On avait espéré pouvoir écrire que décidément, pour l'équipe Belgique, c'était le carton plein. Que Romelu, Eden et Kevin nous avaient ouvert grand les portes de la demi, voire de la finale de l'Euro 2020. Qu'on était fin prêts à aborder les transhumances et les festivités de l'été, insouciants. Qu'on allait pouvoir relancer l'économie, forts d'un plan validé par l'Europe. Bref, une Belgique championne toutes catégories.
...

On avait espéré pouvoir écrire que décidément, pour l'équipe Belgique, c'était le carton plein. Que Romelu, Eden et Kevin nous avaient ouvert grand les portes de la demi, voire de la finale de l'Euro 2020. Qu'on était fin prêts à aborder les transhumances et les festivités de l'été, insouciants. Qu'on allait pouvoir relancer l'économie, forts d'un plan validé par l'Europe. Bref, une Belgique championne toutes catégories. Pour le premier point, on ne refera pas le match, on se contentera d'afficher notre fair-play et de penser dès à présent au Mondial 2022. Quand au dernier point, c'est maillot jaune pour la team Dermine puisque la Belgique est bel et bien dans le peloton de tête des pays qui ont satisfait le plus vite aux prescrits européens. Reste la stratégie vaccinale. Politiquement parlant, le bilan s'avère plutôt positif. Partie avec une longueur de retard - le temps d'installer un gouvernement à la tête du pays -, l'équipe De Croo a réussi à combler la distance. Sur le plan sanitaire, en revanche, c'est la course d'obstacles. Avec à franchir un variant Delta, des mouvements de foule liés à l'Euro et aux départs en vacances, une liberté retrouvée. L' épreuve s'annonce compliquée. Certains indicateurs ne plaident pas en notre faveur. Le nombre de contaminations est reparti à la hausse. En cause, tant le nombre de cas positifs supplémentaires détectés par un testing accru en vue des voyages que la contagiosité du variant Delta désormais majoritaire. A ce stade, pas de quoi de quoi faire paniquer les experts qui invitent à la vigilance et attendent néanmoins une quatrième vague après l'été. Pour éviter cette nouvelle vague, c'est aujourd'hui, pas demain ni après-demain, qu'il faut vaincre les dernières réticences vaccinales. Car on ne l'emportera que si tous les membres de l'équipe se jettent dans la bataille. A cet égard, les réticences à la vaccination du personnel soignant sont trop nombreuses, au point que certaines voix s'élèvent en Belgique et ailleurs pour la leur imposer. Ce n'est pour l'instant pas la voie suivie par le monde politique, qui préfère toujours la solution persuasion. Pour autant cette réticence ne manque pas d'étonner tant ce personnel, pourtant familier du monde médical, fut aux premières loges pour constater les dégâts de ce virus. Les convaincre, comme les indécis ou les plus jeunes, semble difficile. Mais néanmoins indispensable pour ne pas trébucher dans la dernière ligne droite. Et que la Belgique empoche la victoire. Une médaille en or.