Les manifestants ont une nouvelle fois réclamé une politique climatique courageuse, en écho aux millions de citoyens qui se sont mobilisés à travers le monde ce vendredi pour signifier à la classe dirigeante que "notre maison brûle". "Nous devons continuer à parler du climat et à nous mobiliser si nous voulons placer l'urgence climatique au centre du débat", a affirmé la porte-parole francophone du mouvement Youth For Climate, Adélaïde Charlier.

Pour son alter ego néerlandophone, Anuna De Wever, "il ne s'agit que de la deuxième saison des mobilisations", a-t-elle lancé en fin de manifestation, annonçant une série de nouvelles actions, main dans la main avec "les travailleurs, les agriculteurs et les scientifiques".

Présent aux côtés des manifestants, le président de la Coalition Climat Nicolas Van Nuffel a rappelé que la Belgique dispose de 100 jours, à partir de dimanche, pour adapter son Plan National Energie-Climat (PNEC), qu'elle doit remettre à la Commission européenne en fin d'année, comme chaque Etat membre. A ce jour, "la Belgique n'est pas à la hauteur de l'Accord de Paris", a-t-il insisté. "Nous appelons le Premier ministre Charles Michel à être un homme d'action et emporter des engagements concrets dans ses valises pour New York". Lundi, le secrétaire général de l'ONU y a convoqué un sommet spécial au cours duquel il va demander aux dirigeants mondiaux de réviser à la hausse leurs engagements climatiques.

Un an après les premières manifestations en Belgique, les militants gardent espoir: "nous sommes toujours là et nous ne lâcherons pas! ", ont-ils scandé tout au long du parcours.

La marche de ce vendredi donnait le coup d'envoi d'une nouvelle semaine d'actions en faveur d'une politique climatique plus ambitieuse. Après celle-ci, "nous reviendrons encore tous les mois", ont martelé Anuna De Wever et Adélaïde Charlier face au parterre de manifestants venus les écouter au terme de la manifestation.

Des centaines de milliers de jeunes manifestaient ce vendredi à travers le monde. De Sydney à Séoul, en passant par Manille, Bali, Tokyo ou Bombay, l'Asie-Pacifique a donné le coup d'envoi de ce "Friday for Future" planétaire destiné à faire monter la pression sur les décideurs politiques et les entreprises.