Sept mois après les élections, il n'y a toujours pas de formation d'un nouveau gouvernement fédéral en vue. Le paysage est plus fragmenté que jamais, avec de grands contrastes entre le nord et le sud. Cela conduit à un report, note Koen Geens. "Il y aura un gouvernement entre Noël et Pâques. Si Pâques tombe tard, du moins", prédit-il.

Dans un système électoral proportionnel comme le nôtre, le vote de colère a un impact majeur et paralyse la formation du gouvernement, constate le ministre. La solution selon lui: davantage de votes par électeur. Pour qu'il puisse exprimer son opinion d'une manière plus nuancée et ne pas se limiter à cette seule voix de protestation émotionnelle.

"Les gens 'panachent' déjà aujourd'hui lors d'élections tombant en même temps: en Flandre, au fédéral et à l'Europe, ils votent pour trois partis différents. Autorisez-les à faire aussi cela même s'ils n'ont qu'à voter pour le Parlement fédéral. Donnez-leur cinq voix au lieu d'une. Pour qu'ils puissent par exemple en donner deux à Groen, parce que le climat les concerne, un au Vlaams Belang, car ils veulent une politique migratoire stricte, et deux au CD&V, parce que nous défendons la paix et la sécurité", illustre Koen Geens. "Vous ne prenez pas les gens au sérieux en les limitant à un seul vote. Et vous ne servez pas notre démocratie avec cela."

Le ministre de la Justice ouvre par ailleurs la voie à une nouvelle réforme de l'Etat à la fin de cette législature fédérale. "Mon but, c'est de donner une solution durable à ce beau petit pays qu'est la Belgique et de lui donner par une septième réforme de l'État une structure plus efficace à partir de 2024", confie-t-il ainsi dans La Dernière Heure.

Sept mois après les élections, il n'y a toujours pas de formation d'un nouveau gouvernement fédéral en vue. Le paysage est plus fragmenté que jamais, avec de grands contrastes entre le nord et le sud. Cela conduit à un report, note Koen Geens. "Il y aura un gouvernement entre Noël et Pâques. Si Pâques tombe tard, du moins", prédit-il. Dans un système électoral proportionnel comme le nôtre, le vote de colère a un impact majeur et paralyse la formation du gouvernement, constate le ministre. La solution selon lui: davantage de votes par électeur. Pour qu'il puisse exprimer son opinion d'une manière plus nuancée et ne pas se limiter à cette seule voix de protestation émotionnelle. "Les gens 'panachent' déjà aujourd'hui lors d'élections tombant en même temps: en Flandre, au fédéral et à l'Europe, ils votent pour trois partis différents. Autorisez-les à faire aussi cela même s'ils n'ont qu'à voter pour le Parlement fédéral. Donnez-leur cinq voix au lieu d'une. Pour qu'ils puissent par exemple en donner deux à Groen, parce que le climat les concerne, un au Vlaams Belang, car ils veulent une politique migratoire stricte, et deux au CD&V, parce que nous défendons la paix et la sécurité", illustre Koen Geens. "Vous ne prenez pas les gens au sérieux en les limitant à un seul vote. Et vous ne servez pas notre démocratie avec cela." Le ministre de la Justice ouvre par ailleurs la voie à une nouvelle réforme de l'Etat à la fin de cette législature fédérale. "Mon but, c'est de donner une solution durable à ce beau petit pays qu'est la Belgique et de lui donner par une septième réforme de l'État une structure plus efficace à partir de 2024", confie-t-il ainsi dans La Dernière Heure.