Hier, en lisant un article m'informant que plus de 5000 personnes se sont rassemblées contre le Pacte sur les migrations à Bruxelles, quelle ne fut pas ma surprise d'y retrouver bon nombre d'amis catholiques et de voir y figurer parmi les initiateurs des organisations comme l'association des étudiants catholiques flamands (KVHV).

Une fois de plus, je me prends en pleine figure cette question qui obsède désormais mon quotidien : "comment peut-on être catholique et inhumain à ce point ?"

Des exemples comme ceux-là, j'en ai malheureusement des dizaines et, même s'ils défilent quotidiennement sur mon fil d'actualité Facebook, leur banalité n'arrive toujours pas à apaiser mon incompréhension. J'ai, par exemple, été ajoutée à un groupe de discussions entre catholiques belges et français où l'on retrouve des propositions comme le rétablissement des croisades. Outre ces propositions, le radicalisme et la violence verbale des membres entre eux m'interpellent fortement.

"Comment peut-on être catholique et inhumain à ce point ?"

Quand je lis l'Evangile, je n'y vois pourtant que des messages d'amour, d'ouverture, et de bienveillance. Jésus lui-même nous a laissé comme commandement principal "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Matthieu 22, 39). Hier encore, à l'heure du début de cette Marche contre le Pacte sur les migrations, retentissait dans toutes les Eglises du monde l'Evangile de Saint Luc : " Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n'en a point, et que celui qui a de quoi manger agisse de même" (Luc 3, 11). Certes, Jésus n'a pas pris de positions politiques, il n'a pas indiqué quel parti soutenir et a voulu nous laisser libres. En revanche, comment peut-on passer à côté de ce message d'accueil et du respect de son prochain ?

Et puis il y a ces questions bioéthiques dont les catholiques raffolent. Certains les adorent tellement qu'on dirait qu'ils préfèrent la vie de l'embryon dont la maman envisage de se faire avorter à celle du migrant qui fuit la guerre. Comme si toutes les vies n'avaient pas la même valeur !

La société a besoin de comprendre que toutes les personnes de confession catholique en Belgique ne sont pas des extrémistes.

Je ne dis certainement pas que les questions bioéthiques ne constituent pas de vrais enjeux qui doivent être débattus. Je regrette plutôt la rigidité, la condamnation et l'attitude moralisatrice qu'ont parfois certains catholiques qui se saisissent de ces questions (manif pour tous, marche pour la vie, etc.). A nouveau, où est l'amour dans tout ça ?

Si le courant catholique de droite identitaire et radical n'est, je l'espère, peut-être pas le plus suivi par les catholiques belges, il est malheureusement souvent le plus visible et le plus relayé par les médias et la société belge. Il fait également le plus de bruit sur la scène politique et sociale. Il donne l'image d'une religion fermée sur elle-même, vivant dans la peur de son prochain et en décalage avec les paroles de Celui qu'elle prétend suivre. Je le regrette amèrement.

Je le regrette amèrement car la religion catholique est et doit être autre chose que ce rejet. Et le monde a besoin de l'entendre. La société a besoin de comprendre que toutes les personnes de confession catholique en Belgique ne sont pas des extrémistes, ne marchent pas contre le Pacte sur les migrations, ne cèdent pas au repli identitaire, ne sont pas homophobes, ne sont pas climatosceptiques, ne rejettent pas le combat pour plus de justice sociale et ne sont pas incapables d'évoluer sur les questions bioéthiques. Au contraire, les Evangiles nous inspirent d'accueillir l'autre, de prendre soin de la Création et de baser nos vies et nos actions sur l'amour et la charité.

Pour l'anecdote, l'autre jour, je publiais une réflexion similaire sur mon mur Facebook. Parallèlement au tollé créé et à l'échange d'insultes qui en a suivi, j'ai également reçu beaucoup de messages de soutien comme par exemple "ça fait du bien de voir qu'on n'est pas tous seul", "moi non plus je ne me reconnais pas dans le discours de ces cathos radicaux", ... J'ai même reçu des messages privés de personnes qui n'osaient pas dire publiquement qu'elles ne se reconnaissaient pas non plus dans cette branche catholique radicale.

"On n'est pas tout seul" ! Voilà peut-être la conclusion idéale de cette réflexion. Catholiques ayant à coeur de mettre l'Evangile au coeur de nos vies, ne nous replions pas sur nous-même, ne cédons pas à la peur et laissons l'Amour du Christ gagner nos coeurs et nous inspirer des combats politiques, économiques, sociaux, climatiques et bioéthiques justes et humains.

