Le gouvernement flamand ne doit pas prendre position si l'indépendance est proclamée, a souligné Geert Bourgeois sur Radio 4. "La Flandre n'est pas compétente pour reconnaître un état, cela relève du niveau belge".

Cependant, la N-VA est également le plus grand parti du gouvernement fédéral. Bourgeois : "Nous devons d'abord attendre le processus. Comme le président Carles Puigdemont temporise et appelle au dialogue, nous ne serons pas confrontés à cette question les premiers jours." Aussi Bourgeois estime-t-il que la question de savoir si l'indépendance catalane vaut une crise gouvernementale n'est pas à l'ordre du jour.

Le ministre-président affirme néanmoins clairement que la N-VA défend le droit à l'autodétermination : "C'est contesté, au niveau international on dit que ce n'est pas légitime. Pourtant, la Charte des Nations Unies le stipule dans l'article 55, et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques aussi. La Constitution espagnole l'interdit. Juridiquement, il n'y a donc pas d'issue, je pense qu'il faut une solution politique. Tous les pays devenus indépendants ont dû le faire par leurs propres moyens".

Autre situation

Bourgeois ne cache pas la jalousie de la N-VA à l'égard des Catalans. "Quand on voit à quel point l'adhésion y est large : FC Barcelone et tout le monde sportif, le monde culturel, les syndicats, ils défendent tous la Catalogne. Partout, on voit le drapeau catalan. Les médias se font également l'écho de cette identité fière et de cette conscience. C'est un peuple beaucoup plus fier et je trouve que les Flamands pourraient également être un peu plus fiers de leur identité."

Bourgeois écarte l'appel du Mouvement flamand d'organiser un référendum en Flandre. "Les circonstances en Catalogne sont totalement différentes, la N-VA souhaite le confédéralisme. Si on organisait un référendum en Flandre maintenant, on n'obtiendrait pas les chiffres de la Catalogne. Chez nous, il n'y a pas cette adhésion large."

Dialogue

Pour Bourgeois, il est surtout nécessaire d'amorcer le dialogue entre Madrid et Barcelone. "Mais pour cela il faut être deux, Madrid ne s'est pas encore exprimé sur les presque 900 victimes, alors que le peuple catalan continue à adopter une attitude pacifique et n'utilise pas de violence. L'ambassadrice d'Espagne me racontait la semaine dernière que le gouvernement à Madrid est prêt à dialoguer, mais je ne l'ai pas encore entendu de la bouche du Premier ministre Mariano Rajoy. Si les deux partis ne peuvent pas dialoguer, il faut une médiation internationale. La Flandre est prête à le faire, même si d'autres instances sont mieux placées."

Le ministre-président flamand est outré par les violences qui ont marqué le référendum. Il regrette aussi que l'Union européenne ne les ait pas encore clairement condamnées.

Le gouvernement flamand ne doit pas prendre position si l'indépendance est proclamée, a souligné Geert Bourgeois sur Radio 4. "La Flandre n'est pas compétente pour reconnaître un état, cela relève du niveau belge".Cependant, la N-VA est également le plus grand parti du gouvernement fédéral. Bourgeois : "Nous devons d'abord attendre le processus. Comme le président Carles Puigdemont temporise et appelle au dialogue, nous ne serons pas confrontés à cette question les premiers jours." Aussi Bourgeois estime-t-il que la question de savoir si l'indépendance catalane vaut une crise gouvernementale n'est pas à l'ordre du jour. Le ministre-président affirme néanmoins clairement que la N-VA défend le droit à l'autodétermination : "C'est contesté, au niveau international on dit que ce n'est pas légitime. Pourtant, la Charte des Nations Unies le stipule dans l'article 55, et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques aussi. La Constitution espagnole l'interdit. Juridiquement, il n'y a donc pas d'issue, je pense qu'il faut une solution politique. Tous les pays devenus indépendants ont dû le faire par leurs propres moyens".Autre situationBourgeois ne cache pas la jalousie de la N-VA à l'égard des Catalans. "Quand on voit à quel point l'adhésion y est large : FC Barcelone et tout le monde sportif, le monde culturel, les syndicats, ils défendent tous la Catalogne. Partout, on voit le drapeau catalan. Les médias se font également l'écho de cette identité fière et de cette conscience. C'est un peuple beaucoup plus fier et je trouve que les Flamands pourraient également être un peu plus fiers de leur identité."Bourgeois écarte l'appel du Mouvement flamand d'organiser un référendum en Flandre. "Les circonstances en Catalogne sont totalement différentes, la N-VA souhaite le confédéralisme. Si on organisait un référendum en Flandre maintenant, on n'obtiendrait pas les chiffres de la Catalogne. Chez nous, il n'y a pas cette adhésion large." Dialogue Pour Bourgeois, il est surtout nécessaire d'amorcer le dialogue entre Madrid et Barcelone. "Mais pour cela il faut être deux, Madrid ne s'est pas encore exprimé sur les presque 900 victimes, alors que le peuple catalan continue à adopter une attitude pacifique et n'utilise pas de violence. L'ambassadrice d'Espagne me racontait la semaine dernière que le gouvernement à Madrid est prêt à dialoguer, mais je ne l'ai pas encore entendu de la bouche du Premier ministre Mariano Rajoy. Si les deux partis ne peuvent pas dialoguer, il faut une médiation internationale. La Flandre est prête à le faire, même si d'autres instances sont mieux placées."Le ministre-président flamand est outré par les violences qui ont marqué le référendum. Il regrette aussi que l'Union européenne ne les ait pas encore clairement condamnées.