Bien loin des algorithmes compliqués ou encore de censeurs high-tech, la manière est en réalité d'une simplicité à toute épreuve.

Point d'estimations hasardeuses

"C'est du travail purement manuel", explique Ilse Van de keere, porte-parole de la police de Bruxelles au Standaard. "On compte à vue. Un certain nombre de points de comptages sont déterminés sur le trajet de la manifestation. La plupart du temps, il s'agit d'une large avenue où il y a une bonne vue d'ensemble. Depuis ce poste d'observation, on compte combien de personnes marchent par rangée. Après quelques rangées, on peut établir une moyenne du nombre de personnes par rangée. Il suffit alors de multiplier ce chiffre par le nombre de rangées comptées." Cela peut sembler un peu simpliste et à la grosse louche. Pourtant, à la police, on assure que les chiffres se révèlent très proches de la réalité. "Lors d'une manifestation test où tous les manifestants ont été comptés un par un, la police a relevé une différence inférieure de 10% entre les deux méthodes" peut-on lire dans de Standaard.

On croise avec les autres données

Les chiffres obtenus par la police sont aussi comparés à ceux fournis par les autres acteurs. Par exemple avec ceux de la SNCB. Pour la manifestation de dimanche, la compagnie ferroviaire a ainsi estimé que 30 800 personnes s'étaient rendues à la manifestation en train.

Pour les manifestations syndicales, ce sont les syndicats qui leur indiquent combien de membres sont inscrits comme participants à la manifestation, mais aussi le nombre de bus prévus.

Enfin, lors de grands évènements, comme celui de ce dimanche, la police fait aussi appel à un hélicoptère pour une meilleure vue d'ensemble.

Traditionnellement, l'évaluation de la police est toutefois inférieure à celle des organisateurs. Les forces de l'ordre se bornent à dire qu'elles cherchent simplement à être le plus objectives possible.

Bien loin des algorithmes compliqués ou encore de censeurs high-tech, la manière est en réalité d'une simplicité à toute épreuve. "C'est du travail purement manuel", explique Ilse Van de keere, porte-parole de la police de Bruxelles au Standaard. "On compte à vue. Un certain nombre de points de comptages sont déterminés sur le trajet de la manifestation. La plupart du temps, il s'agit d'une large avenue où il y a une bonne vue d'ensemble. Depuis ce poste d'observation, on compte combien de personnes marchent par rangée. Après quelques rangées, on peut établir une moyenne du nombre de personnes par rangée. Il suffit alors de multiplier ce chiffre par le nombre de rangées comptées." Cela peut sembler un peu simpliste et à la grosse louche. Pourtant, à la police, on assure que les chiffres se révèlent très proches de la réalité. "Lors d'une manifestation test où tous les manifestants ont été comptés un par un, la police a relevé une différence inférieure de 10% entre les deux méthodes" peut-on lire dans de Standaard. Les chiffres obtenus par la police sont aussi comparés à ceux fournis par les autres acteurs. Par exemple avec ceux de la SNCB. Pour la manifestation de dimanche, la compagnie ferroviaire a ainsi estimé que 30 800 personnes s'étaient rendues à la manifestation en train. Pour les manifestations syndicales, ce sont les syndicats qui leur indiquent combien de membres sont inscrits comme participants à la manifestation, mais aussi le nombre de bus prévus. Enfin, lors de grands évènements, comme celui de ce dimanche, la police fait aussi appel à un hélicoptère pour une meilleure vue d'ensemble. Traditionnellement, l'évaluation de la police est toutefois inférieure à celle des organisateurs. Les forces de l'ordre se bornent à dire qu'elles cherchent simplement à être le plus objectives possible.