"Nous protestons contre la récupération politique de la Pride, contre le manque d'action politique et l'incertitude dans laquelle vivent encore les personnes LGBTQIA + ainsi que les travailleurs du sexe", ont expliqué les militants. "La Belgian Pride est devenue une organisation commerciale et politique. Les politiciens viennent prendre une place qui n'est pas la leur, à la recherche de votes et monopolisent un évènement qui faisait partie à l'origine de la lutte, de la résistance et de la révolution du LGBTQIA +. Le 'pinkwashing' amène le flou sur le but du défilé et le réduit à un carnaval."

La police a sorti le groupe du défilé à la hauteur de la rue Ravenstein et l'a repoussé hors du défilé. Les activistes doivent actuellement attendre que le défilé passe.

Le char Ecolo n'a pas bénéficié d'un bon accueil de la part des manifestants, le char Ecolo a fait un geste d'appui vers les militants, et tous les autres chars politiques ont été accueilli sous les huées par les membres de l'association. Ce fut en particulier le cas du camion N-VA, qui fut bombardé de bouteilles d'eau et de ballons d'eau. Le char du PS a également attiré les foudres des militants. C'est ce moment-là que la police a dû utiliser des gaz lacrymogènes et a encore fait reculer les membres de l'association.

Une fois le défilé terminé, la police a fait quitter les activistes un à un, après vérification de leur identité. Les personnes qui avaient souffert des gaz lacrymogènes ont reçu, de la part de la police, du sérum physiologique pour se nettoyer les yeux et le visage.