"J'ai entendu dire Jean-Marc Nollet qu'il se sentait profondément libéral. Puisque ce sont les 175 ans du parti libéral, je lui offre sa cotisation au MR. Il est le bienvenu!" La petite phrase concernant le coprésident d'Ecolo, inévitablement, est de Georges-Louis Bouchez, président du MR, alors que le parti libéral fête son 175e anniversaire ce lundi, toute la journée, depuis une série de discours depuis l'hôtel de Ville de Bruxelles.
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"J'ai entendu dire Jean-Marc Nollet qu'il se sentait profondément libéral. Puisque ce sont les 175 ans du parti libéral, je lui offre sa cotisation au MR. Il est le bienvenu!" La petite phrase concernant le coprésident d'Ecolo, inévitablement, est de Georges-Louis Bouchez, président du MR, alors que le parti libéral fête son 175e anniversaire ce lundi, toute la journée, depuis une série de discours depuis l'hôtel de Ville de Bruxelles.Il faut dire que l'écologiste n'avait pas raté son collègue libéral, samedi, dans des interview accordées au Soir et à Sud Presse. Jean-Marc Nollet revenait sur les récente sorties des libéraux, dans le dossier des signes convictionnels, notamment les critiques émises au sujet de la nomination au fédéral d'une commissaire générale voilée à l'Institut pour l'égalité hommes-femmes. Le MR avait notamment démenti publiquement le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), lorsqu'il affirmait que ledite nomination n'avit pas été contestée au sein de la majorité."C'est jouer avec le feu, c'est un précédent très dangereux, assénait le président vert. C'est mettre le Premier ministre en difficulté face aux nationalistes et aux séparatistes. Alors que toute la logique de la Vivaldi, c'est justement l'inverse, c'est de renforcer les partis flamands qui ont fait le choix d'aller au gouvernement." Tout au long de l'interview, le coprésident d'Ecolo se présentait aussi comme plus libéral que les libéraux dans ce dossier de la neutralité des services publics: les écologistes plaident pour la liberté de choix, tout en se disant ouverts à un compromis sur l'inscription de la neutralité dans la Constitution ou l'interdiction des signes convictionels pour les fonctions d'autorité (une position défendue par le PS). En retour, le président du MR dénonce le "marchandage absolument scandaleux" d'Ecolo qui utilise une décision de justice, concernant la STIB à Bruxelles, pour avancer sur ce dossier en dehors de toute déclaration gouvernementale. Un bras de fer régional bruxellois, qui se prolonge à l'échelon fédéral. Depuis le début de la législature, libéraux et écologistes multiplient les passes d'armes, singulièrement dans la capitale, sur fond de rivalité électorale.Voilà pour la toile de fond. Pour le reste, les libéraux du Nord et du Sud entendent rappeler ce lundi 14 juin qu'ils ont créé voici 175 ans le premier parti européen. En se vantant, bien sûr, de la réussite du projet libéral, par-delà tous les autres. "La philosophie libérale est aujourd'hui la seule philosophie qui ai fonctionné dans l'histoire de l'humanité sur les aspects sociaux, économiques,..., soulignait Georges-Louis Bouchez ce lundi dans un entretien à La Libre. Durant la pandémie, on s'est rendus compte de l'importance de la liberté."Les célébrations se déroulent à l'hôtel de ville de Bruxelles, où fut fondé le parti libéral, le 14 juin 1846, en compagnie des libéraux flamands d'Egbert Lachaert. "Quel honneur d'être à la tête d'une formation politique qui a un tel passé!, souligne le président du MR. La force du projet libéral, c'est qu'il est lié intrinsèquement à ce qu'est l'individu.""Nous défendons la liberté face à tous les extrémistes, qu'ils soient de droite ou de gauche, insiste encore le président du MR. Les droits fondamentaux ne s'appliquent pas à la carte mais à tout le monde." Ou encore: "L'égalité est essentielle car elle permet d'accéder à sa véritable liberté . Mais elle n'est pas au dessus des autres libertés : d'entreprendre, de choisir sa vie, de s'exprimer."