Depuis le 16 juillet,"près de 300 grévistes" ont entamé "une grève de la soif". L'organisation Médecins du monde (MDM), une des ONG présente sur placeredoute un décès "à tout moment"

Dans un courrier rendu public, deux rapporteurs spéciaux des Nations unies ont appelé l'exécutif dirigé par Alexander De Croo à prendre des mesures face aux risques de "violation des droits humains" auxquels sont exposés les 150.000 étrangers sans papiers recensés en Belgique.

Et ils ont surtout plaidé pour la délivrance d'un permis de séjour temporaire avec accès au marché du travail pour les 450 sans-papiers. Cela a conduit Paul Magnette et Jean-Marc Nollet, présidents respectifs du Parti socialiste et d'Ecolo-Groen, à interpeller le Premier ministre.

Ils ont menacé de retirer leurs ministres en cas de drame, ce qui signerait la fin de la fragile coalition de sept partis formée notamment avec les libéraux et les chrétiens-démocrates flamands. Pour Jean-Marc Nollet, ce départ relèverait de la "pleine cohérence" entre les propos et les actes.

Invité de Matin Première sur la RTBF, Georges-Louis Bouchez, le président du MR, critique les propos des socialistes :"Il est surréaliste de menacer une démission alors que le gouvernement doit faire face aux conséquences de la crise sanitaire et à celles des inondations. Aujourd'hui, les citoyens attendent de nous du sang froid", a-t-il affirmé tout en reconnaissant la portée du"drame humain"que vivent les grévistes.

Mais pour Bouchez,"la grève de la faim ne peut pas être un outil de négociation. Tout doit être mis en oeuvre pour assurer la santé de ces personnes, mais nous ne pouvons pas accorder des régularisations au cas pas cas, alors que des milliers de personnes ont été écartées par le passé car elles ne remplissaient pas les conditions pour être régularisées".

Depuis le 16 juillet,"près de 300 grévistes" ont entamé "une grève de la soif". L'organisation Médecins du monde (MDM), une des ONG présente sur placeredoute un décès "à tout moment"Dans un courrier rendu public, deux rapporteurs spéciaux des Nations unies ont appelé l'exécutif dirigé par Alexander De Croo à prendre des mesures face aux risques de "violation des droits humains" auxquels sont exposés les 150.000 étrangers sans papiers recensés en Belgique.Et ils ont surtout plaidé pour la délivrance d'un permis de séjour temporaire avec accès au marché du travail pour les 450 sans-papiers. Cela a conduit Paul Magnette et Jean-Marc Nollet, présidents respectifs du Parti socialiste et d'Ecolo-Groen, à interpeller le Premier ministre.Ils ont menacé de retirer leurs ministres en cas de drame, ce qui signerait la fin de la fragile coalition de sept partis formée notamment avec les libéraux et les chrétiens-démocrates flamands. Pour Jean-Marc Nollet, ce départ relèverait de la "pleine cohérence" entre les propos et les actes.Invité de Matin Première sur la RTBF, Georges-Louis Bouchez, le président du MR, critique les propos des socialistes :"Il est surréaliste de menacer une démission alors que le gouvernement doit faire face aux conséquences de la crise sanitaire et à celles des inondations. Aujourd'hui, les citoyens attendent de nous du sang froid", a-t-il affirmé tout en reconnaissant la portée du"drame humain"que vivent les grévistes.Mais pour Bouchez,"la grève de la faim ne peut pas être un outil de négociation. Tout doit être mis en oeuvre pour assurer la santé de ces personnes, mais nous ne pouvons pas accorder des régularisations au cas pas cas, alors que des milliers de personnes ont été écartées par le passé car elles ne remplissaient pas les conditions pour être régularisées".