Elle a proposé de renvoyer les politiciens sur les bancs scolaires, en précisant que les jeunes, eux, continueraient à se mobiliser. D'après les organisateurs, plus de 4.000 personnes ont participé à la marche.

"Même pendant les jours de congé, nous sommes présents. Et quand nous, nous avons un mauvais bulletin, on nous met à la remédiation. Qui oserait nous renvoyer sur les bancs de l'école, alors qu'ils n'ont pas atteint les objectifs qui avaient été fixés? Il y a une proposition de taxe sur les billets d'avion: ce n'est pas suffisant, on doit faire bien plus que cela! Renvoyons les politiciens à leurs bancs scolaires, et continuons à nous mobiliser", a indiqué Adélaïde Charlier sur la place de l'Université, applaudie par les participants à cette neuvième mobilisation.

A Louvain-la-Neuve, les jeunes ont pu compter sur le soutien de scientifiques et de membres du personnel de l'UCLouvain, dont le professeur de climatologie Jean-Pascal van Ypersele, ex-vice-président du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Celui-ci brandissait d'ailleurs une pancarte indiquant "Vous ne pourrez pas ignorer les messages des jeunes comme vous avez ignoré les rapports du GIEC."

Selon Jean-Pascal van Ypersele, les décideurs politiques et économiques n'ont pas tenu compte des messages contenus dans les rapports du GIEC, alors que c'est l'habitabilité même de la planète qui est en jeu. "Ce mouvement des jeunes est très vivifiant, et ils le portent aujourd'hui dans plus de 500 villes, dans plus de 40 pays. C'est très encourageant et j'espère qu'ils vont faire bouger les choses: c'est plus difficile d'ignorer ce que dit un jeune qui vous regarde dans les yeux en s'interrogeant sur le futur, que de ranger un rapport du GIEC dans un tiroir", expliquait-il jeudi à Louvain-la-Neuve.