"Ceci n'est pas un complot", un documentaire indépendant réalisé par le réalisateur belge Bernard Crutzen, circule en ce moment à la vitesse de l'éclair sur les réseaux sociaux. Il dénonce la manière dont la crise sanitaire est médiatisée en Belgique. Initialement, l'avant-première mondiale du film était programmée pour la 11e édition du Tournai Ramdam Festival annulé à cause de la pandémie. Le documentaire qui a été financé via crowdfunding peut être visionné en ligne, gratuitement.
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"Ceci n'est pas un complot", un documentaire indépendant réalisé par le réalisateur belge Bernard Crutzen, circule en ce moment à la vitesse de l'éclair sur les réseaux sociaux. Il dénonce la manière dont la crise sanitaire est médiatisée en Belgique. Initialement, l'avant-première mondiale du film était programmée pour la 11e édition du Tournai Ramdam Festival annulé à cause de la pandémie. Le documentaire qui a été financé via crowdfunding peut être visionné en ligne, gratuitement. Pendant 9 mois, le réalisateur belge qui a réalisé, entre autres, le documentaire "Malaria Business", a analysé comment les médias belges communiquent sur la crise sanitaire. Avec cette question, en toile de fond : "la crise sanitaire serait-elle un écran de fumée?". "À travers ce film, je voudrais donner la parole à celles et ceux qu'on n'entend pas, ou plus, explique Bernard Crutzen. Ouvrir le débat sur les plateaux et dans les rédactions. Interpeller les juristes sur les entorses à l'état de droit. Réveiller nos élus pour remettre de la démocratie là où je ne constate plus qu'autoritarisme, menaces, chantage. J'aimerais aussi partager cette inquiétude, trop lourde à porter seul: le coronavirus ne serait qu'un écran de fumée qui masque une crise beaucoup plus systémique, à laquelle les gouvernements nous préparent sous couvert de crise sanitaire." Le réalisateur précise ne pas "nier le virus, la contagion, l'hécathombe du printemps et ajoute: "la pandémie est réelle, c'est sa narration qui est surréaliste." Parmi les personnalités interrogées, on trouve notamment l'intensiviste Pascal Sacré, licencié du Grand Hôpital de Charleroi pour ses propos sur les réseaux sociaux. Le réalisateur n'hésite pas à tendre le micro à des personnalités qui tiennent des propos différents des discours officiels, et qui, selon lui, ont été sciemment écartées des antennes. Mais on y voit aussi des extraits soigneusement choisis d'une interview réalisée avec l'épidémiologue Marius Gilbert, "star" des médias. Bernard Crutzen a également retrouvé le père de "la plus jeune victime du Covid en Belgique", afin de relativiser ce que certains médias ont monté en épingle lors du décès de cet enfant de 3 ans, atteint d'autres pathologies. Si le traitement médiatique de cette crise peut être critiqué - on pense notamment à la litanie des chiffres de l'épidémie sans mise en perspective ou à la course aux titres accrocheurs - certaines voix s'élèvent, notamment de la part de journalistes, pour s'interroger sur la thèse implicite de ce documentaire. Pour Arnaud Ruyssen, journaliste à la RTBF, qui a décrypté le documentaire après l'avoir visionné dans son entièreté, ce dernier présente les médias "comme des manipulateurs complices de l'avènement d'un régime autoritaire. Thèse que reprennent en coeur les complotistes qui avancent que le Covid19 est un moyen pour mettre en place une société du contrôle, liberticide." Mais le plus important, selon lui, est que le documentaire "minimise complètement le coeur du problème de cette épidémie... à savoir le risque de faire exploser notre système hospitalier." Il rappelle dans son analyse : " un hôpital saturé, cela a des répercussions en cascade sur toutes les autres pathologies à soigner et donc sur la société dans son ensemble."Le journaliste critique également le fait que le documentaire de Bernard Crutzen évite de parler de la manière dont on peut éviter la saturation des hôpitaux, autrement que par les mesures actuelles en posant différentes questions : "Peut-on balayer 20.000 morts d'un revers de la main... en les ramenant au fait qu'ils ne représentent "que" 0,17% de la population belge?" Ou encore : "Pourquoi n'explique-t-on pas que la Suède (citée en exemple dans le documentaire) a abandonné très rapidement son idée d'immunité collective, constatant qu'elle était intenable?" Le journaliste s'interroge également de ne pas voir abordé le combat des pédiatres qui ont plaidé ardemment pour l'ouverture des écoles, pour la santé et le bien-être des plus jeunes. Il déplore aussi que le documentaire ne reprenne aucun extrait de toutes les émissions de débat contradictoire qui ont été organisées sur cette crise, ni aucun extrait des émissions d'investigations menées sur sa gestion politique, ou sur le business des vaccins, entre autres.L'expert Emmanuel André a tenu à réagir au documentaire sur Twitter:L'épidémiologiste Marius Gilbert, interviewé dans le documentaire a annoncé prendre ses distances par rapport aux thèses qui y sont avancées, sur le réseau social, il écrit:Pour visionner le documentaire: