"Nous sommes maintenant dans une situation schizophrène", a-t-il affirmé en marge du sommet numérique de Tallinn.

Le président français Emmanuel Macron fait, avec le soutien de l'Allemagne, de l'Italie et de l'Espagne, pour introduire une taxation européenne sur les géants de l'internet - Google, Apple, Facebook ou Amazon, souvent désignés par l'acronyme Gafa - et autres. Il entend fédérer rapidement les Européens autour d'une initiative commune de taxation de ces groupes, pays par pays, sur la base de leur chiffre d'affaires, et pas seulement dans les pays où ils se sont installés pour des raisons fiscales.

"C'est paradoxal", a souligné M. Michel. "Nous avons des PME qui sont particulièrement performantes, mais qui sont rachetées par des entreprises américaines ou chinoises. Et dans le même temps il y a concurrence entre les pays européens alors que nous devons aussi être en concurrence avec le reste du monde", a-t-il dit. "Nous devons réfléchir au sein de l'Union européenne comment créer un cadre pour le futur", a-t-il ajouté, en rappelant que la question était aussi discutée au sein de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économique), a ajouté M. Michel.

Pour le Premier ministre, cela revient à trouver "un équilibre". Il est important d'encourager l'innovation mais il est aussi correct que les grandes entreprises de l'internet fournissent une contribution juste". Il a qualifié de "vision à court terme" le fait que certains pays membres de l'UE ne veulent pas entendre parler d'une telle taxation.

Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a pris la tête du camp du refus, affirmant qu'il ne soutenait pas la proposition faite par les grands pays. "Les gens déplorent le fait qu'il n'y ait pas de Google européen, qu'il n'y ait pas de Facebook européen, qu'il n'y ait pas de LinkedIn européen. Mais mon opinion est que si vous voulez de telles choses en Europe, et si vous voulez ce type de compagnies pour générer (du bénéficie) en Europe, ce n'est pas avec des taxes élevées et une plus grande régulation que vous y arriverez", a dit M. Varadkar à la presse.

"Nous sommes maintenant dans une situation schizophrène", a-t-il affirmé en marge du sommet numérique de Tallinn. Le président français Emmanuel Macron fait, avec le soutien de l'Allemagne, de l'Italie et de l'Espagne, pour introduire une taxation européenne sur les géants de l'internet - Google, Apple, Facebook ou Amazon, souvent désignés par l'acronyme Gafa - et autres. Il entend fédérer rapidement les Européens autour d'une initiative commune de taxation de ces groupes, pays par pays, sur la base de leur chiffre d'affaires, et pas seulement dans les pays où ils se sont installés pour des raisons fiscales. "C'est paradoxal", a souligné M. Michel. "Nous avons des PME qui sont particulièrement performantes, mais qui sont rachetées par des entreprises américaines ou chinoises. Et dans le même temps il y a concurrence entre les pays européens alors que nous devons aussi être en concurrence avec le reste du monde", a-t-il dit. "Nous devons réfléchir au sein de l'Union européenne comment créer un cadre pour le futur", a-t-il ajouté, en rappelant que la question était aussi discutée au sein de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économique), a ajouté M. Michel. Pour le Premier ministre, cela revient à trouver "un équilibre". Il est important d'encourager l'innovation mais il est aussi correct que les grandes entreprises de l'internet fournissent une contribution juste". Il a qualifié de "vision à court terme" le fait que certains pays membres de l'UE ne veulent pas entendre parler d'une telle taxation. Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a pris la tête du camp du refus, affirmant qu'il ne soutenait pas la proposition faite par les grands pays. "Les gens déplorent le fait qu'il n'y ait pas de Google européen, qu'il n'y ait pas de Facebook européen, qu'il n'y ait pas de LinkedIn européen. Mais mon opinion est que si vous voulez de telles choses en Europe, et si vous voulez ce type de compagnies pour générer (du bénéficie) en Europe, ce n'est pas avec des taxes élevées et une plus grande régulation que vous y arriverez", a dit M. Varadkar à la presse.