Est-ce une main tendue à la N-VA après les propos peu amènes de Bart de Wever, son président, selon lequel "plus personne ne veut du MR"? Ou est-ce une provocation pour la défier en réaffirmant une nouvelle fois l'unité libérale? Ce mardi, le président libéral Georges-Louis Bouchez a posté sur Twitter son premier message en néerlandais.
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Est-ce une main tendue à la N-VA après les propos peu amènes de Bart de Wever, son président, selon lequel "plus personne ne veut du MR"? Ou est-ce une provocation pour la défier en réaffirmant une nouvelle fois l'unité libérale? Ce mardi, le président libéral Georges-Louis Bouchez a posté sur Twitter son premier message en néerlandais."On n'oublie jamais sa première fois, préface-t-il. message en néerlandais. Avec des sous-titres pour être sûr." Le Montois échappait jusqu'ici aux micros l'interrogeant en néerlandais (ou alors il répondait en français). Cette fois, il lit visiblement un texte préparé à l'avance, son accent est un peu "français", mais l'effort est notable.Sur le fond, il souligne que "le MR est un partenaire loyal et stable dans le gouvernement fédéral depuis plus de vingt ans". "Depuis des années, prolonge-t-il, nous travaillons avec tous les partis démocratiques: de gauche à droite en passant par le centre. Il est temps d'avoir un gouvernement fort. Avec une majorité au parlement." Il précise: "Jusqu'à la fin de la législature." Une allusion aux informations selon lesquelles le duo de missionnaires royaux pourrait envisager un gouvernement "de courte durée" jusqu'en 2023. Ce gouvernement devrait combattre à bras-le-corps les conséquences de la crise du coronavirus, sur le plan économique et social."Nous sommes prêts, avec l'Open VLD", conclut-il en rappellant le lien qui unit son parti à son homologue flamand." A la lecture du message de GLB, l'ancien N-VA et constitutionnaliste Hendrik Vuye a ironisé: il s'agit d'"une des plus grandes victoires du mouvement flamand". Aux rires de GLB en réponse à ce message, son homologue libéral flamand, Egbert lachaert, a ajouté: "Et une unité jamais vue des libéraux".La formation d'un gouvernement fédéral majoritaire se trouve dans une phase cruciale. Le duo de missionnaires royaux, Bart De Wever (N-VA) et Paul Magnette (PS) doit revoir une nouvelle fois les écologistes mercredi, puis peut-être les libéraux, afin d'élargir le "club des cinq" prêt à s'engager: N-VA, PS, SP.A, CD&V et CDH. Prochain rapport au roi le 17 août.Maxime Prévot, président du CDH, met toutefois les choses au point en précisant... que l'on ne serait pas très loin. "La bulle des 5, ce n'est pas 5 partis qui ont marqué un quelconque accord sur un texte. A cet instant, nous n'avons toujours pas reçu la moindre note du duo de préformateurs. Nous n'avons donc encore rien pu négocier ni même valider.""La 'bulle des 5', poursuit-il, c'est uniquement 5 partis qui, face à l'ampleur de la crise, ont accepté de prendre leurs responsabilités et d'entamer un dialogue pour à terme débuter sur de vraies négociations dès que nous aurons une majorité parlementaire qui accepte d'aller de l'avant."Enfin: "Lorsque la note du duo nous fut exposée oralement et dans les grandes lignes, le CDH a fait connaître ses propositions, réserves et objections. Évitons donc des assimilations hâtives en donnant l'impression que nous avons déjà validé quelconque contenu, y compris institutionnel."Le message est clair à l'encontre de la N-VA et du PS: le document de départ des nationalistes flamands et des socialistes francophones doit encore être négocié et amendé. C'est, aussi, une ouverture faite aux écologistes et/ou aux libéraux.Selon Le Soir, le duo De Wever- Magnette présentera bel et bien une note amendée pour tenter de séduire les verts.Il leur reste une semaine et... rien n'est fait.