"Voulons-nous être belliqueux ou fraternels? Voulons-nous ouvrir la porte à ceux qui fuient la guerre et la misère? En fin de compte, quelle République voulons-nous?", a-t-il martelé sous les applaudissements des 3.000 personnes réunies dans la salle de la Madeleine et une salle annexe, en plein coeur de la capitale belge.

Devant ce public acquis à sa cause, agitant de nombreux drapeaux européens, Benoît Hamon s'est d'emblée réjoui des "convergences" entre son programme et celui du PS belge, dont le président, Elio Di Rupo, avait pris la parole en début de soirée. "Il est important de voir que nos projets convergent, au-delà de la légalisation du cannabis", a-t-il plaisanté avant de rendre hommage à Henri Emmanuelli, l'ancien ténor du PS français décédé la nuit passée. "C'était un homme qui comptait beaucoup pour moi et qui avait cette qualité rare à l'heure actuelle, celle de savoir passer le témoin. Il me manque et il nous manquera", a-t-il dit visiblement ému.

L'émotion était tout aussi palpable quand Benoît Hamon a appelé à une minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Bruxelles et d'ailleurs "qui sont tombés sous les coups de barbares".

Le candidat a ensuite déroulé son programme, évoquant tour à tour la laïcité - "cette condition du vivre ensemble" -, l'établissement d'un visa humanitaire, l'environnement, les retraites, l'éducation ou encore le revenu universel, l'une de ses mesures phares qui concernera dans un premier temps 19 millions de Français.

La victoire de Benoît Hamon sera "celle du coeur et des idées neuves"

La victoire de Benoît Hamon, candidat socialiste à l'élection présidentielle française, sera celle "du coeur, des idées neuves et du magnifique idéal socialiste", a martelé devant une salle comble le président du PS belge, Elio Di Rupo, en ouverture d'un meeting du socialiste français à Bruxelles.

"Je suis venu exprimer mon soutien à Benoît Hamon. Un soutien fraternel mais aussi vigoureux et déterminé", a d'emblée affirmé Elio Di Rupo en évoquant la légitimité du candidat PS, qui est sorti vainqueur des primaires organisées par la gauche française, mais aussi son programme "de rupture". "Une rupture franche avec l'austérité qui nous est imposée un peu partout en Europe", a souligné M. Di Rupo, selon qui le programme de Benoît Hamon "concrétise un socialisme de l'espoir, qui a le mérite d'ouvrir des perspectives à toute une population et en particulier aux jeunes".

"Benoît est du côté de la gauche qui assume ses responsabilités, une gauche de progrès effectifs et concrets, réalisables ici et maintenant". Ce qu'il propose est "très différent des incantations de la gauche dite radicale", a poursuivi le président du PS pour qui "il est essentiel" d'opposer une "alternative sérieuse" aux populistes tant d'extrême droite que d'extrême gauche.

"Nos visions de l'avenir de l'Europe sont proches", a encore souligné Elio Di Rupo en appelant à "briser le carcan des règles budgétaires européennes" tout en développant une "convergence fiscale entre les 27 pays membres, une stratégie fiscale et un vaste plan d'investissements pour soutenir notamment la transition écologique du continent".

Sur l'Europe toujours, "il faut un salaire minimum européen et il est urgent de modifier en profondeur la gouvernance de la zone euro, une zone qui doit être consolidée et dont le contrôle démocratique des décisions doit être renforcé", a ajouté M. Di Rupo.

Selon ce dernier, les socialistes français et belges partagent également un idéal de société. "Nous voulons élargir le champ du possible, accorder des droits supplémentaires aux gens sans nuire à personne", a ainsi dit le président du PS belge. "Cher Benoît, tu portes aujourd'hui l'espoir du changement. L'espoir d'une politique régénérée, plus à gauche, plus généreuse, plus combative face à toutes les injustices. Je mesure la difficulté de la tâche, mais nous te soutenons de tout notre coeur et nous t'encourageons de toutes nos forces", a conclu Elio Di Rupo.

Crédité de 12% des intentions de vote dans les derniers sondages, Benoît Hamon a passé la journée de mardi à Bruxelles où il a notamment rencontré Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne. Mardi soir, il doit tenir un meeting dans la salle de la Madeleine, dans le centre de la capitale.

