Mercredi 2 septembre, les Affaires étrangères déclarent l'Espagne entière (à part Ténériffe) en zone rouge. Effectif à partir du vendredi 4 septembre. Seuls les voyages essentiels sont désormais permis.

"Une zone rouge ça veut dire qu'un citoyen belge ne peut pas être sur le territoire à moins d'avoir un motif essentiel. Il doit donc quitter le territoire espagnol", explique la porte-parole Sarah Saucin. 6600 touristes belges, partis avec Tui, sont dans le cas.

Jusqu'au 10 septembre, Tui, compagnie aérienne et tour opérateur, organise une action de rapatriement. Pour les personnes dont le retour était prévu après le 10 septembre, les réservations ont été modifiées pour des vols avant le 10 septembre, ou des avions vides sont envoyés et des vols supplémentaires organisés, pour ramener les personnes.

"Des personnes ont refusé le rapatriement, et ont préféré rester et voir comment cela allait évoluer", ajoute Sarah Saucin. "Nous ne forçons personne, bien sûr. Nous informons les voyageurs, et proposons des rapatriements. Mais nous ne sommes plus responsables des personnes qui refusent."

Jusqu'au 22 septembre, les vols vers l'Espagne sont suspendus. Seuls trois vols par semaine partiront, pour Alicante et Malaga, pour des personnes se déplaçant pour motif essentiel. 17.000 voyages sont ainsi annulés, entre ces deux dates.

Chez Brussels Airlines, les vols sont maintenus. "On suit la demande, avec les annulations et les réservations, et on prend les décisions en fonction. Mais en ce moment, on va les garder", indique la porte-parole Kim Daenen, en constatant un impact de la mesure des Affaires étrangères dans les réservations. Elle précise que même avant que l'Espagne ne soit estampillée zone rouge, la compagnie n'avait des vols que pour Alicante et Malaga.

Des vols spéciaux de rapatriement ne sont pas envoyés. Mais les voyageurs sont libres de modifier les billets et de revenir plus tôt, les réservations étant flexibles au vu des circonstances de voyage indécises.

Deux manières différentes de ramener les voyageurs, deux stratégies commerciales et de communication, mais au bout du compte ils arrivent en Belgique. Et quelles sont les mesures d'accueil pour les personnes en retour de zone rouge ?

Le suivi des voyageurs

"Les personnes ne peuvent pas monter dans l'avion si elles n'ont pas rempli le formulaire (pour les retours de l'étranger/arrivées en Belgique, ndlr)", explique Karine Moykens, responsable du comité interfédéral de testing et tracing. "C'est contrôlé au boarding."

Ensuite, elles arrivent à l'aéroport en Belgique. Direction le centre de dépistage. "Depuis le 8 septembre des centres de dépistage sont présents dans les aéroports. Celui de Zaventem est déjà opérationnel, les autres vont aussi devenir actifs sous peu", analyse Karine Moykens.

Les voyageurs en retour de zone rouge reçoivent un sms avec un code, après avoir rempli le formulaire. Avec ce code ils peuvent se rendre au centre de dépistage à l'aéroport, ou à un quelconque centre de prélèvement - le test étant obligatoire. Par le biais de ce code, le centre de tracing peut vérifier si la personne s'est faite tester, car le résultat du test renvoyé comporte le même code.

48 heures après le premier sms, le centre envoie un sms de rappel, si les résultats n'ont pas été reçus. Ensuite, le centre de contact appellera la personne, pour lui rappeler l'obligation et l'importance de faire un test.

La quarantaine est aussi obligatoire, pour les personnes revenant de zone rouge, soient-elles testées positives ou négatives. Un véritable outil de contrôle pour vérifier si la quarantaine est observée rigoureusement n'existe pas. Mais les responsables locaux peuvent avertir le centre de contact tracing si quelqu'un qui a été testé positif continue de voir des personnes et à sortir souvent. Les inspecteurs.trices d'hygiène régionaux.ales pourront alors assigner la personne à résidence. Ils ont aussi le droit de saisir la police, qui placera des agents devant la porte de la personne, si nécessaire. "Nous l'avons déjà fait, s'il y a vraiment un haut risque de transmission", conclut Karine Moykens.

