Les mesures d'assouplissement du "plan été" dans le cadre de la crise sanitaire sont maintenues, a indiqué lundi le Premier ministre, Alexander De Croo, à l'issue d'un comité de concertation avec les représentants des Communautés et Régions. Face à la circulation du variant delta de la covid-19, les contrôles seront en revanche renforcés.

"La vaccination avance très vite, c'est une bonne nouvelle. Il y a de moins en moins de corrélation entre les contaminations et les hospitalisations. Ça nous donne la possibilité de réduire pas à pas les restrictions. Dans une approche prudente", a déclaré le premier ministre Alexander De Croo.

Covid Safety Ticket

Un "covid safe ticket" fera son apparition dès le 13 août. Il pourra être utilisé pour les événements de plus de 1.500 personnes en extérieur. À partir du 1er septembre, il pourra également s'appliquer aux événements en intérieur. Pourront recevoir ce ticket les personnes vaccinées depuis plus de deux semaines, qui présentent un certificat de rétablissement ou un test négatif récent.

Grâce à ce ticket, les règles de port du masque, de distanciation et celles mises en place par le "covid/event infrastructure risk model" ne sont plus d'application. Les organisateurs devront toutefois prévoir un plan de gestion de la foule, respecter les précautions sanitaires et assurer une ventilation adéquate en incluant l'utilisation d'un compteur de CO2.

Une nouvelle procédure pour les retour de voyage

Les voyageurs de retour d'une zone de l'Union européenne ou de l'espace Schengen "à haut risque", c'est-à-dire où des variants dangereux du coronavirus circulent, et qui ne sont pas complètement vaccinées devront faire un test PCR au 1er et au 7e jour de leur retour, quelle que soit la couleur de la zone, a indiqué le Premier ministre, Alexander De Croo, à l'issue du comité de concertation. Un résultat positif à un test PCR impliquera une obligation de quarantaine de 10 jours.

Pour le moment, aucun pays de la zone Schengen ne se trouve dans une situation où la circulation de variants est telle que la règle devrait être appliquée, a précisé le Premier ministre.

Le test du jour 1 n'est pas nécessaire si la personne en question a déjà subi un test PCR dans les 72 heures précédant son arrivée sur le territoire belge.

Les contrôles visant les formulaires de localisation des passagers (les "passenger locator form" -PLF) et les certificats covid numériques seront renforcés, surtout dans les aéroports et les gares.

Il n'y aura pas de marche arrière. Les libertés actuelles ne seront pas remises en question par le Codeco, aujourd'hui après-midi.

La préoccupation majeure des derniers jours était surtout de savoir si la Belgique allait imiter son voisin français, en imposant la vaccination pour le personnel soignant d'une part, et en rendant obligatoire le pass sanitaire pour avoir accès à de nombreux lieux publics, d'autre part. Il n'en sera rien.

Le Comité de concertation recommande par ailleurs aux organisateurs de camps de jeunesses de veiller au dépistage général des encadrants et des jeunes participants avant leur départ, afin d'éviter que des personnes contaminées ne participent au camp.

Les différents gouvernements insistent également sur l'obligation du port du masque dans une série d'endroits (magasins, transports publics, salles de conférence, etc.), du respect des distances de sécurité et d'une ventilation suffisante.

La majorité des experts s'accorde pour dire qu'un durcissement significatif des mesures n'est pas nécessaire pour le moment. La semaine passée, Yves Van Laethem confiait au Vif qu'il n'imaginait pas la Belgique se calquer sur la France, en précisant que la situation vaccinale et sanitaire des deux pays n'était pas identique.

Sur VTM, Steven Van Gucht estimait également que durcir les mesures sanitaire "n'était pas nécessaire actuellement".

La Chambre donne son feu vert au "covid safe ticket"

La Chambre a donné lundi soir son feu vert en séance plénière à l'accord de coopération qui permet l'utilisation prochaine d'un "Covid Safe Ticket", sorte de "pass corona" pour assister à des évènements, par exemple.

Le Covid Safe Ticket devrait permettre l'organisation, en toute sécurité, de projets-pilotes avec public, puis d'évènements de masse. Le ministre fédéral de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, a estimé lors des échanges que l'exemple français était "mauvais": il n'est pas question chez nous de devoir présenter un "pass" pour accéder aux cafés ou restaurants.

