Deux ministres, Maggie De Block (Open VLD, Santé) et Marie-Christine Marghem (MR, Energie), sont en train de miner le peu de crédit dont disposait encore le gouvernement Wilmès II auprès du personnel soignant. Et ce au moment où la Première ministre elle-même tente de renouer tant bien que mal le dialogue, notamment en visitant des hôpitaux ou en publiant, ce mardi matin, un communiqué commun inhabituel avec l'association Take Care of Care, qui se bat précisément pour faire entendre la voix des soignants.

Marie-Christine Marghem est connue pour son franc-parler. Sur LN24, elle répété ce matin qu'elle ne regrettait pas les propos tenus ce week-end, suite aux images fortes du personnel soignant tournant le dos à la Première ministre lors de son arrivée à l'hôpital Saint-Pierre. "Je n'ai pas parlé d'enfants gâtés, mais d'enfants qui n'ont pas obtenu ce qu'ils voulaient, a-t-elle tenu à préciser, sans se contredire pour autant. Je désapprouve que quand une autorité rend visite au personnel soignant pour se rendre compte de la situation, écouter le retour du terrain et tracer des perspectives pour le secteur des soins de santé, que nous respectons, que nous défendons, on lui tourne le dos. Je regrette que le respect que l'autorité fédérale place dans cette visite ne reçoive pas un respect d'égale mesure. Il ne s'agit pas de faire une haie d'honneur pour applaudir, la question n'est pas là."

Cette réaffirmation forte des propos controversés, dont ses détracteurs retiendront évidemment la désapprobation de la mesure symbolique du personnel soignant et non le soutien affiché à celui-ci, a immédiatement fait l'objet de réactions outrées sur les réseaux sociaux, où l'on parle notamment de "réflexions tout à fait déplacées". Cette nouvelle sortie de la ministre survient en outre alors que son président de parti, Georges-Louis Bouchez, l'avait recadrée en affirmant pour sa part : "Le personnel soignant doit être respecté, sa colère aussi."

Marie-Christine Marghem rejoint de la sorte Maggie De Block en tant que cible privilégiée d'une grogne soignante qui ne cesse de monter. Des préavis de grève ont été déposés dans les hôpitaux. La fronde se focalise sur le manque de valorisation des métiers, les économies faites ces dernières années dans les soins de santé et les arrêtés ministériels déposés par la ministre de la Santé pour permettre de 'réquisitionner' des aides-soignantes pour venir en aide aux infirmiers. L'intention initiale était d'anticiper une éventuelle pénurie, mais le message reçu a été tout autre : "On brade notre diplôme".

Le parler vrai et l'attitude nonchalante de Maggie De Block a furieusement tendance à exaspérer un "terrain" qui recense ses bourdes depuis le début de la crise et appelle régulièrement à sa démission. "Je ne pense pas qu'on me demandera à nouveau d'être ministre, a ironisé ce week-end la principale intéressée" Non sans défendre son bilan : "On fera les comptes plus tard mais jusqu'à présent, je constate que ous avons pris les décisions justes au bon moment."

Tout cela ne va pas aider Sophie Wilmès, qui publie donc ce mardi matin un communiqué commun avec l'association Take Care of Care dans lequel elle dit : "Un des aspects importants abordés est celui de l'impact de cette crise sur l'épuisement physique et psychologique des soignants, dont on connaît l'implication et l'entier dévouement ces derniers mois face à des conditions souvent difficiles. Une attention particulière sera apportée à des mesures spécifiques dans les prochaines semaines." Il lui faudra beaucoup de persuasion pour convaincre.

Deux ministres, Maggie De Block (Open VLD, Santé) et Marie-Christine Marghem (MR, Energie), sont en train de miner le peu de crédit dont disposait encore le gouvernement Wilmès II auprès du personnel soignant. Et ce au moment où la Première ministre elle-même tente de renouer tant bien que mal le dialogue, notamment en visitant des hôpitaux ou en publiant, ce mardi matin, un communiqué commun inhabituel avec l'association Take Care of Care, qui se bat précisément pour faire entendre la voix des soignants.Marie-Christine Marghem est connue pour son franc-parler. Sur LN24, elle répété ce matin qu'elle ne regrettait pas les propos tenus ce week-end, suite aux images fortes du personnel soignant tournant le dos à la Première ministre lors de son arrivée à l'hôpital Saint-Pierre. "Je n'ai pas parlé d'enfants gâtés, mais d'enfants qui n'ont pas obtenu ce qu'ils voulaient, a-t-elle tenu à préciser, sans se contredire pour autant. Je désapprouve que quand une autorité rend visite au personnel soignant pour se rendre compte de la situation, écouter le retour du terrain et tracer des perspectives pour le secteur des soins de santé, que nous respectons, que nous défendons, on lui tourne le dos. Je regrette que le respect que l'autorité fédérale place dans cette visite ne reçoive pas un respect d'égale mesure. Il ne s'agit pas de faire une haie d'honneur pour applaudir, la question n'est pas là."Cette réaffirmation forte des propos controversés, dont ses détracteurs retiendront évidemment la désapprobation de la mesure symbolique du personnel soignant et non le soutien affiché à celui-ci, a immédiatement fait l'objet de réactions outrées sur les réseaux sociaux, où l'on parle notamment de "réflexions tout à fait déplacées". Cette nouvelle sortie de la ministre survient en outre alors que son président de parti, Georges-Louis Bouchez, l'avait recadrée en affirmant pour sa part : "Le personnel soignant doit être respecté, sa colère aussi."Marie-Christine Marghem rejoint de la sorte Maggie De Block en tant que cible privilégiée d'une grogne soignante qui ne cesse de monter. Des préavis de grève ont été déposés dans les hôpitaux. La fronde se focalise sur le manque de valorisation des métiers, les économies faites ces dernières années dans les soins de santé et les arrêtés ministériels déposés par la ministre de la Santé pour permettre de 'réquisitionner' des aides-soignantes pour venir en aide aux infirmiers. L'intention initiale était d'anticiper une éventuelle pénurie, mais le message reçu a été tout autre : "On brade notre diplôme".Le parler vrai et l'attitude nonchalante de Maggie De Block a furieusement tendance à exaspérer un "terrain" qui recense ses bourdes depuis le début de la crise et appelle régulièrement à sa démission. "Je ne pense pas qu'on me demandera à nouveau d'être ministre, a ironisé ce week-end la principale intéressée" Non sans défendre son bilan : "On fera les comptes plus tard mais jusqu'à présent, je constate que ous avons pris les décisions justes au bon moment."Tout cela ne va pas aider Sophie Wilmès, qui publie donc ce mardi matin un communiqué commun avec l'association Take Care of Care dans lequel elle dit : "Un des aspects importants abordés est celui de l'impact de cette crise sur l'épuisement physique et psychologique des soignants, dont on connaît l'implication et l'entier dévouement ces derniers mois face à des conditions souvent difficiles. Une attention particulière sera apportée à des mesures spécifiques dans les prochaines semaines." Il lui faudra beaucoup de persuasion pour convaincre.