Mercredi 2 septembre, les Affaires étrangères déclarent l'Espagne entière (à part Ténériffe) en zone rouge. Effectif à partir du vendredi 4 septembre. Seuls les voyages essentiels sont désormais permis."Une zone rouge ça veut dire qu'un citoyen belge ne peut pas être sur le territoire à moins d'avoir un motif essentiel. Il doit donc quitter le territoire espagnol", explique la porte-parole Sarah Saucin. 6600 touristes belges, partis avec Tui, sont dans le cas.Jusqu'au 10 septembre, Tui, compagnie aérienne et tour opérateur, organise une action de rapatriement. Pour les personnes dont le retour était prévu après le 10 septembre, les réservations ont été modifiées pour des vols avant le 10 septembre, ou des avions vides sont envoyés et des vols supplémentaires organisés, pour ramener les personnes. "Des personnes ont refusé le rapatriement, et ont préféré rester et voir comment cela allait évoluer", ajoute Sarah Saucin. "Nous ne forçons personne, bien sûr. Nous informons les voyageurs, et proposons des rapatriements. Mais nous ne sommes plus responsables des personnes qui refusent."Jusqu'au 22 septembre, les vols vers l'Espagne sont suspendus. Seuls trois vols par semaine partiront, pour Alicante et Malaga, pour des personnes se déplaçant pour motif essentiel. 17.000 voyages sont ainsi annulés, entre ces deux dates.Chez Brussels Airlines, les vols sont maintenus. "On suit la demande, avec les annulations et les réservations, et on prend les décisions en fonction. Mais en ce moment, on va les garder", indique la porte-parole Kim Daenen, en constatant un impact de la mesure des Affaires étrangères dans les réservations. Elle précise que même avant que l'Espagne ne soit estampillée zone rouge, la compagnie n'avait des vols que pour Alicante et Malaga. Des vols spéciaux de rapatriement ne sont pas envoyés. Mais les voyageurs sont libres de modifier les billets et de revenir plus tôt, les réservations étant flexibles au vu des circonstances de voyage indécises.Deux manières différentes de ramener les voyageurs, deux stratégies commerciales et de communication, mais au bout du compte ils arrivent en Belgique. Et quelles sont les mesures d'accueil pour les personnes en retour de zone rouge ?Le suivi des voyageurs"Les personnes ne peuvent pas monter dans l'avion si elles n'ont pas rempli le formulaire (pour les retours de l'étranger/arrivées en Belgique, ndlr)", explique Karine Moykens, responsable du comité interfédéral de testing et tracing. "C'est contrôlé au boarding."Ensuite, elles arrivent à l'aéroport en Belgique. Direction le centre de dépistage. "Depuis le 8 septembre des centres de dépistage sont présents dans les aéroports. Celui de Zaventem est déjà opérationnel, les autres vont aussi devenir actifs sous peu", analyse Karine Moykens.Les voyageurs en retour de zone rouge reçoivent un sms avec un code, après avoir rempli le formulaire. Avec ce code ils peuvent se rendre au centre de dépistage à l'aéroport, ou à un quelconque centre de prélèvement - le test étant obligatoire. Par le biais de ce code, le centre de tracing peut vérifier si la personne s'est faite tester, car le résultat du test renvoyé comporte le même code.48 heures après le premier sms, le centre envoie un sms de rappel, si les résultats n'ont pas été reçus. Ensuite, le centre de contact appellera la personne, pour lui rappeler l'obligation et l'importance de faire un test.La quarantaine est aussi obligatoire, pour les personnes revenant de zone rouge, soient-elles testées positives ou négatives. Un véritable outil de contrôle pour vérifier si la quarantaine est observée rigoureusement n'existe pas. Mais les responsables locaux peuvent avertir le centre de contact tracing si quelqu'un qui a été testé positif continue de voir des personnes et à sortir souvent. Les inspecteurs.trices d'hygiène régionaux.ales pourront alors assigner la personne à résidence. Ils ont aussi le droit de saisir la police, qui placera des agents devant la porte de la personne, si nécessaire. "Nous l'avons déjà fait, s'il y a vraiment un haut risque de transmission", conclut Karine Moykens.