Cela s'appelle un rendez-vous manqué. Les mesures annoncées par le Comité de concertation sont "dures" et "difficiles" - selon les termes du Premier ministre, du ministre de la Santé et des ministres-présidents -, dans la continuité de celles prises la semaine passée. Les sports, la culture, l'enseignement supérieur ou les parcs d'attraction (pas animaliers en extérieur) sont concernés. Les écoles - déclarées "priorité politique nationale"- et l'économie sont préservés.

Cela provoque déjà une série de réactions résignées ou consternées face au manque de prise en considération de la gravité de la situation.

Les experts sont dépités et prennent conscience du fait que c'est désormais la "solidarité nationale" qui est chargée de lutter contre le Covid.Marius Gilbert et Leïla Belkhir ont lancé des appels à la responsabilité de tous.

"Vous, qui avez 100, 1000, 10.000, 100.000 followers sur FB, Insta ou par ici , lance Marius Gilbert. Vous qui voyez du monde tous les jours, sur le terrain, aidez-nous, aidez-vous ! Il est #minuitmoinsune votre influence peut sauver des vies, nos hôpitaux sont au bord du gouffre."

Il ajoute: "Aidez-nous à dire la prudence, la mesure, cette marche sur un tapis d'oeufs. Aidez-nous à dire que cette crasse nous concerne tous, que nous devons marcher en nous aidant les uns les autres. Aidez-nous à dire que le masque est la capote du corona. Un truc idiot, un truc pas cher, un truc pas beau, un truc qu'on a dans la poche et qu'on sort quand on aime ou respecte celui ou celle à qui on parle."

Leïla Belkhir relaie, elle aussi, un message à la responsabilité individuelle, tandis que Yves Coppieters (ULB) souligne: "Je ne pense pas que les mesures seront suffisantes". Et poste un message évoquant un "confinement volontaire".

"Pas d'Etat d'âme pour fermer totalement l'Horeca, souligne Sophie Rohonyi (DéFI). Par contre,une semaine plus tard, alors que la situation ds nos hôpitaux est encore plus CATASTROPHIQUE, le #begov RENONCE à toute mesure forte. Quelle contradiction avec le message du Premier ministre de limiter ses contacts à l'essentiel!"

Mùeùe son de cloche inquiet de la part de son président de parti, François De Smet: "Too little, too late. Ces mesures en pointillés ressemblent à un supplice chinois. Alors que nos citoyens seraient parfaitement aptes à entendre des mesures dures, mais justes et cohérentes. Les soignants le demandaient. Je suis de plus en plus inquiet."

"La montagne accouche d'une souris qui ne va pas aider à faire comprendre que la situation est grave et préoccupante", dit le chef de groupe socialiste au parlement francophone bruxellois, Jamal Ikazban.

Jean-Philippe Ducart, porte-parole de Test-Achats, se contente d'une image pour mesurer le caractère insuffisant des mesures, celle d'un gouvernement remplacé par le personnel soignant demandant de prendre soin des autres: "restez à la maison".

D'autres illustrent à leur manière, visuellement, le manque de prise en considération de la gravité de la situation dans les hôpitaux.

Cela s'appelle un rendez-vous manqué. Les mesures annoncées par le Comité de concertation sont "dures" et "difficiles" - selon les termes du Premier ministre, du ministre de la Santé et des ministres-présidents -, dans la continuité de celles prises la semaine passée. Les sports, la culture, l'enseignement supérieur ou les parcs d'attraction (pas animaliers en extérieur) sont concernés. Les écoles - déclarées "priorité politique nationale"- et l'économie sont préservés. Cela provoque déjà une série de réactions résignées ou consternées face au manque de prise en considération de la gravité de la situation.Les experts sont dépités et prennent conscience du fait que c'est désormais la "solidarité nationale" qui est chargée de lutter contre le Covid.Marius Gilbert et Leïla Belkhir ont lancé des appels à la responsabilité de tous. "Vous, qui avez 100, 1000, 10.000, 100.000 followers sur FB, Insta ou par ici , lance Marius Gilbert. Vous qui voyez du monde tous les jours, sur le terrain, aidez-nous, aidez-vous ! Il est #minuitmoinsune votre influence peut sauver des vies, nos hôpitaux sont au bord du gouffre." Il ajoute: "Aidez-nous à dire la prudence, la mesure, cette marche sur un tapis d'oeufs. Aidez-nous à dire que cette crasse nous concerne tous, que nous devons marcher en nous aidant les uns les autres. Aidez-nous à dire que le masque est la capote du corona. Un truc idiot, un truc pas cher, un truc pas beau, un truc qu'on a dans la poche et qu'on sort quand on aime ou respecte celui ou celle à qui on parle."Leïla Belkhir relaie, elle aussi, un message à la responsabilité individuelle, tandis que Yves Coppieters (ULB) souligne: "Je ne pense pas que les mesures seront suffisantes". Et poste un message évoquant un "confinement volontaire"."Pas d'Etat d'âme pour fermer totalement l'Horeca, souligne Sophie Rohonyi (DéFI). Par contre,une semaine plus tard, alors que la situation ds nos hôpitaux est encore plus CATASTROPHIQUE, le #begov RENONCE à toute mesure forte. Quelle contradiction avec le message du Premier ministre de limiter ses contacts à l'essentiel!"Mùeùe son de cloche inquiet de la part de son président de parti, François De Smet: "Too little, too late. Ces mesures en pointillés ressemblent à un supplice chinois. Alors que nos citoyens seraient parfaitement aptes à entendre des mesures dures, mais justes et cohérentes. Les soignants le demandaient. Je suis de plus en plus inquiet.""La montagne accouche d'une souris qui ne va pas aider à faire comprendre que la situation est grave et préoccupante", dit le chef de groupe socialiste au parlement francophone bruxellois, Jamal Ikazban.Jean-Philippe Ducart, porte-parole de Test-Achats, se contente d'une image pour mesurer le caractère insuffisant des mesures, celle d'un gouvernement remplacé par le personnel soignant demandant de prendre soin des autres: "restez à la maison".D'autres illustrent à leur manière, visuellement, le manque de prise en considération de la gravité de la situation dans les hôpitaux.