En tant qu'assistant "social", lorsque j'entends "priorité au social", j'entends, bien entendu, priorité aux "exclus" (du marché locatif privé, de l'emploi...). Mais pas seulement. J'entends aussi priorité aux associations qui oeuvrent à la réinsertion sociale des exclus. Mais aussi : priorité aux institutions régionales chargées de subventionner les associations qui oeuvrent à la réinsertion sociale des exclus. Mais aussi: priorité aux institutions publiques (CPAS, Sociétés de Logements Sociaux...) qui secourent les exclus. Mais aussi : priorité aux différents ministères (logement, cohésion sociale, égalité des chances, emploi...) chargés de combattre l'exclusion. Etc. Le "social" ou les "exclus" sont donc enveloppés de plusieurs couches associatives, institutionnelles, ministérielles... . Si la priorité est donc réellement accordée au social par notre Gouvernement régional, alors toutes ces couches, très épaisses, s'effondreront. Et s'effondreront au point d'ouvrir à une réelle "crise sociale" !

Soyons donc sérieux ! Si le social ou l'exclusion s'est donc à ce point institutionnalisée, c'est qu'elle ne forme donc pas/plus un malheur, contingent, externe ou un malheur qui de l'extérieur viendrait frapper des gens et contre lequel un Gouvernement régional pourrait, par exemple, aisément parer : l'exclusion sociale est un malheur interne et nécessaire à la Région elle-même. Dit autrement, la Région se nourrit du malheur des gens.

Ben Merieme Mohamed

Assistant social à l'Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg.

En tant qu'assistant "social", lorsque j'entends "priorité au social", j'entends, bien entendu, priorité aux "exclus" (du marché locatif privé, de l'emploi...). Mais pas seulement. J'entends aussi priorité aux associations qui oeuvrent à la réinsertion sociale des exclus. Mais aussi : priorité aux institutions régionales chargées de subventionner les associations qui oeuvrent à la réinsertion sociale des exclus. Mais aussi: priorité aux institutions publiques (CPAS, Sociétés de Logements Sociaux...) qui secourent les exclus. Mais aussi : priorité aux différents ministères (logement, cohésion sociale, égalité des chances, emploi...) chargés de combattre l'exclusion. Etc. Le "social" ou les "exclus" sont donc enveloppés de plusieurs couches associatives, institutionnelles, ministérielles... . Si la priorité est donc réellement accordée au social par notre Gouvernement régional, alors toutes ces couches, très épaisses, s'effondreront. Et s'effondreront au point d'ouvrir à une réelle "crise sociale" !Soyons donc sérieux ! Si le social ou l'exclusion s'est donc à ce point institutionnalisée, c'est qu'elle ne forme donc pas/plus un malheur, contingent, externe ou un malheur qui de l'extérieur viendrait frapper des gens et contre lequel un Gouvernement régional pourrait, par exemple, aisément parer : l'exclusion sociale est un malheur interne et nécessaire à la Région elle-même. Dit autrement, la Région se nourrit du malheur des gens. Ben Merieme MohamedAssistant social à l'Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg.