" Si je suis à cette place, ce n'est pas parce que l'égalitarisme est dans notre ADN, mais bien parce que nos statuts garantissent la présence d'une femme à la coprésidence. Il faut aller plus loin. ", dit-elle. Avec son collègue Patrick Dupriez, elle a entamé un " plan d'ac...

" Si je suis à cette place, ce n'est pas parce que l'égalitarisme est dans notre ADN, mais bien parce que nos statuts garantissent la présence d'une femme à la coprésidence. Il faut aller plus loin. ", dit-elle. Avec son collègue Patrick Dupriez, elle a entamé un " plan d'action du secrétariat fédéral " dont Le Vif/L'Express a pu prendre connaissance. Il vise à rompre avec " la difficulté d'assurer la mixité des instances d'Ecolo " et " l'existence/ la persistence de rapports inégalitaires (voire violents) à l'interne ", présenté en conseil de fédération en décembre dernier. Après une phase d'audit faite d'entretiens, notamment avec des " femmes ayant vécu des discriminations à l'intérieur du parti ou des hommes en ayant été témoins ", il devra coupler initiatives culturelles (formations et sensibilisation pour les membres et les cadres des deux sexes, le bannissement des blagues sexistes et du dénigrement, etc. ) et engagements institutionnels, comme un " helpdesk " pour les mandataires féminins ou la garantie que pour les élections de 2018 et 2019, " la moitié des têtes de listes sont des hommes ". " Ce processus d'empowerment que nous voulons engager doit aboutir à ce qu'en 2018 et 2019, si nous devons entrer dans des exécutifs, nous ne nous retrouvions pas à trouver une femme à tout prix parce qu'aucune ne s'est portée candidate ", espère Zakia Khattabi.