L'Affaire Climat s'inscrit dans une large dynamique : les Pays-Bas, mais aussi plus récemment la France, ont été amenés devant la Justice afin que leurs citoyen·ne·s soient assuré·e·s du respect des engagements climatiques.

En Belgique, le procès a été initié en 2014 par l'ASBL Klimaatzaak, qui est à présent rejointe par plus de 62.000 plaignant·e·s. L'objectif est d'engager la responsabilité de l'État. Par ce procès, elles.ils entendent ainsi défendre et protéger les générations présentes et futures, contre des dommages irrémédiables qu'engendrerait l'inaction climatique. Leur demande : une diminution des émissions de CO2 de 55 à 65 % d'ici à 2030 et la décarbonation totale de notre société d'ici à 2050. KlimaatZaak prescrit également des objectifs intermédiaires pour 2025, afin d'éviter toute procrastination et pour agir aujourd'hui pour demain. Après de longs déboires procéduraux, les plaidoiries ont débuté ce mardi. Elles se tiendront jusqu'au 26 mars prochain devant le tribunal de 1ère instance de Bruxelles.

Nous nous réjouissons qu'un tel coup de projecteur soit donné sur les objectifs climatiques et les actions à engager par la Belgique pour y parvenir. Si la Belgique s'est redonnée des ambitions fortes en la matière depuis le retour des écologistes aux différents niveaux de pouvoir, ces objectifs doivent naturellement être suivis d'actions. Les démarches de Klimaatzaak nous démontrent une nouvelle fois qu'il s'agit bien de l'affaire de tou·te·s. Ensemble, et à tous les niveaux, nous devons poser des actes concrets. La lutte contre le changement climatique et pour la préservation et la restauration de la biodiversité sont les grands enjeux de ce siècle. Seules de grandes ambitions face à ces enjeux pourront nous faire sortir de la crise actuelle par le haut.

Alors que les crises sanitaire et climatique sont aujourd'hui tristement tangibles, l'action de Klimaatzaak soulève une importante question pour nos sociétés, celle de la vivification de notre état démocratique. La situation actuelle illustre que nos institutions fonctionnent et qu'aujourd'hui il est possible pour les citoyen·ne·s de saisir la Justice pour questionner les décisions ou l'absence de mesures suffisantes des autorités. C'est un véritable signal citoyen envoyé aux gouvernements. Il est clairement positif que des groupes de citoyen·ne·s, tels que Klimaatzaak ou les jeunes marcheuses et marcheurs pour le climat, puissent mettre une pression supplémentaire sur les responsables politiques pour aller plus vite, plus fort et plus loin ensemble. Chaque action pour faire avancer des causes aussi essentielles est précieuse, et tant mieux si elle permet de bousculer et d'initier une discussion avec les décideur·euse·s politiques.

Nos participations dans différents exécutifs et nos pressions ont depuis le dépôt de la plainte amené la Belgique à finalement rejoindre le groupe des pays européens qui s'engagent à une diminution de 55 % des émissions de CO2 d'ici 2030. Pour notre société et celles et ceux qui nous suivront, nous devons transformer l'essai.

Face à ces enjeux fondamentaux, et les constats dressés à la suite de la crise sanitaire que nous traversons, nous, écologistes, savons qu'il est impératif d'opérer un tournant et nous l'avons amorcé dans nos différentes participations gouvernementales. Le modèle économique actuel et la destruction des écosystèmes qu'il provoque créent les conditions des pandémies de demain, tandis que le réchauffement climatique, l'acidification des océans, la déforestation ou encore la pollution multiplient et amplifient les risques sanitaires. Notre horizon, celui que nous proposons aux Belges, c'est celui d'un nouveau contrat social-écologique, d'une Belgique qui accélère la transition écologique et solidaire. Ce contrat vise à redéployer la Belgique sur de nouvelles bases, plus protectrices, durables, justes, prospères, émancipatrices et démocratiques. La protection contre les nouveaux risques sanitaires, environnementaux et climatiques est un principe central. Dans notre contrat social-écologique, il faut que les citoyen·ne·s soient de réels acteur·trice·s politiques et moteurs de changement. Comme avec KlimaatZaak, cela passe par plus de participation et une facilitation de la mobilisation des citoyen·ne·s dans tout ce qu'elles.ils ont a à exprimer pour la société de demain. Le temps est maintenant à l'action !

