Si le Premier ministre s'était montré très positif en juin dernier, lors du dernier Comité de concertation, et envisageait même "la suppression de toutes les restrictions dès ce 16 juillet", la présence du variant Delta en Europe a inversé la tendance. L'évolution épidémiologique actuelle en effet caractérisée par l'incertitude, a déclaré ce week-end le commissaire Corona Pedro Facon.
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Si le Premier ministre s'était montré très positif en juin dernier, lors du dernier Comité de concertation, et envisageait même "la suppression de toutes les restrictions dès ce 16 juillet", la présence du variant Delta en Europe a inversé la tendance. L'évolution épidémiologique actuelle en effet caractérisée par l'incertitude, a déclaré ce week-end le commissaire Corona Pedro Facon. Ni trop alarmiste ni même défaitiste, mais inquiet de la hausse des contaminations - en Belgique, mais également dans d'autres pays voisins - le commissaire appelle à la vigilance. "Nous savons que les infections augmentent fortement en raison du variant Delta, qui est 50 à 60% plus contagieux, mais aussi en raison de la suppression progressive des mesures et des interventions non-pharmaceutiques, les contacts sociaux et les voyages. "Durant les sept derniers jours, on comptait en moyenne 758,9 cas quotidiens, soit une hausse de 64%. Pas question donc de relâcher notre attention. "Nous devons surveiller la situation de près, et voir ce qui se passe dans des pays comme le Royaume-Uni, Israël, le Portugal et comment le ratio infection-hospitalisation y est affecté par le pourcentage de vaccination."Pour se défendre contre le variant Delta, la vaccination semble être la seule solution à ce jour. "Tous les vaccins empêchent très bien, à 90-95%, les hospitalisations et les décès après une vaccination complète. C'est une très bonne nouvelle face au variant Delta avec lequel, si vous êtes infecté, vous avez deux fois plus de chances d'être hospitalisé", se réjouit le commissaire.Il déplore néanmoins une insuffisance de la couverture vaccinale, notamment chez les personnes souffrant d'affections sous-jacentes ou les personnes de plus de 65 ans. Ainsi, 40 % des personnes avec comorbidité, soit 600.000 personnes, ne sont pas encore complètement vaccinées et 20% des personnes de plus de 65 ans, soit 440.000 personnes, ne sont pas encore complètement vaccinées. Pour rappel, il s'agit du groupe le plus vulnérable."C'est précisément pourquoi nous vaccinons également des groupes de population moins vulnérables, comme les jeunes et les personnes d'âge moyen. De cette manière, nous réduisons les infections, la circulation du virus et nous créons une immunité collective", ajoute-t-il. Lui et son équipe présenteront vendredi une analyse approfondie de la situation et conseilleront les décideurs politiques quant à la stratégie à envisager à court terme, et pour les prochains mois. Mais selon lui, les discussions devraient aboutir soit sur un statu quo, soit sur un renforcement des mesures."Les lignes de défense pour la gestion des risques, en termes de prévention et de sensibilisation, de réglementation des voyages, de tests, de gestion des épidémies, de suivi des contacts, d'isolement de suivi et de quarantaine, etc. doivent être maintenues et renforcées sur différents fronts", explique-t-il.Les experts préconisent également d'autres mesures concernant la ventilation et la qualité de l'air. Quant aux gestes barrières, pas de gros changements non plus: le respect de la distanciation et le port du masque dans certains lieux devraient être maintenus. Pour l'heure, rien n'est encore fixé. Il ne s'agit que de simples recommandations. Aux politiques maintenant de décider de les suivre ou non. Une chose est sûre: il ne devrait plus être question d'assouplissements.