La vie, quasi comme avant. Ils et elles déambulent en rue, se rassemblent dans les parcs. Côte à côte, bras dessus dessous. Le coronavirus ? L'affaire des vieux, même pas peur. 22, v'là les flics ! Dispersion immédiate, on s'égaille comme une bande de moineaux. Partie remise, on reste connecté, on se retrouvera plus tard. Coriaces à discipliner, les jeunes ?

Désormais, c'est tolérance zéro. Consigne est donnée de serrer la vis, de sortir le bâton et au besoin le carnet à amendes. Comment faire entrer dans le crâne des ados qu'ils jouent avec leur santé et surtout avec la santé et même la vie de leurs aînés ? En changeant de discours. Et vite, s'alarme Vincent Yzerbyt, professeur de psychologie sociale à l'UCL.

"Il est urgent d'obtenir l'adhésion de tous à l'opération de confinement et ce n'est pas en jouant au chat et à la souris avec la police qu'on va y arriver. Ni uniquement en donnant la parole à un Procureur du Roi", pour annoncer qu'on siffle la fin de la récré. De tous les Belges, les plus jeunes seraient les plus immunisés, ne cesse-t-on de (leur) répéter. Message reçu cinq sur cinq. Converti en sentiment trompeur d'invulnérabilité et en source d'insouciance. "Cette manière d'opposer ainsi les générations au lieu de les solidariser est un jeu très dangereux", insiste le spécialiste. Machine arrière toute, changement de registre : "il faut travailler à cesser de diviser la population en distinguant les prioritaires des non- prioritaires, les gens à sauver et ceux qui seraient à sacrifier. Arrêter de dire que certains ont le privilège de passer entre les mailles du filet tendu par le virus". Alors que pour d'autres, ce sera la faute à leur grand âge. Ou à pas de chance.

Les jeunes avec nous

"Il est capital de faire prendre conscience du rôle important que les jeunes ont à jouer dans la lutte contre le coronavirus. Au lieu de les mettre en quelque sorte de côté ou de les culpabiliser, il faut les responsabiliser, montrer que la communauté compte sur eux car ce sont eux qui sont l'avenir, qui représentent la génération qui nous permettra de remporter la bataille". La clé : "donner à ces jeunes un sens aigu d'appartenance à la collectivité. Parier sur leur sens civique." Angèle, Roméo Elvis et compagnie, plus que jamais appelés à la rescousse. Parce que les plus à même de dissiper l'éternelle impression de faire la leçon.

La vie, quasi comme avant. Ils et elles déambulent en rue, se rassemblent dans les parcs. Côte à côte, bras dessus dessous. Le coronavirus ? L'affaire des vieux, même pas peur. 22, v'là les flics ! Dispersion immédiate, on s'égaille comme une bande de moineaux. Partie remise, on reste connecté, on se retrouvera plus tard. Coriaces à discipliner, les jeunes ? Désormais, c'est tolérance zéro. Consigne est donnée de serrer la vis, de sortir le bâton et au besoin le carnet à amendes. Comment faire entrer dans le crâne des ados qu'ils jouent avec leur santé et surtout avec la santé et même la vie de leurs aînés ? En changeant de discours. Et vite, s'alarme Vincent Yzerbyt, professeur de psychologie sociale à l'UCL."Il est urgent d'obtenir l'adhésion de tous à l'opération de confinement et ce n'est pas en jouant au chat et à la souris avec la police qu'on va y arriver. Ni uniquement en donnant la parole à un Procureur du Roi", pour annoncer qu'on siffle la fin de la récré. De tous les Belges, les plus jeunes seraient les plus immunisés, ne cesse-t-on de (leur) répéter. Message reçu cinq sur cinq. Converti en sentiment trompeur d'invulnérabilité et en source d'insouciance. "Cette manière d'opposer ainsi les générations au lieu de les solidariser est un jeu très dangereux", insiste le spécialiste. Machine arrière toute, changement de registre : "il faut travailler à cesser de diviser la population en distinguant les prioritaires des non- prioritaires, les gens à sauver et ceux qui seraient à sacrifier. Arrêter de dire que certains ont le privilège de passer entre les mailles du filet tendu par le virus". Alors que pour d'autres, ce sera la faute à leur grand âge. Ou à pas de chance.Les jeunes avec nous "Il est capital de faire prendre conscience du rôle important que les jeunes ont à jouer dans la lutte contre le coronavirus. Au lieu de les mettre en quelque sorte de côté ou de les culpabiliser, il faut les responsabiliser, montrer que la communauté compte sur eux car ce sont eux qui sont l'avenir, qui représentent la génération qui nous permettra de remporter la bataille". La clé : "donner à ces jeunes un sens aigu d'appartenance à la collectivité. Parier sur leur sens civique." Angèle, Roméo Elvis et compagnie, plus que jamais appelés à la rescousse. Parce que les plus à même de dissiper l'éternelle impression de faire la leçon.