Quelque 7.000 personnes ont participé ce dimanche à Liège à une Marche pour le climat délocalisée. Parti peu après midi de la gare des Guillemins, le cortège est passé par le boulevard d'Avroy et le boulevard de la Sauvenière pour arriver Place Saint-lambert. En bout de parcours, les manifestant ont rejoint le festival 'Nourrir Liège', pour la transition alimentaire. Estimés à 2000 au départ, le nombre de manifestants n'a fait qu'augmenter tout au long du parcours, pour finalement arriver à un chiffre de 7.000 personnes à l'Esplanade Saint-Léonard, selon la police.

"A la suite de la manifestation à Bruxelles, en décembre dernier, nous avons décidé de nous lancer dans un projet ancré à Liège. C'est une décentralisation du mouvement, avec des revendications nationales mais aussi locales", a expliqué Vanessa Lallemand, instigatrice de la marche avec Sébastien Morant. "Liège est une des villes où le nombre de jours avec une mauvaise qualité de l'air est le plus élevé. Cela a un impact néfaste sur tout le monde, en particulier sur les personnes sensibles comme les enfants ou les personnes âgées", a de son côté souligné Noé Lecocq, chargé de mission à la Fédération Inter-Environnement Wallonie au cours des discours prononcés en début de manifestation. "Il faut une vraie politique pour réduire la voiture en milieu urbain et développer les transports en communs ou le vélo. Il est tout à fait possible de revenir à des pratiques plus saines", a-t-il ajouté.

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La 3e grande manifestation dominicale pour le climat s'est élancée à Bruxelles

Plusieurs milliers de personnes ont marché pour le climat dimanche à Bruxelles, troisième rassemblement du genre dans la capitale de l'Europe depuis la fin de l'année passée.La police a compté 8.000 participants dimanche lors de cette marche qui a traversé une partie de la ville pour arriver près des institutions européennes.

C'est la troisième marche dominicale pour le Climat organisée à Bruxelles, et la participation est en nette baisse. La première avait rassemblé 65.000 personnes début décembre à quelques jours de la COP24 organisée en Pologne, puis environ 70.000 personnes s'étaient mobilisées fin janvier.

Ces marches s'ajoutent à la mobilisation des jeunes Belges qui ont décidé de défiler tous les jeudis jusqu'aux élections fin mai

La marche de dimanche se déroulait quelques jours après que les députés ont refusé de réviser un article de la Constitution qui aurait permis d'adopter une loi spécialement consacrée au climat en Belgique.

"Tout le monde attend maintenant les élections", a déclaré à l'AFP Kim Lê Quang, de Rise for Climate, quelques heures avant la manifestation.

Après la marche de janvier, des représentants des collectifs ont rencontré des membres de "toutes les institutions européennes", Parlement, Commission et Conseil, a raconté M. Lê Quang.

"On sentait qu'ils avaient envie d'écouter un peu les citoyens, mais en même temps c'est beaucoup trop lent", a déploré le militant.

"Par exemple au niveau du Conseil, on sait qu'il y a des pays qui bloquent toute avancée climatique, c'est pour ça que le Conseil reporte à chaque fois, or c'est très urgent, on demande que ce soit une priorité", a-t-il ajouté, appelant à organiser un sommet européen spécialement dédié à la lutte contre le changement climatique.

"Il y a beaucoup d'intérêts économiques et on voit dans les sommets que c'est d'abord la compétitivité, l'emploi et la croissance, et l'écologie vient souvent en dernier. Or si la planète devient invivable, le monde des affaires sera foutu aussi", a-t-il encore mis en garde.

La police a dû intervenir auprès de "gilets jaunes" après des "dégradations et agressions", ont indiqué les forces de l'ordre sur Twitter.

Selon l'agence Belga, une partie d'entre eux a quitté le cortège et brisé les vitres d'un bâtiment avant que la police les repousse dans une rue adjacente.

"Nous nous distancions totalement des casseurs" (Anuna De Wever)

La Marche pour le climat organisée ce dimanche à Bruxelles a été entachée par les dégradations commises par certains 'gilets jaunes' à hauteur de la rue de la Loi. Des actes dont les organisateurs de l'événement et ses figures de proue se distancient totalement.

"C'est dommage que des casseurs viennent détruire des choses car nous avons toujours manifesté de manière propre et pacifique. Nous nous distancions totalement de ces actes", a ainsi expliqué Anuna De Wever, l'une des figures de Youth for Climate.

"C'était vraiment décevant. C'est aussi pour ça que les gens continuent à manifester. Les politiciens doivent se rendre compte que moins ils font, plus nous, nous faisons. J'espère vraiment qu'ils ne vont pas nous ignorer. Nous continuerons à descendre dans la rue et c'est la démocratie", a conclu Anuna De Wever.