Le Parlement européen a entamé mardi son examen de la future "réserve d'ajustement au Brexit", une manne de 5 milliards d'euros (prix 2018) destinée à amortir l'impact économique du Brexit sur les pays de l'UE et les secteurs les plus touchés.

Mardi, le rapporteur du dossier, l'eurodéputé belge germanophone Pascal Arimont (PPE, centre), a mis dévoilé une proposition portée par sa collègue française Valérie Hayer (RE, libérale) qui changerait le principal critère de répartition.

Au lieu d'utiliser, comme l'a proposé la Commission, l'exposition d'un pays ou d'un secteur à son commerce avec le Royaume-Uni, Mme Hayer prend en compte le PIB de l'État membre, ce qui avantage les gros pays comme la France, l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne, au détriment de 14 États membres, dont certains parmi les plus exposés comme l'Irlande, les Pays-Bas ou la Belgique.

"C'est contraire au principe même du fonds, pour lequel nous avons plaidé, c'est totalement inacceptable", a affirmé Jan Jambon, interrogé au Parlement flamand. Selon lui, les Régions belges et le Fédéral mènent des contacts intensifs avec des États membres concernés, en vue de former une alliance.

"J'en ai encore parlé ce matin avec le Premier ministre Alexander De Croo, et je peux dire que nous sommes sur la même longueur d'onde". Jan Jambon qualifie la proposition Hayer de protectionniste et en appelle à la solidarité au sein de l'Union.

La proposition initiale de la Commission permettait d'envisager que, sur un montant de 324 millions d'euros attribuable à la Belgique pour une première tranche du fonds Brexit, la Flandre en toucherait plus de 200 millions (en partie grâce à son secteur de la pêche), la Wallonie plus de 90 millions et Bruxelles 26 millions.

Le Parlement européen a entamé mardi son examen de la future "réserve d'ajustement au Brexit", une manne de 5 milliards d'euros (prix 2018) destinée à amortir l'impact économique du Brexit sur les pays de l'UE et les secteurs les plus touchés. Mardi, le rapporteur du dossier, l'eurodéputé belge germanophone Pascal Arimont (PPE, centre), a mis dévoilé une proposition portée par sa collègue française Valérie Hayer (RE, libérale) qui changerait le principal critère de répartition. Au lieu d'utiliser, comme l'a proposé la Commission, l'exposition d'un pays ou d'un secteur à son commerce avec le Royaume-Uni, Mme Hayer prend en compte le PIB de l'État membre, ce qui avantage les gros pays comme la France, l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne, au détriment de 14 États membres, dont certains parmi les plus exposés comme l'Irlande, les Pays-Bas ou la Belgique. "C'est contraire au principe même du fonds, pour lequel nous avons plaidé, c'est totalement inacceptable", a affirmé Jan Jambon, interrogé au Parlement flamand. Selon lui, les Régions belges et le Fédéral mènent des contacts intensifs avec des États membres concernés, en vue de former une alliance. "J'en ai encore parlé ce matin avec le Premier ministre Alexander De Croo, et je peux dire que nous sommes sur la même longueur d'onde". Jan Jambon qualifie la proposition Hayer de protectionniste et en appelle à la solidarité au sein de l'Union. La proposition initiale de la Commission permettait d'envisager que, sur un montant de 324 millions d'euros attribuable à la Belgique pour une première tranche du fonds Brexit, la Flandre en toucherait plus de 200 millions (en partie grâce à son secteur de la pêche), la Wallonie plus de 90 millions et Bruxelles 26 millions.