Cette possibilité a été évoquée ce vendredi. Elle ne surprendrait pas le politologue Dave Sinardet. "De Wever ne prendra pas d'engagement avant que, en coulisses, il existe une base solide", a-t-il estimé.

En Flandre, c'est la coalition suédoise qui semble tenir la corde, le Vlaams Belang, Groen et le sp.a n'ayant plus eu de contact avec le président de la N-VA depuis plusieurs jours.

"Malgré ses inconvénients, on dirait que l'on se dirige vers une prolongation de la suédoise. Ce sera une coalition de perdants, avec en outre des tensions entre la N-VA et le CD&V. Elle posera également un problème au niveau fédéral, où le sp.a aurait pu être un lien important avec le PS", a expliqué Dave Sinardet.

Selon le politologue, la N-VA ne présentera par ailleurs ses partenaires qu'au moment où les contours de l'accord de gouvernement seront clairement définis. Un texte qui pourra parallèlement être rendu public. Ou pas... "L'important, c'est que ce texte existe. La coalition précédente a eu une mauvaise expérience avec un accord qui n'était pas suffisamment abouti."

La longueur des négociations s'explique également par les inconvénients des différentes coalitions possibles, a enfin souligné Dave Sinardet en pointant également les dissensions internes à la N-VA.