"Voulons-nous être belliqueux ou fraternels? Voulons-nous ouvrir la porte à ceux qui fuient la guerre et la misère? En fin de compte, quelle République voulons-nous?", a-t-il martelé sous les applaudissements des 3.000 personnes réunies dans la salle de la Madeleine et une salle annexe, en plein coeur de la capitale belge.Devant ce public acquis à sa cause, agitant de nombreux drapeaux européens, Benoît Hamon s'est d'emblée réjoui des "convergences" entre son programme et celui du PS belge, dont le président, Elio Di Rupo, avait pris la parole en début de soirée. "Il est important de voir que nos projets convergent, au-delà de la légalisation du cannabis", a-t-il plaisanté avant de rendre hommage à Henri Emmanuelli, l'ancien ténor du PS français décédé la nuit passée. "C'était un homme qui comptait beaucoup pour moi et qui avait cette qualité rare à l'heure actuelle, celle de savoir passer le témoin. Il me manque et il nous manquera", a-t-il dit visiblement ému.L'émotion était tout aussi palpable quand Benoît Hamon a appelé à une minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Bruxelles et d'ailleurs "qui sont tombés sous les coups de barbares".Le candidat a ensuite déroulé son programme, évoquant tour à tour la laïcité - "cette condition du vivre ensemble" -, l'établissement d'un visa humanitaire, l'environnement, les retraites, l'éducation ou encore le revenu universel, l'une de ses mesures phares qui concernera dans un premier temps 19 millions de Français.La victoire de Benoît Hamon, candidat socialiste à l'élection présidentielle française, sera celle "du coeur, des idées neuves et du magnifique idéal socialiste", a martelé devant une salle comble le président du PS belge, Elio Di Rupo, en ouverture d'un meeting du socialiste français à Bruxelles."Je suis venu exprimer mon soutien à Benoît Hamon. Un soutien fraternel mais aussi vigoureux et déterminé", a d'emblée affirmé Elio Di Rupo en évoquant la légitimité du candidat PS, qui est sorti vainqueur des primaires organisées par la gauche française, mais aussi son programme "de rupture". "Une rupture franche avec l'austérité qui nous est imposée un peu partout en Europe", a souligné M. Di Rupo, selon qui le programme de Benoît Hamon "concrétise un socialisme de l'espoir, qui a le mérite d'ouvrir des perspectives à toute une population et en particulier aux jeunes". "Benoît est du côté de la gauche qui assume ses responsabilités, une gauche de progrès effectifs et concrets, réalisables ici et maintenant". Ce qu'il propose est "très différent des incantations de la gauche dite radicale", a poursuivi le président du PS pour qui "il est essentiel" d'opposer une "alternative sérieuse" aux populistes tant d'extrême droite que d'extrême gauche."Nos visions de l'avenir de l'Europe sont proches", a encore souligné Elio Di Rupo en appelant à "briser le carcan des règles budgétaires européennes" tout en développant une "convergence fiscale entre les 27 pays membres, une stratégie fiscale et un vaste plan d'investissements pour soutenir notamment la transition écologique du continent".Sur l'Europe toujours, "il faut un salaire minimum européen et il est urgent de modifier en profondeur la gouvernance de la zone euro, une zone qui doit être consolidée et dont le contrôle démocratique des décisions doit être renforcé", a ajouté M. Di Rupo.Selon ce dernier, les socialistes français et belges partagent également un idéal de société. "Nous voulons élargir le champ du possible, accorder des droits supplémentaires aux gens sans nuire à personne", a ainsi dit le président du PS belge. "Cher Benoît, tu portes aujourd'hui l'espoir du changement. L'espoir d'une politique régénérée, plus à gauche, plus généreuse, plus combative face à toutes les injustices. Je mesure la difficulté de la tâche, mais nous te soutenons de tout notre coeur et nous t'encourageons de toutes nos forces", a conclu Elio Di Rupo.Crédité de 12% des intentions de vote dans les derniers sondages, Benoît Hamon a passé la journée de mardi à Bruxelles où il a notamment rencontré Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne. Mardi soir, il doit tenir un meeting dans la salle de la Madeleine, dans le centre de la capitale.