M. Michel répond à une invitation "personnelle" du président rwandais Paul Kagame qui, à la surprise générale, l'a accueilli - avec chaleur - à sa descente d'avion, a constaté l'agence Belga.

Les deux hommes - dont c'était la cinquième rencontre depuis 2014 - ont ensuite eu un bref entretien dans un salon de l'aéroport de Kanombe, à la veille des commémorations officielles rwandaises prévues dimanche.

Le chef du gouvernement fédéral démissionnaire - qui connaît bien l'Afrique centrale de par son passé de ministre de la Coopération au développement - participera en compagnie d'autres dirigeants étrangers, dont le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à une cérémonie présidée par M. Kagame au mémorial de Gisozi, sur une des collines de la capitale rwandaise.

Cette cérémonie annuelle marque le début d'un deuil officiel annuel de cent jours - la durée du génocide, du 7 avril 1994, au lendemain de l'attentat qui avait coûté la vie aux présidents rwandais et burundais, Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira, au 4 juillet, date de la prise de Kigali par le Front patriotique rwandais (FPR), la rébellion tutsi commandée par le général Kagame.

M. Michel prendra ensuite part lundi à la cérémonie de commémoration au mémorial belge de Camp Kigali, à la mémoire des dix commandos de Flawinne - assassinés le 7 avril 1994 alors qu'ils étaient chargés de protéger la Première ministre, Agathe Uwilingiyimana, une Hutu modérée, et qu'ils servaient au sein de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (Minuar) - et des douze autres victimes belges, des civils.

M. Michel est également accompagné par les familles - cinq sur dix - des commandos décédés, par une délégation militaire conduite par le chef de la Défense (Chod), le général Marc Compernol, et comprenant une dizaine de membres du 2ème bataillon de commandos caserné à Flawinne ainsi que par 24 élèves de quatre écoles secondaires (deux francophones et deux néerlandophones) accompagnés de professeurs.

"Notre pays, le destin de notre pays, est intimement lié à ce drame et à cette tragédie" que fut le génocide et son million de "victimes innocentes", a-t-il déclaré lors d'une réception donnée au profit de la communauté belge vivant au Rwanda à la résidence de l'ambassadeur.

"Etre présent, avec des représentants des familles qui ont directement été touchées dans leur destinée par cette tragédie et par ce drame, c'est une manière de dire notre compassion et notre soutien. Je mesure bien, 25 ans plus tard, comme l'émotion reste vive pour ceux qui ont été directement affectés par ce drame", a ajouté le Premier ministre.

"Etre présent au nom de la Belgique, c'est une manière d'exprimer ce devoir de mémoire qui est une exigence", a-t-il poursuivi.

M. Michel doit aussi s'entretenir lundi plus longuement avec M. Kagame, pour évoquer notamment les relations bilatérales entre Bruxelles et Kigali, qualifiées d'"excellentes" par l'ambassadeur de Belgique au Rwanda, Benoît Ryelandt, après avoir connu des hauts et des bas depuis le génocide - notamment en raison d'ingérences de Kigali sur le territoire de son grand voisin, la République démocratique du Congo (RDC).

M. Michel répond à une invitation "personnelle" du président rwandais Paul Kagame qui, à la surprise générale, l'a accueilli - avec chaleur - à sa descente d'avion, a constaté l'agence Belga. Les deux hommes - dont c'était la cinquième rencontre depuis 2014 - ont ensuite eu un bref entretien dans un salon de l'aéroport de Kanombe, à la veille des commémorations officielles rwandaises prévues dimanche. Le chef du gouvernement fédéral démissionnaire - qui connaît bien l'Afrique centrale de par son passé de ministre de la Coopération au développement - participera en compagnie d'autres dirigeants étrangers, dont le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à une cérémonie présidée par M. Kagame au mémorial de Gisozi, sur une des collines de la capitale rwandaise. Cette cérémonie annuelle marque le début d'un deuil officiel annuel de cent jours - la durée du génocide, du 7 avril 1994, au lendemain de l'attentat qui avait coûté la vie aux présidents rwandais et burundais, Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira, au 4 juillet, date de la prise de Kigali par le Front patriotique rwandais (FPR), la rébellion tutsi commandée par le général Kagame. M. Michel prendra ensuite part lundi à la cérémonie de commémoration au mémorial belge de Camp Kigali, à la mémoire des dix commandos de Flawinne - assassinés le 7 avril 1994 alors qu'ils étaient chargés de protéger la Première ministre, Agathe Uwilingiyimana, une Hutu modérée, et qu'ils servaient au sein de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (Minuar) - et des douze autres victimes belges, des civils. M. Michel est également accompagné par les familles - cinq sur dix - des commandos décédés, par une délégation militaire conduite par le chef de la Défense (Chod), le général Marc Compernol, et comprenant une dizaine de membres du 2ème bataillon de commandos caserné à Flawinne ainsi que par 24 élèves de quatre écoles secondaires (deux francophones et deux néerlandophones) accompagnés de professeurs. "Notre pays, le destin de notre pays, est intimement lié à ce drame et à cette tragédie" que fut le génocide et son million de "victimes innocentes", a-t-il déclaré lors d'une réception donnée au profit de la communauté belge vivant au Rwanda à la résidence de l'ambassadeur. "Etre présent, avec des représentants des familles qui ont directement été touchées dans leur destinée par cette tragédie et par ce drame, c'est une manière de dire notre compassion et notre soutien. Je mesure bien, 25 ans plus tard, comme l'émotion reste vive pour ceux qui ont été directement affectés par ce drame", a ajouté le Premier ministre. "Etre présent au nom de la Belgique, c'est une manière d'exprimer ce devoir de mémoire qui est une exigence", a-t-il poursuivi. M. Michel doit aussi s'entretenir lundi plus longuement avec M. Kagame, pour évoquer notamment les relations bilatérales entre Bruxelles et Kigali, qualifiées d'"excellentes" par l'ambassadeur de Belgique au Rwanda, Benoît Ryelandt, après avoir connu des hauts et des bas depuis le génocide - notamment en raison d'ingérences de Kigali sur le territoire de son grand voisin, la République démocratique du Congo (RDC).