Le projet de loi qui remet sur pied la taxe sur les comptes-titres n'a pas encore été déposé mais il suscite de nombreux débats et la recette attendue -397 millions d'euros- figure dans le budget. La N-VA y voit la manifestation d'un gouvernement qui utilisera l'impôt pour soulager ses difficultés budgétaires.

Dans la majorité, l'affirmation a fait sursauter le MR et le CD&V, partenaires des nationalistes flamands durant la période de la coalition "suédeoise". Le gouvernement Michel s'était en effet accordé pour prélever une telle taxe, avant que la Cour constitutionnelle n'annule la loi.

"C'est une résurrection de la taxe que nous avons conçue ensemble", a fait remarquer le chef de groupe MR, Benoît Piedboeuf.

"C'est une réparation après l'arrêt de la Cour constitutionnelle", a souligné son collègue du CD&V, Servais Verherstraeten.

Le chef de groupe démocrate-chrétien a rappelé les circonstances dans laquelle évolue la Belgique comme le reste de l'Europe: une crise sans précédent depuis la deuxième Guerre mondiale qui mobilise des moyens financiers colossaux. Il est juste qu'une partie de l'effort se situe du côté des recettes de l'Etat, a-t-il fait remarquer.

Le PTB a également choisi cet angle fiscal pour s'en prendre au gouvernement. Mais à ses yeux, la taxe sur les comptes-titres est le symbole du renoncement des socialistes et des écologistes à une véritable taxation du patrimoine.

Socialistes et communistes ont une nouvelle fois affiché leur rivalité à gauche. "Cela fait trente ans, quarante ans que le PS dit 'sans nous, ce serait pire' et que les acquis sociaux reculent", a accusé Raoul Hedebouw, pointant du doigt des économies dans la Fonction publique, tandis que Marco Van Hees déplorait l'absence de rupture avec la politique de la "suédoise".

"Depuis 40 ans, qui a mis ses mains dans le cambouis pour la sécurité sociale, les pensions, les conditions de travail? Ce n'est pas le PTB, c'est le PS. C'est quoi votre bilan en 40 ans? Rien! Vous n'êtes pas un parti politique mais un groupe de pression qui s'arroge les conquêtes sociales qui sont le fruit du combat des grandes organisations syndicales, des délégués, des travailleurs, et qui s'en prend constamment au PS plutôt qu'aux partis de droite", a répondu Ahmed Laaouej (PS).

La composition de la Vivaldi, qui rassemble pas moins de 4 courants politiques, a aussi été mise en cause. "Si notre gouvernement est hétéroclite, il n'est pas disparate. Nos visions s'enrichissent l'une l'autre", a expliqué M. Piedboeuf.

"Nous pourrons transformer l'adversité actuelle en opportunité pour demain", a-t-il ajouté.

Gilles Vanden Burre (Ecolo) voit quant à lui dans ce budget la poursuite du "bouclier de protection" qui a permis de limiter le choc de la crise pour de très nombreuses personnes.

Le projet de loi qui remet sur pied la taxe sur les comptes-titres n'a pas encore été déposé mais il suscite de nombreux débats et la recette attendue -397 millions d'euros- figure dans le budget. La N-VA y voit la manifestation d'un gouvernement qui utilisera l'impôt pour soulager ses difficultés budgétaires. Dans la majorité, l'affirmation a fait sursauter le MR et le CD&V, partenaires des nationalistes flamands durant la période de la coalition "suédeoise". Le gouvernement Michel s'était en effet accordé pour prélever une telle taxe, avant que la Cour constitutionnelle n'annule la loi. "C'est une résurrection de la taxe que nous avons conçue ensemble", a fait remarquer le chef de groupe MR, Benoît Piedboeuf. "C'est une réparation après l'arrêt de la Cour constitutionnelle", a souligné son collègue du CD&V, Servais Verherstraeten. Le chef de groupe démocrate-chrétien a rappelé les circonstances dans laquelle évolue la Belgique comme le reste de l'Europe: une crise sans précédent depuis la deuxième Guerre mondiale qui mobilise des moyens financiers colossaux. Il est juste qu'une partie de l'effort se situe du côté des recettes de l'Etat, a-t-il fait remarquer. Le PTB a également choisi cet angle fiscal pour s'en prendre au gouvernement. Mais à ses yeux, la taxe sur les comptes-titres est le symbole du renoncement des socialistes et des écologistes à une véritable taxation du patrimoine. Socialistes et communistes ont une nouvelle fois affiché leur rivalité à gauche. "Cela fait trente ans, quarante ans que le PS dit 'sans nous, ce serait pire' et que les acquis sociaux reculent", a accusé Raoul Hedebouw, pointant du doigt des économies dans la Fonction publique, tandis que Marco Van Hees déplorait l'absence de rupture avec la politique de la "suédoise". "Depuis 40 ans, qui a mis ses mains dans le cambouis pour la sécurité sociale, les pensions, les conditions de travail? Ce n'est pas le PTB, c'est le PS. C'est quoi votre bilan en 40 ans? Rien! Vous n'êtes pas un parti politique mais un groupe de pression qui s'arroge les conquêtes sociales qui sont le fruit du combat des grandes organisations syndicales, des délégués, des travailleurs, et qui s'en prend constamment au PS plutôt qu'aux partis de droite", a répondu Ahmed Laaouej (PS).La composition de la Vivaldi, qui rassemble pas moins de 4 courants politiques, a aussi été mise en cause. "Si notre gouvernement est hétéroclite, il n'est pas disparate. Nos visions s'enrichissent l'une l'autre", a expliqué M. Piedboeuf. "Nous pourrons transformer l'adversité actuelle en opportunité pour demain", a-t-il ajouté. Gilles Vanden Burre (Ecolo) voit quant à lui dans ce budget la poursuite du "bouclier de protection" qui a permis de limiter le choc de la crise pour de très nombreuses personnes.