Hier, en lisant un article m'informant que plus de 5000 personnes se sont rassemblées contre le Pacte sur les migrations à Bruxelles, quelle ne fut pas ma surprise d'y retrouver bon nombre d'amis catholiques et de voir y figurer parmi les initiateurs des organisations comme l'association des étudiants catholiques flamands (KVHV). Une fois de plus, je me prends en pleine figure cette question qui obsède désormais mon quotidien : "comment peut-on être catholique et inhumain à ce point ?"Des exemples comme ceux-là, j'en ai malheureusement des dizaines et, même s'ils défilent quotidiennement sur mon fil d'actualité Facebook, leur banalité n'arrive toujours pas à apaiser mon incompréhension. J'ai, par exemple, été ajoutée à un groupe de discussions entre catholiques belges et français où l'on retrouve des propositions comme le rétablissement des croisades. Outre ces propositions, le radicalisme et la violence verbale des membres entre eux m'interpellent fortement. Quand je lis l'Evangile, je n'y vois pourtant que des messages d'amour, d'ouverture, et de bienveillance. Jésus lui-même nous a laissé comme commandement principal "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Matthieu 22, 39). Hier encore, à l'heure du début de cette Marche contre le Pacte sur les migrations, retentissait dans toutes les Eglises du monde l'Evangile de Saint Luc : " Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n'en a point, et que celui qui a de quoi manger agisse de même" (Luc 3, 11). Certes, Jésus n'a pas pris de positions politiques, il n'a pas indiqué quel parti soutenir et a voulu nous laisser libres. En revanche, comment peut-on passer à côté de ce message d'accueil et du respect de son prochain ? Et puis il y a ces questions bioéthiques dont les catholiques raffolent. Certains les adorent tellement qu'on dirait qu'ils préfèrent la vie de l'embryon dont la maman envisage de se faire avorter à celle du migrant qui fuit la guerre. Comme si toutes les vies n'avaient pas la même valeur !Je ne dis certainement pas que les questions bioéthiques ne constituent pas de vrais enjeux qui doivent être débattus. Je regrette plutôt la rigidité, la condamnation et l'attitude moralisatrice qu'ont parfois certains catholiques qui se saisissent de ces questions (manif pour tous, marche pour la vie, etc.). A nouveau, où est l'amour dans tout ça ? Si le courant catholique de droite identitaire et radical n'est, je l'espère, peut-être pas le plus suivi par les catholiques belges, il est malheureusement souvent le plus visible et le plus relayé par les médias et la société belge. Il fait également le plus de bruit sur la scène politique et sociale. Il donne l'image d'une religion fermée sur elle-même, vivant dans la peur de son prochain et en décalage avec les paroles de Celui qu'elle prétend suivre. Je le regrette amèrement. Je le regrette amèrement car la religion catholique est et doit être autre chose que ce rejet. Et le monde a besoin de l'entendre. La société a besoin de comprendre que toutes les personnes de confession catholique en Belgique ne sont pas des extrémistes, ne marchent pas contre le Pacte sur les migrations, ne cèdent pas au repli identitaire, ne sont pas homophobes, ne sont pas climatosceptiques, ne rejettent pas le combat pour plus de justice sociale et ne sont pas incapables d'évoluer sur les questions bioéthiques. Au contraire, les Evangiles nous inspirent d'accueillir l'autre, de prendre soin de la Création et de baser nos vies et nos actions sur l'amour et la charité. Pour l'anecdote, l'autre jour, je publiais une réflexion similaire sur mon mur Facebook. Parallèlement au tollé créé et à l'échange d'insultes qui en a suivi, j'ai également reçu beaucoup de messages de soutien comme par exemple "ça fait du bien de voir qu'on n'est pas tous seul", "moi non plus je ne me reconnais pas dans le discours de ces cathos radicaux", ... J'ai même reçu des messages privés de personnes qui n'osaient pas dire publiquement qu'elles ne se reconnaissaient pas non plus dans cette branche catholique radicale. "On n'est pas tout seul" ! Voilà peut-être la conclusion idéale de cette réflexion. Catholiques ayant à coeur de mettre l'Evangile au coeur de nos vies, ne nous replions pas sur nous-même, ne cédons pas à la peur et laissons l'Amour du Christ gagner nos coeurs et nous inspirer des combats politiques, économiques, sociaux, climatiques et bioéthiques justes et humains.