Le ticket reprend le principe du certificat Covid numérique de l'UE: il pourra attester de la vaccination complète de son porteur, d'un récent test négatif ou d'une contamination passée datant d'il y a moins de 6 mois. Le but est d'anonymiser un maximum les données: les contrôleurs ne devraient voir qu'un écran rouge ou vert, sans autre détail sur la situation de la personne.

En comité de concertation, les gouvernements fédéral, régionaux et communautaires se sont mis d'accord sur certaines modalités du ticket qui pourra être utilisé pour les événements de plus de 1.500 personnes en extérieur à partir du 13 août et en intérieur à partir du 1er septembre.

(Avec Belga)

Les mesures d'assouplissement du "plan été" dans le cadre de la crise sanitaire sont maintenues, a indiqué lundi le Premier ministre, Alexander De Croo, à l'issue d'un comité de concertation avec les représentants des Communautés et Régions. Face à la circulation du variant delta de la covid-19, les contrôles seront en revanche renforcés."La vaccination avance très vite, c'est une bonne nouvelle. Il y a de moins en moins de corrélation entre les contaminations et les hospitalisations. Ça nous donne la possibilité de réduire pas à pas les restrictions. Dans une approche prudente", a déclaré le premier ministre Alexander De Croo.Un "covid safe ticket" fera son apparition dès le 13 août. Il pourra être utilisé pour les événements de plus de 1.500 personnes en extérieur. À partir du 1er septembre, il pourra également s'appliquer aux événements en intérieur. Pourront recevoir ce ticket les personnes vaccinées depuis plus de deux semaines, qui présentent un certificat de rétablissement ou un test négatif récent. Grâce à ce ticket, les règles de port du masque, de distanciation et celles mises en place par le "covid/event infrastructure risk model" ne sont plus d'application. Les organisateurs devront toutefois prévoir un plan de gestion de la foule, respecter les précautions sanitaires et assurer une ventilation adéquate en incluant l'utilisation d'un compteur de CO2. Les voyageurs de retour d'une zone de l'Union européenne ou de l'espace Schengen "à haut risque", c'est-à-dire où des variants dangereux du coronavirus circulent, et qui ne sont pas complètement vaccinées devront faire un test PCR au 1er et au 7e jour de leur retour, quelle que soit la couleur de la zone, a indiqué le Premier ministre, Alexander De Croo, à l'issue du comité de concertation. Un résultat positif à un test PCR impliquera une obligation de quarantaine de 10 jours.Pour le moment, aucun pays de la zone Schengen ne se trouve dans une situation où la circulation de variants est telle que la règle devrait être appliquée, a précisé le Premier ministre. Le test du jour 1 n'est pas nécessaire si la personne en question a déjà subi un test PCR dans les 72 heures précédant son arrivée sur le territoire belge. Les contrôles visant les formulaires de localisation des passagers (les "passenger locator form" -PLF) et les certificats covid numériques seront renforcés, surtout dans les aéroports et les gares.Il n'y aura pas de marche arrière. Les libertés actuelles ne seront pas remises en question par le Codeco, aujourd'hui après-midi. La préoccupation majeure des derniers jours était surtout de savoir si la Belgique allait imiter son voisin français, en imposant la vaccination pour le personnel soignant d'une part, et en rendant obligatoire le pass sanitaire pour avoir accès à de nombreux lieux publics, d'autre part. Il n'en sera rien. Le Comité de concertation recommande par ailleurs aux organisateurs de camps de jeunesses de veiller au dépistage général des encadrants et des jeunes participants avant leur départ, afin d'éviter que des personnes contaminées ne participent au camp. Les différents gouvernements insistent également sur l'obligation du port du masque dans une série d'endroits (magasins, transports publics, salles de conférence, etc.), du respect des distances de sécurité et d'une ventilation suffisante.La majorité des experts s'accorde pour dire qu'un durcissement significatif des mesures n'est pas nécessaire pour le moment. La semaine passée, Yves Van Laethem confiait au Vif qu'il n'imaginait pas la Belgique se calquer sur la France, en précisant que la situation vaccinale et sanitaire des deux pays n'était pas identique. Sur VTM, Steven Van Gucht estimait également que durcir les mesures sanitaire "n'était pas nécessaire actuellement".(Avec Belga)