cette fois-ci. Oublions ces e-peros qui n'ont su apaiser la soif de sociabilisation.La prudence reste de mise. Si la "bulle" de personnes avec qui avoir un contact rapproché s'est enfin élargie, il ne faut pas oublier que les contacts physiques sont, du moins pour l'instant, à bannir. Évitons la bise, les accolades et les trop grandes démonstrations affectives. Il faut parfois savoir dire "stop", pour se protéger comme pour protéger les autres. Mais comment refuser les bras tendus d'un proche, sans pour autant le vexer ?Plutôt que de demander à son vis-à-vis de garder ses distances, mieux faut agir soi-même. Il est préférable de faire un simple pas en arrière, tout en précisant son souhait de respecter les règles de sécurité. On évitera ainsi de brusquer l'autre.Face à un proche (trop) câlin, adopter un ton moralisateur n'est pas la solution. Il est inutile de qualifier un proche d'irresponsable ou d'imprudent, celui-ci risquerait alors de se braquer. Mieux vaut expliquer à son ami que votre inquiétude est bien fondée, et qu'il ne s'agit là que de la simple expression de l'intérêt que vous lui portez.Pour les proches récalcitrants, mieux vaut prendre ses distances et éviter temporairement tout contact. "Si la relation vous met vous et vos amis en danger, il est parfaitement raisonnable de dire: "En fait, je ne peux pas te voir pour le moment... Je ne veux pas être responsable de la contamination de mes amis."", explique à la BBC Miriam Kirmayer, psychologue clinicienne spécialiste des relations amicales.Il est conseillé de toujours rester sur ses gardes. Par exemple, si vous vous présentez à une soirée qui devait normalement rassembler une dizaine de personnes, et que vous constatez qu'il y a beaucoup plus de monde que prévu et que les distances ne sont pas respectées, partez. Il est tout à fait normal et raisonnable de dire à votre hôte que vous ne vous sentez pas en sécurité dans cette situation et que vous préférez revenir lui dire "bonjour" à un autre moment.Faut-il couper tout contact avec l'un de vos proches, si celui-ci refuse de respecter vos demandes et limites ? Les experts répondent par la négative."Nous devrions tous avoir la possibilité de décider des termes non négociables dans nos relations. Cependant, une pandémie n'est pas nécessairement le moment idéal pour prendre des décisions si importantes à propos de nos amitiés",souligne Miriam Kirmayer.Afin d'éviter toute rupture inutile, la psychologue conseille de d'abord se poser les bonnes questions : "Ce refus d'être à l'écoute est-il un problème récurrent, ou est-il spécifique aux règles de distanciation sociale ? Avez-vous réellement essayé de partager votre inconfort et vos difficultés avec votre ami ? Lui avez-vous expliqué pourquoi son refus de respecter les gestes barrières vous dérangeait ?"Pour "sauver" une amitié, des solutions sont toujours envisageables. Tant que la distanciation sociale est de rigueur, pourquoi ne pas rester en contact uniquement virtuel ? Il est également préférable de bannir toute conversation sur le coronavirus, tant que la crise se poursuit. Cela vous évitera bien des disputes et désagréments.