L'entreprise collaborera en plus avec Decathlon à partir du lundi 23 novembre. Une partie des magasins de l'enseigne d'articles sportifs serviront temporairement de points d'enlèvement supplémentaires.

Bpost a augmenté sa capacité de tri et de distribution pour la fin de l'année, traditionnellement chargée. L'entreprise se concerte en plus avec les boutiques en ligne pour adapter la capacité opérationnelle aux volumes escomptés. Mais les quantités attendues "sont largement dépassées depuis quelques semaines", explique Bpost. "De très nombreux commerçants et PME locaux se sont tournés vers l'e-commerce et nous confient dès lors désormais leurs colis en masse."

"Avant même d'entamer la période traditionnellement la plus chargée de l'année, nous surpassons d'ores et déjà le pic que nous avons connu au printemps dernier (lors du premier confinement, NDLR)", souligne le CEO Jean-Paul Van Avermaet, qui se dit convaincu que cet "effort supplémentaire" représente "une alternative solide permettant aux clients finaux de recevoir leur colis à temps".

La solution semble "créative" au syndicaliste Jean-Pierre Nyns (ACOD), qui souligne la pression élevée exercée sur le personnel depuis plusieurs semaines. Il s'agit pour lui de "la meilleure solution possible" pour qu'une majorité de clients reçoivent leur colis. "Dans le pire des cas, ils devront se rendre à quelques kilomètres de chez eux", déclare-t-il.

Les clients concernés seront avertis par courrier électronique.

Dominique Michel, CEO de Comeos, belgaimage
Dominique Michel, CEO de Comeos © belgaimage

Comeos déplore le fait que bpost ne sache pas suivre dans la livraison des colis

La fédération du commerce Comeos déplore la décision de bpost de proposer à certains citoyens de venir rechercher leur colis eux-mêmes auprès d'un point d'enlèvement.

"Le gouvernement a fait fermer les magasins et a, dans le même temps, appelé les Belges à commander en ligne auprès des commerçants", commente Dominique Michel, CEO de Comeos. "Et maintenant, il apparaît que bpost ne peut pas suivre et qu'elle demande d'aller chercher soi-même son paquet. Nous nous demandons ce qu'il va arriver après ça. On va demander que les clients aillent eux-mêmes faire le tri dans les centres de tri? Ce n'est quand même pas sérieux."

La fédération affirme disposer de témoignages de commerçants qui prétendent que bpost aurait refusé de venir chercher des colis chez eux parce qu'il y en avait trop. Une lettre ouverte sera publiée samedi dans la presse. "La crise du coronavirus est difficile pour tout le monde. Mais le commerce en ligne est pour nos commerçants l'unique manière de pouvoir réaliser une petite partie de leur chiffre d'affaires. Si cette opportunité tombe, on peut très bien fermer boutique", conclut la fédération. Elle appelle le gouvernement à intervenir.

L'entreprise collaborera en plus avec Decathlon à partir du lundi 23 novembre. Une partie des magasins de l'enseigne d'articles sportifs serviront temporairement de points d'enlèvement supplémentaires. Bpost a augmenté sa capacité de tri et de distribution pour la fin de l'année, traditionnellement chargée. L'entreprise se concerte en plus avec les boutiques en ligne pour adapter la capacité opérationnelle aux volumes escomptés. Mais les quantités attendues "sont largement dépassées depuis quelques semaines", explique Bpost. "De très nombreux commerçants et PME locaux se sont tournés vers l'e-commerce et nous confient dès lors désormais leurs colis en masse." "Avant même d'entamer la période traditionnellement la plus chargée de l'année, nous surpassons d'ores et déjà le pic que nous avons connu au printemps dernier (lors du premier confinement, NDLR)", souligne le CEO Jean-Paul Van Avermaet, qui se dit convaincu que cet "effort supplémentaire" représente "une alternative solide permettant aux clients finaux de recevoir leur colis à temps".La solution semble "créative" au syndicaliste Jean-Pierre Nyns (ACOD), qui souligne la pression élevée exercée sur le personnel depuis plusieurs semaines. Il s'agit pour lui de "la meilleure solution possible" pour qu'une majorité de clients reçoivent leur colis. "Dans le pire des cas, ils devront se rendre à quelques kilomètres de chez eux", déclare-t-il. Les clients concernés seront avertis par courrier électronique. La fédération du commerce Comeos déplore la décision de bpost de proposer à certains citoyens de venir rechercher leur colis eux-mêmes auprès d'un point d'enlèvement."Le gouvernement a fait fermer les magasins et a, dans le même temps, appelé les Belges à commander en ligne auprès des commerçants", commente Dominique Michel, CEO de Comeos. "Et maintenant, il apparaît que bpost ne peut pas suivre et qu'elle demande d'aller chercher soi-même son paquet. Nous nous demandons ce qu'il va arriver après ça. On va demander que les clients aillent eux-mêmes faire le tri dans les centres de tri? Ce n'est quand même pas sérieux." La fédération affirme disposer de témoignages de commerçants qui prétendent que bpost aurait refusé de venir chercher des colis chez eux parce qu'il y en avait trop. Une lettre ouverte sera publiée samedi dans la presse. "La crise du coronavirus est difficile pour tout le monde. Mais le commerce en ligne est pour nos commerçants l'unique manière de pouvoir réaliser une petite partie de leur chiffre d'affaires. Si cette opportunité tombe, on peut très bien fermer boutique", conclut la fédération. Elle appelle le gouvernement à intervenir.