La perspective d'une recomposition politique est un débat récurrent en Belgique francophone. Que ce soit pour "basculer le centre de gravité face à la domination du PS ou pour ancrer davantage une alternative au centre, a fortiori avec le morcellement croissant des voix d'une élection à l'autre.
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La perspective d'une recomposition politique est un débat récurrent en Belgique francophone. Que ce soit pour "basculer le centre de gravité face à la domination du PS ou pour ancrer davantage une alternative au centre, a fortiori avec le morcellement croissant des voix d'une élection à l'autre.La Libre de ce lundi 1er mars évoque un rapprochement entre deux formations qui ont des affinités communes: le CDH et DéFI. Tous deux gravitent vers le centre du paysage politique et se trouvent dans l'opposition fédérale et wallonne - en Région bruxelloise, sa place forte, DéFI participe à la majorité gouvernementale.Depuis plusieurs mois, les deux partis multiplient les initiatives communes, constate le quotidien en évoquant la gestion de la crise du Covid, la migration, des sujets internationaux ou de société. Même à Bruxelles, les deux partis effectuent un travail de fond communau parlement et se parlent chaque semaine pour envisager d'éventuelles initiatives communes. "Dans un paysage politique fragmenté et divisé, les citoyens attendent des partis politiques qu'ils soient capables de collaborer plutôt que de se déchirer sans cesse', dit Maxime Prévot, président du CDH. Ce sont "des initiatives conjoncturelles de bon sens entre des partis pouvant se rejoindre sue certains sujets", ajoute François De Smet, qui n'envisage "pas de rapprochement structurel". Aucune perspective ne se dessine pour le scrutin de 2024.Des responsables des deux partis n'ont jamais caché leur intention de mettre en place une logique de "mouvement" - c'était surtout vrai lorsque Emmanuel Macron a révolutionné le paysage politique français. Didier Gosuin (DéFI), un des créateurs du mouvement eChange qui tentait précisément de briser les cloisons entre partis, balaye d'un revers de la main l'idée d'une fusion. "L'analyse qu'on entendra est que la veuve et le boiteux se mettent ensemble pour rester au pouvoir", dit-il. Entre les deux partis, constate La Libre, un sujet surtout met les sensibilités des deux camps à l'épreuve: la laïcité sur laquelle DéFI est en pointe, tandis que le CDH reste attaché aux questions "humanistes" et spirituelles.