Rajae Maouane et Jean-Marc Nollet, Coprésident·e·s d'Ecolo

L'Affaire Climat s'inscrit dans une large dynamique : les Pays-Bas, mais aussi plus récemment la France, ont été amenés devant la Justice afin que leurs citoyen·ne·s soient assuré·e·s du respect des engagements climatiques.En Belgique, le procès a été initié en 2014 par l'ASBL Klimaatzaak, qui est à présent rejointe par plus de 62.000 plaignant·e·s. L'objectif est d'engager la responsabilité de l'État. Par ce procès, elles.ils entendent ainsi défendre et protéger les générations présentes et futures, contre des dommages irrémédiables qu'engendrerait l'inaction climatique. Leur demande : une diminution des émissions de CO2 de 55 à 65 % d'ici à 2030 et la décarbonation totale de notre société d'ici à 2050. KlimaatZaak prescrit également des objectifs intermédiaires pour 2025, afin d'éviter toute procrastination et pour agir aujourd'hui pour demain. Après de longs déboires procéduraux, les plaidoiries ont débuté ce mardi. Elles se tiendront jusqu'au 26 mars prochain devant le tribunal de 1ère instance de Bruxelles.Nous nous réjouissons qu'un tel coup de projecteur soit donné sur les objectifs climatiques et les actions à engager par la Belgique pour y parvenir. Si la Belgique s'est redonnée des ambitions fortes en la matière depuis le retour des écologistes aux différents niveaux de pouvoir, ces objectifs doivent naturellement être suivis d'actions. Les démarches de Klimaatzaak nous démontrent une nouvelle fois qu'il s'agit bien de l'affaire de tou·te·s. Ensemble, et à tous les niveaux, nous devons poser des actes concrets. La lutte contre le changement climatique et pour la préservation et la restauration de la biodiversité sont les grands enjeux de ce siècle. Seules de grandes ambitions face à ces enjeux pourront nous faire sortir de la crise actuelle par le haut.Alors que les crises sanitaire et climatique sont aujourd'hui tristement tangibles, l'action de Klimaatzaak soulève une importante question pour nos sociétés, celle de la vivification de notre état démocratique. La situation actuelle illustre que nos institutions fonctionnent et qu'aujourd'hui il est possible pour les citoyen·ne·s de saisir la Justice pour questionner les décisions ou l'absence de mesures suffisantes des autorités. C'est un véritable signal citoyen envoyé aux gouvernements. Il est clairement positif que des groupes de citoyen·ne·s, tels que Klimaatzaak ou les jeunes marcheuses et marcheurs pour le climat, puissent mettre une pression supplémentaire sur les responsables politiques pour aller plus vite, plus fort et plus loin ensemble. Chaque action pour faire avancer des causes aussi essentielles est précieuse, et tant mieux si elle permet de bousculer et d'initier une discussion avec les décideur·euse·s politiques.Nos participations dans différents exécutifs et nos pressions ont depuis le dépôt de la plainte amené la Belgique à finalement rejoindre le groupe des pays européens qui s'engagent à une diminution de 55 % des émissions de CO2 d'ici 2030. Pour notre société et celles et ceux qui nous suivront, nous devons transformer l'essai.Face à ces enjeux fondamentaux, et les constats dressés à la suite de la crise sanitaire que nous traversons, nous, écologistes, savons qu'il est impératif d'opérer un tournant et nous l'avons amorcé dans nos différentes participations gouvernementales. Le modèle économique actuel et la destruction des écosystèmes qu'il provoque créent les conditions des pandémies de demain, tandis que le réchauffement climatique, l'acidification des océans, la déforestation ou encore la pollution multiplient et amplifient les risques sanitaires. Notre horizon, celui que nous proposons aux Belges, c'est celui d'un nouveau contrat social-écologique, d'une Belgique qui accélère la transition écologique et solidaire. Ce contrat vise à redéployer la Belgique sur de nouvelles bases, plus protectrices, durables, justes, prospères, émancipatrices et démocratiques. La protection contre les nouveaux risques sanitaires, environnementaux et climatiques est un principe central. Dans notre contrat social-écologique, il faut que les citoyen·ne·s soient de réels acteur·trice·s politiques et moteurs de changement. Comme avec KlimaatZaak, cela passe par plus de participation et une facilitation de la mobilisation des citoyen·ne·s dans tout ce qu'elles.ils ont a à exprimer pour la société de demain. Le temps est maintenant à l'action !Rajae Maouane et Jean-Marc Nollet, Coprésident·e·s d'Ecolo