Après un rebond inquiétant ces dernières semaines, les contaminations au Covid dans notre pays repartent enfin à la baisse depuis quelques jours. Cette tendance est un signe favorable, mais peut être aussi liée au nombre de tests, moins importants en cette période de vacances. Heureusement, le pourcentage de tests positifs, malgré la diminution des tests, continue, lui aussi, très lentement, de diminuer. Il faut cependant tempérer l'enthousiame lié à ces chiffres. Les derniers chiffres ainsi que les moyennes exprimées comptent parmi elles les jours du réveillon et de Noël. Comme lors des week-ends, ce sont théoriquement des jours où on effectue moins de...

Après un rebond inquiétant ces dernières semaines, les contaminations au Covid dans notre pays repartent enfin à la baisse depuis quelques jours. Cette tendance est un signe favorable, mais peut être aussi liée au nombre de tests, moins importants en cette période de vacances. Heureusement, le pourcentage de tests positifs, malgré la diminution des tests, continue, lui aussi, très lentement, de diminuer. Il faut cependant tempérer l'enthousiame lié à ces chiffres. Les derniers chiffres ainsi que les moyennes exprimées comptent parmi elles les jours du réveillon et de Noël. Comme lors des week-ends, ce sont théoriquement des jours où on effectue moins de tests et où les admissions à l'hôpital sont moindres. Pour parler d'une véritable tendance à la baisse, il faudra attendre les chiffres des prochains jours.D'autant que les hospitalisations restent très élevées. Le nombre total de personnes à l'hôpital a tendance à stagner, voire réaugmenter légèrement certains jours. Du 24 au 30 décembre,154,3 nouvelles admissionsont été enregistrées en moyenne chaque jour (-15%). Le nombre de personnes actuellement hospitalisées pour cause de Covid-19 s'établit à 2.338, dont 496 en soins intensifs. Cette donnée gravite autour des 500 depuis plusieurs jours.Le taux de positivité, c'est-à-dire la proportion de tests positifs par rapport au total, est légèrement en baisse. Il est de 7,1% (-0,5%) à l'échelle de la Belgique. Cela signifie que sur 100 tests effectués, 7,1 en moyenne sont positifs. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le taux de positivité ne devrait pas dépasser 5 % pendant au moins deux semaines afin de pouvoir considérer que l'épidémie est sous contrôle. Notre gouvernement avance le taux de 3 % pour parler d'assouplissement.Le taux de reproduction du virus est estimé à 0,92 pour le pays . Il n'a pas fluctué depuis trois jours. Le R0 (ou le R effectif) désigne le taux de reproduction d'un virus. Il s'agit du nombre moyen de nouveaux cas causés par une personne infectée dans une population sans immunité. Un taux supérieur à 1 signifie qu'une personne contaminée en contamine en moyenne plus d'une autre et donc que l'épidémie progresse.L'incidence national du 10 au 23 décembre s'élève, quant à elle, à 262,8 nouveaux cas pour 100.000 habitants (-6%). La carte ci-dessous indique le nombre d'infections pour 100.000 habitants par commune au cours des deux dernières semaines: plus il y a d'infections enregistrées, plus la couleur de la commune vire vers le rouge foncé. Il ne s'agit pas du nombre de cas mais de l'incidence. L'incidence prend en compte la population dans son calcul.Depuis début septembre, l'Institut fédéral de santé Sciensano diffuse l'incidence sur les 14 derniers jours. Un chiffre de 1 000 signifie par exemple que 1 % de la population a été infectée au cours des 14 derniers jours. Quatre communes dépassent encore le seuil des 1000 et comptent donc plus de 1% de cas positifs parmi leur population. En tête: Arendonk, Florenville et Celles.Le seuil d'alerte le plus élevé du Centre européen de contrôle des maladies (ECDC) a été adapté. Il est passé de 240 à 960. En Belgique, six des 581 communes dépassent le nouveau seuil d'alerte européen. Trois communes ne comptabilisent aucun cas de coronavirus: Stoumont, Daverdisse et Herstappe.