"Je représente, avec un certain nombre de personnes, une frange du MR qui se veut ouverte sur le monde, progressiste, à l'écoute de la société, un libéralisme inclusif, un libéralisme qui fait le choix de la modernité", déclare dans La Libre Belgique celle qui affirme défendre un recentrage du parti. "Je veux rendre la parole aux militants", poursuit-elle dans le quotidien. "Ils ne sont pas là que pour lever un petit carton bleu aux grand-messes du parti. Ils sont là pour décider et faire valoir leur point de vue sur les grands choix politiques."

La Liégeoise propose l'idée du référendum sur certains sujets politiques au sein du parti. Christine Defraigne affirme par ailleurs ne pas vouloir une "société de repli identitaire": "Le MR a parfois été trop dans l'affrontement avec les corps intermédiaires - les syndicats, notamment -, trop clivant. Nous devons être beaucoup plus à l'écoute de l'évolution sociologique. Notamment les villes et leur multiculturalisme." Elle admet la défaite de son parti dans les villes et souligne que les centres urbains ont besoin "des circuits, du bio et du durable". Les candidats à la présidence du Mouvement réformateur peuvent se déclarer jusqu'à vendredi 11 octobre à 16h. Le Soir écrivait mercredi sur son site internet que la candidature de Mme Defraigne doit encore être validée le 14 octobre par le parti, car elle ne remplit pas toutes les conditions prévues par les statuts obsolètes.